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En route

19 Août 2013 , Rédigé par Maître Zit Publié dans #Deuxième Acte

tous droits réservés (on ne sait jamais...)
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Avant l’aube, selon l‘idée d’Ayu-Kulak, le camp se prépare à partir. Les yourtes sont démontées, les troupeaux rassemblés, les attelages fixés. Avant que le vcalme en revienne, vous partez avec vos protégés, vos chevaux (dont au moins un de remonte chacun), 3 chameaux pour transporter une yourte : votre route ne sera pas propice aux chariots. Gara-gan et Kenjeke vont aussi à cheval. Yiran vous conseille de partir d’abord comme les autres vers le Nord avant de bifurquer : leurs traces seront recouvertes et les pisteurs n’auront pas forcément le nez par terre tout le temps et manqueront peut-être votre bifurcation.

Vos parents et vos frères et sœurs vous souhaitent bonne route, vos mères laissent couler qui une larme, qui un soupir et, dans le froid encore mordant des matins printaniers de l’Altai vous vous mettez en route avant le lever du soleil. Yiran fait une libation à Tengri et vous prodigue ses derniers conseils.

« Vous devriez être en sécurité chez les Ashina. Tissez avec eux de bonnes relations. Faites-en des alliés, le poids du Khan est toujours considérable, même si la désignation de notre Bek se fera parmi les Ashite. Ils ont des chamans sages qui pourront vous aider de leurs conseils. Respectez les esprits, soyez dignes de vos ancêtres et remettez-vous en à Tengri. Allez, et que le vent des Steppes vous guide »

Vous lancez un dernier regard vers l’Ail qui vite disparaît derrière la première colline. Vous vous dirigez vers l’ouest : le chemin habituel passe par le sud-est et contourne les cols, mais il est proche de l’ulus de Tchoyun et est probablement surveillé. Alors vous devrez passer les collines Corbeau, passer le col du Griffon, redescendre au sud vers la plaine Émeraude à travers la forêt de l’Eau-Pure, le long d’un grand lac, puis remonter les monts vers le col de l’Arbre-de-Pierre et enfin traverser le défilé Jaune qui débouche sur la vaste steppe où nomadise le clan Ashina. Vous en aurez pour au moins 7 jours.

Pensifs, vous vous laissez bercer par le lent pas de vos bêtes. [suggestions] Jebe-Tsenkher pense avec tristesse à son clan perdu et à la manière dont il pourrait renforcer sa position dans celui de Yiran et comment éviter les coups dans le futur, Arslan se concentre sur le chemin qu’il connaît et enregistre les détails du paysage, Geche-Yüz se souvient de ses combats face aux Tölöchs ou aux Wei aux côtés des Ashinas et de la meilleure manière de protéger Kenjeke et Gara-Gan, Ayu-Kulak se demande si Temir le chaman ne rêve pas avec ses idées irréalistes de récupérer un Tug perdu depuis des lustres et dont il ne sait pas du tout où il pourrait se trouver.

Questions :

  • Le guerrier que vous avez fait prisonnier la veille (et qui est resté avec Yiran) possédait une armure de cuir et des armes : voulez-vous les récupérer ou préférez-vous lui laisser tous ses biens ?
  • Si vous faites des rencontres, quelle sera votre attitude ? Demandez-vous le gîte chez d’éventuelles familles ou clan que vous rencontriez ?
  • Avez-vous d’autres remarques ? Avez-vous pris des dispositions avant votre départ ou encore discuté quelques points ? Avez-vous une organisation particulière de votre équipage ?

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Maître Zit 18/09/2013 20:35

Vous laissez Jebe-Tsenkher à son poste d’observation et vous engagez dans les gorges. Vous essayez de repérer des endroits propices à une bonne embuscade ou à une barricade, mais s’il est possible de montere des barricades, vous en trouvez aucune position qui vous donnerait un avantage considérable : ou bien les parois sont trop abruptes pour y grimper, là où les gorges tournent le terrain est large, là où elles sont plus étroites on pourrait vous flécher de loin, le sol est ou trop meuble, ou trop rapidement sur une couche de roche dure, il n’y a pas d’arbre pour boucher le passage.... Vous pouvez quand-même trouver des passages de largeur variable, barricadables avec les bâts deux ou trois hommes de front, ou plus large si vous le désirez. Mais vous n'êtes pas encore très en avant dans les gorges, plus loin peut-être...

Ayu-Kulak 18/09/2013 22:06

Ouais, le meilleur endroit ce serait un passage étroit où seuls deux hommes pourraient passer de front. En surveillant que ce passage ne puisse être contourné par des personnes qui monteraient simplement sur les côtés...

Maître Zit 16/09/2013 21:54

Il n’y effectivement pas grand-chose à sacrifier aux esprits, sauf à vous passer d’une de vos bêtes, mais vous pouvez toujours faire des libations. [Celui qui a la meilleure allégeance s’en charge : un jet facile réussi vous accordera l’aide des esprits. Je vous tairai le résultat du dé.]
Vous repartez le lendemain aux premières lueurs du jour, aussi vite que vous le pouvez. Vous mangerez en selle, surveillant vos arrières en permanence.
Le sentier est très caillouteux. Après la forêt et la petite prairie, le paysage vous semble très sec. Vous passez entre des formations étranges, comme une forêt de piliers de pierre formés par l’érosion, avant de retrouver un paysage de montagne aride plus classique. Le chemin est souvent difficile, mais parfois suffisamment large et plat pour se mettre au trot, voire pour faire un galop, ce qui ne vous arrange pas car des cavaliers sont plus rapides que des chameaux. Lors du bivouac, une position plus facilement défendable est trouvée, un peu en surplomb du sentier. Vous ne voyez pas de feu, mais vu le chemin tortueux, cela ne veut pas dire grand’ chose. Le lendemain, vous continuez à descendre, slalomant entre les oueds à peine remplis par la première fonte des maigres neiges de l’hiver. Le temps est redevenu assez beau, la végétation quasiment inexistante, à peine si quelques broussailles s’accrochent de-ci, de-là à une paroi. Enfin, en fin de matinée, vous apercevez l’entrée des Gorges Jaunes. Elles portent bien leur nom, les roches qui les enserrent sont jaunes, barrées de couches géologiques ocres. Au sol se sont accumulés des millénaires d’érosion, offrant aux bêtes un confortable tapis sablonneux, parfois encombré de pierres ou de rochers tombés des parois. Le chemin devient pratiquement plat. Vous savez qu’elles peuvent être assez large pour que vous passiez de front, ou se resserrer jusqu’à autoriser deux cavaliers serrés de front. Elles montent à des dizaines de mètres de haut, parfois même au-delà de cent mètres.
Jebe-Tsenkher peut trouver une position un peu élevée devant l’entrée pour observer les montagnes et le sentier qui descend. Geche-Yüz corrige la position de Jebe-Tsenkher, trop exposée à son goût. Son cheval est sellé, prêt à partir un peu plus loin dans les gorges, bien caché. Alors que tout le monde se prépare à partir, Gara-Gan intervient : « Jebe-Tsenkher, tu vas rester seul ? Prends ceci alors » et il fouille dans sa besace pour en sortir une pièce de tissu soigneusement pliée. C’est une chemise en soie que l’on porte sous son armure et permet de retirer les flèches plus facilement, un vêtement que portent les nobles et les guerriers ayant atteint un certain statut. « Elle était à mon père mais elle est encore trop grande pour moi. Je te la prête. » Il sourit et rajoute « moi, je te donne une tunique de soie, alors que toi, tu m’as emmené habillé des ardes d’un bouvier quand tu m’as emmené dans votre ail, ah ah ah ».
Et tout le monde repart à vive allure, alors que Jebe-Tsenkher enfile la tunique de Bek-Toro.

[La suite dans un prochain post car celui-ci est un peu long. Vous pouvez cependant continuer ici à discuter de votre préparation ou si vous avez des questions]

Jebe Tsenkher 17/09/2013 16:58

[nardin mouk d'alertes qui marchent pas : je me suis abonné 2 fois mais je ne reçois aucun message m'alertant des nouveaux commentaires]

En ce qui me concerne, je suis calme et attentif afin de scruter l'arriver de nos supposés poursuivants. S'il s'avère qu'il s'agit d'ennemis je file ventre à terre rejoindre le groupe ou je leur balance des caillasses dans la poire (et quelques flèches) ?

Maître Zit 17/09/2013 08:46

Donnez-moi des idées d'"opportunités", je vous dirai si vous les trouvez (jet de chance). Il y aurait déjà des rochers à balancer (donc un coin escaladable -ce n'est pas votre fort- + avec des gadins). Autre chose ?

Maître Zit 10/09/2013 23:22

Le sanglier faisande doucement, mais ses boyaux ont déjà été nettoyés dans la forêt et remplis de sang, et la graisse qui les entoure peut être consommée immédiatement. Vous pouvez commencer à faire bouillir les boudins pour demain. Les yeux et les abats constitueront aussi un mets de choix pour ce soir. Le feu vous réchauffe bien, mais il faudra bien le laisser lentement s’éteindre. Gara-Gan est joyeux, fier même de faire partie de cette équipée excitante, et écoute avec amusement les prises de bec de Kenjeke et Ayu-Kulak. Geche-Yüz qui a toujours bon appétit se goinfre de foie. Puis il se lève et s’éloigne hors de vue pour « aller faire boire son cheval », façon délicate de dire qu’il va faire ses besoins.

Il se cache derrière ders rochers à l’écart. La lumière du feu ne lui parvient plus, il se retrouve dans une obscurité presque totale rassurante. Il baisse son pantalon, s’accroupit, et commence à rêvasser en faisant ce qu’il a à faire. S’il faisait jour, il pourrait voir en bas la forêt qu’il a quittée ce matin. Sans les nuages, il pourrait aussi voir les étoiles et la lune, mais celles-ci sont invisibles, quel dommage. Un oiseau de nuit appelle en contrebas, Geche-Yüz essaie par jeu de le distinguer dans les profondes ténèbres, mais ne parvient à discerner qu’une étoile. Elle est bien basse cette étoile, elle se trouve là où il devrait y avoir la montagne de la passe du Griffon que vous avez franchie la veille. Elle scintille beaucoup et sa lumière est orangée. Voilà une drôle d’étoile. Geche-Yüz plisse les yeux pour essayer de mieux voir : mais par tous les ancêtres, ne serait-ce pas plutôt un feu, là-bas, de l’autre côté de la vallée ?

Ayu-Kulak 16/09/2013 21:25

[ouaye, j'ai pensé aussi à abandonner les chameaux et les yourtes. Mais nos persos sont des nomades éleveurs, c'est comme s'ils abandonnaient leur machine agricole/voiture et leur maison. Je pense qu'ils préfèreraient tuer des gens que d'abandonner une partie de leur troupeaux.]

S'ils s'avèrent que c'est des poursuivants, on serait quand même dans la position de leur tendre une embuscade, voir des pièges, du genre faire s'écrouler les pierres depuis la hauteur de la gorge, créer un fossé où les chevaux se fouleraient la cheville, etc. Ouvrons l'oeil à toute opportunité.

Maître Zit 16/09/2013 12:57

Voilà un chef, il prend des décisions ! OK, c'est parti.Tous sont de bons cavaliers, Gara-Gan a même gagné des courses quand il était plus jeune : ce sont les enfants qui montent les chevaux de course car ils sont plus légers.

Ayu-Kulak 16/09/2013 08:48

Bon j'ai pris ma décision : on va passer par les gorges.

D'abord: on fait une libation aux esprits et à Tengri pour qu'ils ralentissent ceux qui nous suivent; un sacrifice si on a les moyens.

Ensuite, on descend la montagne à un rythme soutenu, mais prudent; il serait dommage que la montagne tue plus que Tchoyun!

Une fois dans les gorges, Djebe-Tschenker restera en arrière pour reconnaître nos suivants. Il ne risque plus de se perdre!

Si on en vient à faire une barricade ou un campement fortifié, on fera deux groupes : les cavaliers avec Kenjeke et Garan-Gar rejoindront les Ashina et les rameuteront, les chameaux avec des bons combattants dont moi pour tenir en les attendant.

ma 15/09/2013 11:40

Il n'y a qu'un seul chemin connu, de vous en tout cas. Si vous le quittez, vos bêtes risquent d'y rester, ou simplement de ne pas pouvoir suivre, sans compter le risque de se perdre et les dangers de la montagne. Les trois solutions précédentes sont pour l'instant les plus raisonnables, mais vous êtes libre de faire ce que vous voulez.

L’aide des esprits n’est pas non plus illimitée : si vous en voulez plus, il vous faudrait faire quelque prière ou libation, voire un sacrifice pour être surs.

Ayu-Kulak 15/09/2013 09:13

Vu le comportement de l'oiseau (attendant que Geche-Yüz le rattrape, etc.), il ne fait pas de doute que c'était l'esprit de l'oboo. Il est sans doute de notre côté, et peut-être ralentira-t-il les autres lors de la traversée de la forêt.

Il serait dommage de ne pas mettre à profit notre avance, mais je n'aime pas l'idée d'être rattrapé dans les gorges ou les plaines. J'aime bien l'idée des poursuivants ne trouvant plus de traces et devant revenir en arrière ou abandonner. Pourrait-on descendre de la montagne par un autre endroit que les gorges, quitte à faire un détour?

Maître Zit 14/09/2013 19:26

La montagne est pelée comme le plat de ma main. Il y a juste une petite prairie où vous êtes en ce moment. Après, ca devient très aride. Il reste quelques plaques de neige mais plus haut, hors du sentier.
Le sentier, vous le savez, est parfois raide : même à cheval, on en va pas vite. Il y a peu de possibilités de le quitter sans risque. Si ceux qui font du feu sont des poursuivants, ils ne pourront probablement pas vous rattraper avant après-demain, alors qu'ils seraient sur vous plus vite dans la steppe platte : vous avez une chance sérieuse d'arriver aux gorges avant eux. Après, c'est la steppe des Ashina. Pour une barricade, c'est le mieux, mais vous ne pourrez pas vous cacher.
Avant les gorges, vous pourrez vraisemblablement trouver un endroit où vous écarter et vous mettre à l'abri derrière quelque rocher pour les laisser passer, mais l'accès à la cachette pourrait être difficile. Il faudra bien effacer vos traces. Si vous êtes découverts, il n'y aura probablement pas de fuite possible, mais un assaut serait aussi compliqué.
Pour la forêt, eux aussi ils descendent (ils sont sur la montagne en face, de l'autre côté de la vallée), mais vous pouvez y arriver avant qu'ils n'en sortent. Il y a peu de chances qu'ils vous voient, mais ce n'est pas impossible, car les chameaux sont de gros animaux. Ca va dépendre de la météo aussi. Si l'esprit vous aidera, vous ne sauriez l'assurer - vos connaissances de la religion sont trop faibles-, bien que ce ne soit pas impossible. Peut-être que l'oiseau qui a attiré le regard de Geche-Yüz fut-il même envoyé par l'esprit de l'oboo ? Et que les nuages qui ont obscurci la nuit pour mieux voir les feux ne sont pas un hasard ? Patte-de-Sanglier pense que les esprits devraient vous aider, à moins qu'il n'y ait parmi les poursuivants un chaman qui se les serait conciliés.

Bien entendu, si ce sont des poursuivants, il arrivera bien un moment où ils se rendront compte qu'il n'y a plus de traces.

Ayu-Kulak 14/09/2013 11:42

"Je ne veux pas laisser derrière nous deux guerriers qui auraient du mal à nous retrouver. Et derrière les cols, il y a la steppe; ce n'est pas une frontière avec des murs; nous risquons de nous faire attaquer même si les Ashinas s'y déplacent.

Je propose que l'on quitte le chemin, couvre nos traces, que l'on se cache - dans un endroit bien défendable oui Djebe-Tsenkher - et qu'on les laisse passer. A ce moment, Djebe-Tsenkher pourra reconnaître qui ils sont. Mon instinct me dit que s'ils étaient des poursuivants, ils auraient été plus discrets et auraient au moins dissimulé leur feu.

Au fait, on dissimule notre propre feu.
[Bon, là il nous faut des détails sur l'environnement. C'est la montagne et il y a de la neige et des prairies, pas très discrets? On pourrait faire une grosse ruse, faire demi-tour et redescendre se cacher dans la forêt; il y a de la brume et l'esprit de la forêt est avec nous (et en plus on irait plus vite en redescendant). Question; est-ce qu'ils nous verraient descendre vers la vallée? Peut-être pas s'ils sont eux-même dans la forêt.]

Djebe-Tsenkher 13/09/2013 17:16

Bon le choix est simple :
1. on laisse 2 d'entre nous en arrière (Djebe-Tsenkher + 1 qui connait bien la région) et les autres filent au plus vite.
2. on part tous ensemble en s'attendant à combattre à un moment ou un autre avant les gorges jaunes.
Dans tous les cas il faudra prendre soin d'effacer le plus de traces possible, de brouiller les pistes.
Enfin si la 2e solution est choisie par notre chef, pourquoi ne pas nous retrancher sur un bonne position défensive d'ici aux gorges pendant que le plus rapide d'entre nous part chercher de l'aide chez nos alliés.

Arslan 13/09/2013 14:42

Ou alors on accélère le rythme. Ça peut aussi être une solution.

Maître Zit 13/09/2013 12:31

À vous de voir. Vous êtes 4 + un enfant et 2 femmes.

Maître Zit 08/09/2013 15:17

D’habitude, vous n’avez pas de chaudron : pour cuire les bêtes, vous faites chauffer des pierres dans un feu, puis vous ouvrez la bête, y mettez les pierres brûlantes avec des herbes et refermez le tout. La viande cuit à l’étouffée de l’intérieur. On peut compléter si la viande est grosse ou les pierres pas assez chaudes en reposant le tout sur les braises, mais s’il y a des loups, l’odeur de la grillade risque de les attirer de loin.
Comme vous transportez tout un barda, vous avez une petite marmite, mais pas un chaudron. Cependant la viande fraîchement tuée est très coriace : il est nécessaire de la laisser faisander quelques jours, sinon c’est de la carne immangeable. Nous sommes au Printemps, il n’y a pas encore trop de mouches et l’air est frais : d’ici votre arrivés dans 3 jours, la viande devrait commencer à être mangeable. Vous disposerez donc le corps sur un des chameaux ou un de vos chevaux de remonte.
La nuit se passe sans incident. Le matin, après avoir mangé du fromage, vous reprenez votre chemin dans les brumes matinales qui enveloppent les arbres d’un voile laiteux. La progression est plus facile que la veille, le sol est moins meuble, les branches ne vous gênent pas plus que dans une forêt normale. L’eau du ruisseau est fraîche et revigorante, les premières pousses d’ail sauvage embaument l’air –vous en cueillez volontiers quelques pieds pour grignoter en chemin. Vos bêtes se régalent des premiers bourgeons des broussailles et la forêt offre du bois que les femmes ramassent pour le feu du soir. Le terrain commence peu à peu à remonter et en fin de matinée, vous sortez enfin de l’autre côté de la forêt. Il vous faut maintenant entamer l’ascension de la face sud de la vallée. Il fait gris, un léger crachin passager vous irrite durant une heure avant de cesser. Il vous semble que l’esprit de l’oboo est bienveillant à votre égard, car aucun incident n’émaille cette journée. Enfin, fourbus, vous arrivez en haut de la montagne sur un petit plateau abrité des vents par les sommets qui l’entourent et dont les plaques de neige rappellent l’hiver passé. L’herbe y pousse drue au Printemps, et déjà vos chevaux pourront se régaler des fleurs qui parsèment la prairie de points chatoyants. Voilà un bon endroit pour camper, au bord duquel vous pourrez admirer la vallée et la forêt que vous avez quittée ce matin.
Vous entravez les chevaux et les femmes préparent le feu avec le bois qu’elles ont pu ramasser dans la forêt : vous commenciez à être à court de bouses sèches.

[Je vous laisse un peu de temps pour du role-play si vous voulez, puis je reprends lundi ou mardi. n'hésitez pas à faire un point entre vous sur ce que vous comptez faire une fais chez les Ashina, ou simplement à discuter autour du feu : c'est le moment de développer vos persos auprès des autres joueurs afin qu'ils sachent ce que chacun peut apporter au groupe]

Kenjeke 10/09/2013 23:17

(ironique) "Ma famille, mon chéri ? Tu veux parler de mon oncle Tchoyun ?"
(plus grave) "Mais ma famille, elle est bien plus importante que n'importe quelle autre famille parmi les Türks, Ayu-Kulak, mets-le toi bien dans la tête, et le soutien du Khan est autrement plus utile que celui de petites familles même pas du clan. Car as-tu oublié que nous avons quitté l'ulus des Ashite ?"

[rappel 1: vous allez en territoire Ashina, et vous êtes Ashite. Ces montagnes sont une zone de transition presque inhabitée
rappel 2 : effectivement, l'ascension d'Ayu-Kulak dans la hiérarchie Türk passe par une alliance avec une famille de rang plus élevé, comme son père le lui a rappelé au tout début de la campagne. Ayu-Kulak devrait montrer un peu plus de respect envers Kenjeke]

Ayu-Kulak 10/09/2013 20:46

(ironique) "Ma chérie, une élection consiste à rassembler des gens qui ne sont pas de ta famille, qui ne sont pas déjà de ton côté. C'est pourquoi j'ai suggéré de s'arrêter chez des petites familles pour rôder le discours"

Kenjeke 10/09/2013 08:36

Oui, dans 2 jours nous serons chez les Ashina ! Ma mère m'a dit que nous pourrons y demander les conseils de Kökötöy le chaman qui est maintenant chez les Ashina. Temir nous en a parlé aussi. Kökötöy est un Ashite comme nous, finalement, lui aussi [vous avez entendu parler de ce chaman chassé par Bek-Toro il y a longtemps]. Et il y a les cousins de notre mère, Bumin-Khan [khan de tous les Türks] et son frère Istämi ! Ce seraient de bons soutiens.

Arslan 09/09/2013 18:05

Précisions qu'avant de quitter la forêt j'avais suggéré que nous offrions des libations et que nous priions les esprits de la forêt afin qu'ils nous excusent pour la mort du sanglier.

Ayu-Kulak 09/09/2013 06:55

[précisons qu'avant de quitter la forêt, nous avions remis l'oboo à neuf, avec du beau tissu bleu tout neuf.]

"Bon, nous serons bientôt à deux jours de marche des ASHINA, la puissante famille de Ay-Salkin. Je pense que nous sommes hors de portée de Tchoyun. Mon idée est à partir de maintenant de demander le gîte chez d'éventuelles familles que nous rencontrerions, et de re-tester la "campagne électorale" de Gara-Gan. Qu'en pensez-vous?"

Maître Zit 06/09/2013 15:49

[OK, je vois le principe, pas forcément réalisable, mais vous faites au mieux]

En bons Nomades, vous avez tous une hachette pour les menus travaux comme couper des branches pour le feu. Pour fabriquer une fortification, il faudrait démonter l’oboo (mmmh, c’est un endroit sacré, même si c’est pour son bien) et de toutes façons, il vous faudrait trop de temps (tailler les pieux, etc…). Comme vous ne savez pas d’où viendra le danger, vous ne pouvez pas non plus faire un mur rectiligne. Le meilleur moyen serait en fait de monter sur l’oboo armés de vos lances : un sanglier peut y grimper, mais ne pourra pas y charger. Vous avez le temps de l’aménager pour en augmenter la stabilité, mais comme il est couvert de végétation, ca tient assez bien.
Les femmes retournent vers le ruisseau proche. Jebe-Tsenkher et Arslan grimpent sur des mélèzes au bord de la clairière, chacun d’un côté. Ayuk-Kulak et Geche-Yüz prennent leurs lances en main et montent sur l’oboo, non sans avoir demandé la permission à l’esprit –s’il y en a un, mais seul un chaman pourrait vous le dire. L’attente commence. Le soleil disparaît à l’ouest, c’est l’heure où la nature change de nature. Les animaux diurnes rentrent, les nocturnes s’éveillent, l’humidité tombe. Les bruits et odeurs changent de nature. Entre les mélèzes, on y voit de moins en moins. Arslan et Jebe-Tsenkher sont très inconfortablement installés et tiennent leurs arcs en main. Ayu-Kulak et Geche-Yüz sont assis au sommet de l’oboo. Chacun retient son souffle, scrute les frondaisons de plus en plus sombres et écoute. La nuit est tombée, on y voit à peine : la lune est presque nouvelle.

Soudain, il vous semble deviner Jebe-Tsenkher en train de gesticuler. Il fait trop sombre pour savoir ce qu’il veut, mais il semble que quelque chose se trame là-bas. Chacun se prépare, scrutant la nuit, tous les sens aux aguets. Vos broussailles bougent, vous entendez des grognements, et soudain apparaît à quelques mètres de Jebe-Tsenkher une ombre massive qui pourrait être celle d’un sanglier, et qui se met à foncer sur l’oboo. Mais à peine a-t-il fait un pas que vous entendez le bruit de la corde d’arc de Jebe-Tsenkher et, presque simultanément, le bruit mat d’une flèche qui se plante dans un corps musculeux : il a eu tout loisir d’ajuster son tir. La bête couine et trébuche, mais repart de plus belle. Le sifflement de la flèche d’Arslan se perd dans la forêt. Malheureusement, la position inconfortable bien que sure des tireurs ne leur permet pas de lancer une volée de 3 flèches.

Le sanglier, furieux, est immédiatement sur l’oboo et attaque sans retenue les guerriers qui y sont juchés, soufflant, grognant, bavant. La bête est énorme, il ne vous semble pas en avoir jamais vue d’aussi grande : peut-être est-ce même un esprit protecteur ? Bien campés sur leurs pieds et profitant de leur position élevée, Ayu-Kulak et Geche-Yür, bien que n’y voyant pas grand-chose, tentent de frapper l’ombre menaçante et trépignante qui fond sur eux. Les lances ne touchent pas, ou pas suffisamment pour gêner le sanglier. Il tente de frapper Geche-Yuz mais, lui-même gêné par son ascension, le manque. Les archers n’osent pas tirer de peur de toucher un de leurs compagnons.
Profitant de ce que l’énorme bête se débatte avec Geche-Yüz, Ayu-Kulak frappe de nouveau, lui perçant le flanc cette fois-ci. La bête pousse un cri désespérant, et Ayu-Kulak y met tout son poids et toute sa force, poussant sur ses jambes et un râle rauque [magnifique zeugma] pour la renverser. Le sanglier roule jusqu’en bas de l’oboo et s’effondre dans un bruit sourd. Son ombre ne bouge plus. Le silence est revenu, le vieux chef de harde n’est plus. Vous tendez l’oreille, mais aucun autre bruit ne se fait entendre, comme si la forêt retenait son souffle. Vous redescendez finalement de vos perchoirs, aidés de vos cordes de crin, pour observer l’animal. Si vous faites de la lumière, avec des torches par exemple, vous pouvez l’observer à loisir. C’est un vieil animal, très fort, dont les défenses auraient pu faire très mal si vous ne vous étiez pas si bien préparés. De l’écume sort encore de ses babines. De vieilles cicatrices racontent sa vie sauvage et ses combats pour défendre sa harde. Son flanc et sa croupe où est encore plantée la flèche de Jebe-Tsenkher sont mouillés de sang.

Êtes vous surs qu’il était bien la cause des déboires de l’oboo, ou voulait-il le défendre lui aussi ?

Maître Zit 07/09/2013 12:47

[je milite pour un chaman, il y en a un tout prêt. J'essaie effectivement d'utiliser les premiers scénarios pour faire découvrir l'univers des Nomades. Là, j'ai dû me gratter la tête pour vous faire comprendre des choses qu'un chaman aurait comprises plus facilement. Et ca ouvre d'autres possibilités, par exemple, vous auriez pu tenter de neutraliser le sanglier (plus complexe que de l'occire simplement) afin de l'exorciser : vous auriez gagné la reconnaissance des ichchi (esprits naturels) qui vous l'auraient rendu d'une manière ou d'une autre. J'ai pensé en avoir un en PNJ. Mais si quelqu'un le souhaite, il peut aussi jouer 2 persos. Pour les règles, pas de souci, c'est moi qui gère].

Ayu-Kulak 07/09/2013 07:40

[je veux dire : "les joueurs passent à côté d'infos cultu(r)elles", et on perd un des intérêts du JdR, la découverte et l'immersion dans une autre mentalité. Bon si quelqu'un se sent mal à l'aise avec son perso... ;) ]

Ayu-Kulak 07/09/2013 07:37

"Bon, il ne sert à rien d'avoir des regrets, ce qui est fait et fait, et le sanglier était le coupable le plus probable de la destruction de l'oboo. Ramenons les femmes et l'enfant, rendons grâce à Tengris de ne pas être blessés et dédions-lui la mort de cet esprit maléfique et fou."

Ensuite on établit un campement à la lisière de la clairière.

[Par ailleurs, ce serait dommage de gâcher cette viande... je ne sais pas si on a une marmite avec nous, mais serait-il possible que les veilleurs cette nuit entretiennent le mijotement de cette viande coriace? :) Et demain, on se régale de ragoût de sanglier, miam miam!]

Ayu-Kulak 07/09/2013 07:31

[Ah ah, j'ai du chercher la définition de zeugma dans wikipedia. On reconnaît les littéraires! ;)]
[l'absence d'un shaman nous bloque; non seulement nos persos agissent sans savoir, mais les personnages passent à côté d'informations cultu(r)elles. :( Je nous vois mal rêver d'un avenir politique pour Gara-gan sans soutien magique. Sans compter que dans la partie de test, c'est le shaman qui nous a sauvé la mise. C'est un rôle à part, unique, qui mérite d'être joué par un joueur plutôt que par un PNJ - et le joueur ne s'ennuiera pas. Lorsque tu publieras une campagne, il faudra obliger un des joueurs à jouer un shaman! :) ]

Maître Zit 30/08/2013 12:19

Qu'Arslan sache, cet oboo est perdu dans la forêt et nul n'en fait la tour car il est trop en-dehors du passage. Cet esprit serait bien vindicatif pour vous faire toutes ces difficultés ! Mais bon…
Il fait tourner sa monture et commence à avancer en aval du ruisseau. Le corbeau croasse et décolle. Il précède Arslan, sautant de branche en branche en le regardant de temps en temps. Au bout de quelques minutes, alors qu'Arslan scrute entre les branches des mélèzes centenaires, il lui semble remarquer sur sa droite, à quelques dizaines de mètres, une petite clairière vers laquelle vole le corbeau et qui ne vous était pas apparue. En s'approchant, Arslan discerne un monticule vert couvert d'herbes, de mousses, d'humus: si c'est un oboo, il n'est pas récent et il a perdu son piquet et ses rubans depuis des lustres et nul ne le visite plus. Il est effectivement au milieu d'une toute petite clairière. Le corbeau est posé à son sommet. Alors qu'Arslan s'approche pour en faire le tour, on ne sait jamais, il remarque qu'une partie de son revêtement végétal a été arraché, dispersé et que tout un côté est effondré, les pierres répandues sur le sol labouré. Voilà qui est bien singulier.

Maître Zit 06/09/2013 15:31

Arslan est plutôt un arcehr léger, comme Jebe-Tsenkher : ils iront donc tous els deux sur une branche, ce ne sont pas les arbres qui manquent.
Ayu-Kulak et Geche-Yüz sont des cavaliers plus lours et possèdent chacun une lance.

RDV au prochain commentaire

Arslan 06/09/2013 14:58

- Arme: Épieu, si je maîtrise, quitte à me jeter sur lui [sauf s'il est aussi gros que celui de Princesse Mononoke], sinon arme de jet.
- Endroit: à la lisière en faisant gaffe au vent (odeur). Branche d'arbre si j'ai une arme de jet.
- Bêtes de somme et femmes : loin ! (avec un garde ?)

Ayu-Kulak 05/09/2013 22:17

- de quelles armes vous vous munissez : je pense qu'il faut autant des arcs que des armes de contacts, type épieu à sanglier (on en a pas? On en bricole ;)
- où vous vous placez par rapport à la clairière : je pensais soit à se mettre dans les arbres et bombarder le sanglier de flèches (et s'il se pointe, lancer de javelot), soit à se créer une fortification avec les pierres de l'oboo (qui absorberaient le choc de la charge du sanglier), fortification hérissée de pieux, pointant de tous côtés (en plus de nos lances en main).
- les chameaux, femmes et autres fragilités seront installées loin de la clairière, derrière une rivière (odeur) et dans une dépression (à l'abri du vent) :)

Maître Zit 05/09/2013 09:48

Grâce à vos habiles compétences [track, sense, knowledge [natural history]], vous avez pu récolter des indices et échafauder cette théorie plausible selon laquelle un üör aurait pris possession d'une bête. Un chaman aurait pu essayer de contacter l'esprit de l'oboo ou de la forêt pour en savoir plus, mais il n'y en a pas parmi vous.

Vous remarquez effectivement des traces de sanglier autour de la clairière, mais elles vienent de plusieurs endroits: ou bien ils sont plusieurs, ou bien il vient de manière aléatoire. La clairière est petite, tout au plus 10m de diamètre au plus large. Le sol n'est pas plat et l'oboo gène la vision de l'autre côté évidemment.
L'usage des arcs sera limité à une portée courte à cause de la végétation qui en plus gènera : disons que vous pourriez tirer un round si une bête comme une sanglier chargeait, en risquant de toucher les arbres. Par ailleurs, le soir va tomber bientôt et si la bête arrive alors qu'il fait sombre, ca risque d'être coton pour y voir clair et pour viser, mais vous pouvez toujours essayer. J'aimerais savoir quand-même :
- de quelles armes vous vous munissez
- où vous vous placez par rapport à la clairière (en lisière, plus à l'intérieur, au milieu...)
- toute précision que vous jugerez utile

Pour le reste, je fais au plus logique.

Ayu-Kulak 04/09/2013 22:41

Eh bien mon interprétation est qu'un sanglier est possédé par un esprit maléfique, un démon, et s'attaque à l'oboo. Je propose que l'on lui tende une embuscade.

En regardant les traces, on estime la provenance du "sanglier", et on va installer, sous le vent et un peu plus loin : un campement fortifié pour les femmes.

On termine vite fait de reconsacrer l'oboo,puis on se met en embuscade, sous le vent et avec un tour de garde...

Maître Zit 04/09/2013 18:09

Ayu-Kulak a le plus grand score en Allegiance [Tengriism]. C’est donc lui qui fera une prière et, quand vous aurez fini, une libation à Tengri.

Pendant que vous vous affairez à ramasser des cailloux sous les mélèzes, Geche-Yüz surveille les environs –et les femmes- et Jebe-Tsenkher examine l’oboo de plus près. Il ne voit rien à l’intérieur, on dirait bien un vrai tas de pierres. Certaines sont encore humides et sentent la moisissure, d’autres sont sèches : la dernière destruction de l’oboo est très récente, peut-être même pas 24h, et ce n’est pas la première, comme si quelque chose revenait tous les jours. Ayu-Kulak reconnaît au sol des traces récentes de sanglier qui aurait piétiné, d’une bête assez grosse qui laisse des traces particulièrement profondes. On pourrait croire que des sangliers viennent ici chercher des vers, sauf que, intervient Jebe-Tsenkher, les sangliers ne font pas que piétiner mais retournent la terre avec leur groin pour y trouver à manger et en plus plutôt sous les pierres ou les troncs, pas sur un tas de pierre. Et si c’était un si bon coin à vers que ca, l’oboo aurait été détruit de puis belle lurette.

Jebbe-Tsenkher 04/09/2013 17:29

Tout cela ne me dis rien qui vaille... par le côté éboulé voit on quelque chose à l'intérieur ?

Arslan 04/09/2013 10:50

Rebâtissons, rebâtissons.

Geche-Yüz 04/09/2013 06:38

Ouai ouai, si il s'est écroulé comme cela, c'est quelqu'un qui l'a fait... Je vérifie encore mes armes en jetant des regards suspicieux dans les sous-bois environnant.
Je surveille du coin de l’œil le corbeau aussi.

Ayu-Kulak 03/09/2013 22:30

je propose que l'on s'y mette tous pour rebâtir l'oboo, le meilleur d'entre nous en cérémonie religieuse dirigeant l'acte pieux. >:)

Maître Zit 22/08/2013 19:09

Vous continuez votre chemin, tentant d'éviter les éventuelles yourtes. Heureusement, cette route est peu empruntée car peu aisée : c’est juste si vous croisez un chasseur qui vous demande si vous n’auriez pas vu un troupeau de saigas. Devant votre froideur, il continue sa route.
Le chemin devient caillouteux, les nuits sont fraîches, une très légère neige vous surprend même au matin. Les sommets sont comme saupoudrés d'une poussière blanche qui disparaît sous le soleil revenu. Le coin ne se prête pas à installer des yourtes et l'eau se fait rare. Il vous faudra vous ravitailler à la forêt de l'Eau-Pure, forêt assez sauvage mais ponctuée de sources réputées. Demain, vous passez le col du Griffon.
La montée est ardue mais faisable, bien que les chameaux souffrent sur le sol un peu trop dur. Ils renâclent souvent et il faut les motiver à coup de bâtons : vous auriez peut-être dû prendre plutôt des yaks. Vous arrivez au col du Griffon où un vent glacial manque vous renverser. Vous apercevez la plaine Émeraude où la forêt de l’Eau-Pure s’étend à vos pieds. C’est un endroit étonnant de verdure dans cet univers très aride. La forêt de conifères forme un triangle s’allongeant d’est (à votre gauche) en ouest (à votre droite). Elle est bordée sur ses limites sud et nord et à sa pointe est par des monts abruptes aux sommets encore blancs par endroit. Plus large à l’ouest, elle encercle partiellement un lac qui brille comme un grand miroir d’argent : le contournement de la forêt est donc quasiment impossible. Vous y descendrez par un vague un chemin tortueux avant de la traverser.
A l’orée de la forêt, on devine vaguement que le sentier s’y enfonce : il devrait vous mener de l’autre côté pour attaquer la dernière chaîne de montagne. Ce sentier est si peu emprunté qu’il est difficile à suivre, si bien qu’il finit par disparaître. Il vous faut vous repérer pour sortir à peu près au niveau de votre route à suivre, mais Jebe-Tsenkher semble être sûr de lui [navigate]. Le sol est loin d’être plat : les premiers arbres sont sur les contreforts des montagnes. Les rochers encombrent le chemin, la pente est raide, vous devez parfois démonter, mais vous avancez tant bien que mal. Vous estimez qu’à ce rythme, vous en aurez pour la demie journée et pourrez peut-être camper à a lisière en fin d’après-midi. Mais alors que vous êtes bien engagés, la progression devient de plus en plus difficile : les branches s’accrochent à vous, le sol se dérobe. Parfois, la végétation est si serrée qu’il vous faut changer de direction pour la contourner ou pour trouver un sol moins fuyant. Jebe-Tsenkher estime que votre route dévie trop vers la gauche, vers l’est. Les bêtes sont nerveuses. Vous parvenez tant bien que mal à un ruisseau qui coule vers l’ouest en direction du lac. Les bêtes y portent leur museau mais refusent rapidement de boire : l’eau est pleine de boue, de feuilles, de brindilles. Des bêtes la salissent peut-être un peu en amont ?

Arslan 29/08/2013 23:44

On a dû passer l'oboo par mégarde. J'essaie de repartir en arrière pour le retrouver et le contourner conformément à la coutume.

Maître Zit 28/08/2013 18:49

[la remarque de Patte-de-Sanglier n'est pas claire, je complète]: Patte-de-Sanglier reprend : "Je voulais dire que ca ne plairait peut-être pas à l'esprit que nous poursuivions notre chemin. La forêt semble nous en empêcher". Jebe-TSenkher, qui a le mieux suivi votre progression dans le fouillis de la forêt, remarque effectivement qu'il vous est toujours plus facile d'aller dans une direction (l'Est) que dans les autres. Mais peut-êtes vous faites-vous des idées ? Ou est-ce un hasard ?

Les oiseaux se taisent. Le cerf brame à nouveau au loin, vers l'est. Un corbeau se pose sur une branche et vous observe.

Que décidez-vous ?

Geche-Yüz 28/08/2013 10:54

Pas très à l'aise avec toutes ces notions spirituelles, l'esprit simple de notre bon guerrier est assez inquiet.
Pour se rassurer, il vérifie son armement, qu'il coulisse bien en dehors des fourreaux et que la corde de son arc est bien tendue, une flèche discrètement prête à être encochée...

Maître Zit 27/08/2013 21:10

[Rappel: les obboo sont des tas de pierres plantés d'un bâton et décorés de rubans bleus. Ce sont des genres d'autels où des cérémonies en l'honneur de Tengri sont conduites. Un esprit bienveillant y réside parfois, mais qui peut causer des troubles si on ne respecte pas la coutume qui veut qu'on en fasse le tour par la gauche 1 ou 3 fois quand on passe à côté]

Patte de sanglier intervient, de l'air entendu qu'ont les vieilles femmes qui croient savoir des choses: "On dirait que ca ne plaîrait pas à l'esprit de l'oboo"

Arslan 27/08/2013 18:31

Il n'y a pas que les taons qui me préoccupent. Ça, ce serait juste quelques piqûres. Ce qui me préoccupe, c'est que je me souviens maintenant qu'on dit de cette forêt qu'un vieil oboo abandonné s'y cache hors du sentier habituel. Du coup, il faudrait le reprendre.

Maître Zit 25/08/2013 17:31

[Rappel : le ruisseau barre votre route orientée sud. Il coule vers l’ouest.]
Arslan tarde un peu à rentrer alors vous allez à sa rencontre. Il est assez loin apparemment, et il vous faut bien parcourir 200m entre les arbres au petit trot le long du ruisseau avant de l'apercevoir. Il avance difficilement dans votre direction et gesticulant bizarrement sur son cheval lui-même agité. Enfin, vous comprenez la raison de cette agitation étonnante : il se débat avec un nuage de taons qui, heureusement, se dissipe à votre arrivée.
Au loin, vers l’est en amont de la rivière, le brame d’un cerf déchire le silence. Derrière vous, en aval, un oiseau lui répond, puis deux, puis de plus en plus, jusqu’à produire une cacophonie assourdissante. Vos montures trépignent, les femmes jettent des regards inquiets vers les branchages, Patte-de sanglier murmure entre ses quelques dents.

Jebe-Tsenkher 25/08/2013 01:10

[magnifique description mon bon Zit]
Si Arslan ne revient pas je propose d'aller voir ce qui lui est arrivé tout en redoublant de vigilance...

Maître Zit 23/08/2013 13:18

Arslan s'éloigne de vous. Rapidement, vous n'arrivez plus qu'à le distinguer de temps en temps entre les arbres, jusqu'à une centaine de mètres. Vous constatez tous que la forêt est particulièrement silencieuse. Jebe-Tsenkher estime que cela est tout à faut normal dans une forêt de montagne. Les minutes passent dans le silence pesant.

Un hénnissement soudain vous fait sursauter, venant du côté d'Arslan où ca semble s'agiter. Vos bêtes tapent du sabot et certaines répondent. Puis vous entendez un bruit de galop qui s'éloigne, toujours du côté d'Arslan n'est plus visible.

Arslan 23/08/2013 08:48

Je me propose de remonter le cours du ruisseau pour voir s'il s'agit juste de bêtes salissant l'eau ou d'une menace plus pressante que les animaux auraient sentie grâce à leur sixième sens.

Ayu-Kulak 20/08/2013 21:51

- le guerrier fait prisonnier. Il est censé nous servir d'émissaire vers Tchoyun, pour proposer à Tchoyun un règlement diplomatique au kuruktai. Et surtout, il doit rapporter à Tchoyun que Kenjeke et Gara-Gan ne sont plus avec Yiran, et donc que ce n'est pas la peine d'attaquer Yiran. Donc ses biens lui seront restitués quand il sera renvoyé vers Tchoyun (...asap, mais c'est Yiran qui décidera).

- "si vous faites des rencontres" ; disons que pendant 5 jours on va essayer de ne pas faire de rencontres, en particulier éviter les campement. Si on croise un voyageur qui n'est pas Ashite, on lui dit juste "salut on est pressé". Si c'est un Ashite, on lui dit "envoyez une escorte vers nous". Quand on ne sera plus qu'à deux jours des Ashites, On pourra reprendre la "campagne électorale" de Garan-Gar. :)

- autres dispositions : ben on pourrait ne plus afficher nos propres couleurs de clan, pour ne plus être repérables de loin? Et puis tant qu'on y est on pourrait travailler notre "couverture" (qui on prétend être, où on prétend aller et pour quelles raisons, etc.) >:)

Ayu-Kulak 22/08/2013 18:00

- oui donc si on rencontre un ASHINA, je propose que l'on s'identifie et que l'on l'envoie chercher une escorte.
- à deux jours de marche des ASHINA, je pense que nous serons hors de portée de Tchoyun, et que nous pourrions re-tester la "campagne électorale" de Gara-Gan. Là mon idée est de pour le coup demander le gîte chez d'éventuelles familles que nous rencontrerions.
- pour les chevaux, je suggère que nous cachions leur marques sur des couvertures ou quoi. Mieux vaut passer pour des bandits que d'attirer l'attention de Tchoyun, non? :)

Maître Zit 21/08/2013 12:57

Juste une précision: Vous allez chez les Ashinas (les noms se ressemblent mais ils sont historiques). J'imagine donc que tu voulais dire que si vous rencontrez Ashina, vous lui demandez qu'ils envoient une escorte. Parce que vous n'êtes pas sûrs des membres de votre propre clan qui pourraient être favorables à tchoyun. Et une fois chez les Ashina, c'est leur soutien que vous devrez chercher. Ils ne choisiront pas votre Bek, mais ils ont une forte influence vu que Bumin, votre Khan à tous, en est un membre.
Vos chevaux portent les marques de votre famille.