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Ay-Salkin, suite (et fin ?)

27 Juin 2013 , Rédigé par Maître Zit Publié dans #Premier acte

Une bête du troupeau d’Ayu-Kulak est donc choisie afin de procéder au sacrifice et d’Attirer les bonnes grâces de Tengri sur le clan. Ayu-Kulak pourrait lui-même s’en charger, mais quelqu’un de plus poche des Aiyy (esprits célestes) devrait s’en charger [meilleure « Allegeance » au Tengrisme] : Tchoyun officie lui-même. Un taureau est sacrifié, puis proprement dépecé et cuit. Tout l’Ail est convié à la fête, les restes seront séchés et consommés plus tard. Tchoyun et Ak-Tchenem font bonne figure, tout a l’air d’aller pour le mieux. Ils s’étonnent de l’absence de Gara-Gan, mais on prétend qu’il est souffrant. Le koumis coule.
Lors du banquet, alors que la nuit est déjà presque tombée, vous remarquez qu’Ak-Tchenem emporte dans sa yourte les omoplates du taureau : vous savez que les chamans pratiquent la divination en lisant les omoplates des bêtes sacrifiées. Les chamans blancs comme Ak-Tchenem sont d’ailleurs généralement de bons devins, puisque ce sont eux qui doivent conseiller les Bek et les khans. Ak-Tchenem, vous le savez, ne fait pas exception à la règle.

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Maître Zit 18/07/2013 14:25

Djebe-Tsenkher, Arslan et Vif-le-Viseur vont harceler: ce sont plutôt des archers.
Ayu-Kulak, Geceh-Yüz et un des cousins feront l’embuscade. Le deuxième cousin, moins aguerri, reste en renfort et garde avec Gara-Gan les chevaux de bât. En cas de gros souci, il devra fuir avec Gara-Gan.
Je considère que, vue la situation, vous voyagez avec vos armures. Les archers s’emparent de leurs arcs et placent deux flèches dans leurs bouches pour tenter de lancer le plus de traits possibles. Les embusqués trouvent un endroit propice et attendent : ils fonceront sur les poursuivants de face et au dernier moment, profitant ainsi de leur supériorité passagère due à la surprise, surtout si les autres sont armés de leurs arcs.
Vos cibles sont concentrées sur le camp : vous pouvez sortir de votre cachette et prendre votre temps pour tirer la première flèche. Comme vous la tirerez probablement à l’arrêt, vous pourrez viser.
[tirer à cheval : normalement, il n’est pas possible de viser, sauf quand le cheval est immobile. Un jet d’archerie à cheval est cependant quand-même nécessaire car il faut savoir tirer assis et contrôler le cheval pour qu’il ne bouge pas. Vous êtes à portée longue > 100m. Les flèches suivantes, si le « speed shooting est réussi », seront tirées à sans bonus de visée : il n’y bien entendu pas de visée pour du speed shooting. Speed shooting n’est pas affecté par le malus de portée
Arslan : mounted archery 80% x0,5 / speed shooting 30%
Djebe-Tsenkher : 64% x0,5 / 13%
Vif-le-Viseur : 90% x0,5 / 50%]

Les archers sortent de leur cachette et viennent se positionner côte-à côte. Ils encochent leur flèches, visent les cibles éloignées –le tir est difficile, mais le but est surtout d’attirer les ennemis- et, au signal de Vif-le-Viseur, décochent.
1er round : les flèches volent haut et loin. Celle de Jebe-Tsenkher touche un des cavaliers, mais les autres se perdent. Personne ne réussit son « speed shooting ».
2ème round : votre attaque a été remarquée. Vos cibles s’agitent et quelques cavaliers se tournent vers vous. Vous pouvez tirer une autre salve avant que les autres ne puissent tirer à leur tour, mais sans viser. Cette fois-ci, c’est la flèche d’Arslan qui touche. Il parvient même à en décocher une deuxième qui malheureusement se perd. Deux ennemis ont été touchés, mais vous ne savez pas s’ils sont blessés.
8 cavaliers foncent vers vous : la poursuite s’engage. Le terrain est vallonné, ce qui empêche souvent de tirer. Chacun devra faire 3 jets de POU : à chaque jet réussi, il pourra tirer. À chaque jet manqué, il sera une cible. Ensuite, vous serez à l’embuscade.
La cavalcade sauvage monte et descend au gré des déclivités du terrain, comme une bateau fou sur l’océan (c’est beau, hein ?). Deux fois vous avez chacun l’occasion de tirer. Quelques flèches ennemies sifflent à vos oreilles, l’une d’entre elle dérape sur l’armure lamellaire de Vif-le-Viseur. Arslan parvient même à décocher rapidement la dernière flèche qu’il tenait à la bouche. Deux d’entre elles touchent. Jebe-Tsenkher manque son premier trait, mais une flèche adverse se ficher dans ses reins. La blessure est sérieuse, Jebe-Tsenkher peut cependant continuer à monter pour se mettre à l’abri. Il ne peut plus se retourner pour tirer vers l’arrière. Vif-le-Viseur blesse un de vos poursuivants, qui abandonne la poursuite. Enfin, vous passez devant le lieu de l’embuscade et ralentissez, pour quelques secondes à l’abri des regards.
Les poursuivants déboulent au détour du mamelon. Ayu-Kulak, son cousin et Geche-Yüz les chargent soudainement au cri de l’Uran (cri de guerre) du clan, les prenant de front et totalement par surprise. Le choc est rude. La vitesse des chevaux aidant, les sabres traversent les armures de cuir, vos adversaires ne peuvent même pas parer car ils portent leurs arcs. Ayu-Kulak fait même démonter sa cible, mais Gece-Yüz n’a pas su mener son cheval dans des conditions favorables et ne peut frapper. C’est la panique chez les poursuivants. Vos archers font demi-tour pour tirer. Les poursuivants fuient et deviennent à leur tour des proies. La poursuite s’engage. Geche-Yüz fond sur un des cavaliers avant que celui-ci ne puisse décocher une flèche et frappe, mais la blessure reste légère. Les coups pleuvent, les flèches volent, Ayu-Kulak en reçoit une mais son armure le protège en grande partie. Dans la mêlée, vous reconnaissez des guerriers de votre propre clan !
Vif-le-Viseur vous crie « Laissez-les partir : il n’est pas bon de verser le sang de notre propre clan ».
Les agresseurs fuient de toute façon sans demander leur reste, l’un d’eux trotte et un dernier gît au sol, se tenant la hanche ensanglantée. Le retour de vos poursuivants vers les assaillants du camp finit de semer le doute au sein de la troupe. Tous décident alors de quitter la place, emportant deux blessés graves et 4 blessés légers, alors qu’au loin, une yourte a déjà commencé à brûler.
Yiran et trois cavaliers viennent à votre rencontre, en criant leur joie. Vous avez tout de même fait un prisonnier assez gravement blessé. Certains d’entre vous le connaissent pour être d’une famille dépendant de Tchoyun. De votre côté, Jebe-Tsenkher a besoin de soins immédiats. Arslan tente de réduire la plaie sans attendre, mais le sang coule et pas plus lui que Geche-Yüz n’arrivent à le soigner : il faudra demander l’aide de Temir le chaman. La blessure d’Ayu-Kulak est plus légère.

Ayu-Kulak 23/07/2013 20:18

Je propose que vers la fin de la nuit, tout le camp s'agite, allume des feux, parle fort, aille rassembler des troupeaux, etc. Cela créera une diversion pour le groupe de chameaux, qui partira en ayant emballé les sabots de chameaux pour faire moins de bruit.

Maître Zit 22/07/2013 18:13

"Et quoi, Ayu-Kulak, ne veux-tu pas m'épargner la honte de mourir vieux ? AHAHAH ! Ne t'inquiète pas, occupe-toi de tes protégés, je veux bien vieillir encore quelques mois jusqu'au Kuriltai [effectivement dit aussi kurUltai], OHOHOH ! On y aura besoin de ma voix ! Quant aux suivantes, elles peuvent prendre des chevaux, mais si Patte-de-Sanglier se trouve trop vieille, qu'elle reste avec nous."
[tout le monde sait bien monter, les hommes, les femmes et les enfants]

Ayu-Kulak 22/07/2013 14:36

"Soit, mais ton plan implique que tu vas attirer Tchoyun ou son fils, et qu'il t'attaqueront. Je propose que, quand tu t'approcheras de l'ulus de Tchoyun, tu renvoies son guerrier blessé, après lui avoir fait visiter ta caravane, pour prouver que Garan-Gar et Kenjeke ne sont pas là, et que vos différents seront réglés au kurultaï.

Par ailleurs, je ne veux pas que les suivantes de Kenjeke nous ralentissent. Nous les testerons sur les chameaux et elles devront aller aussi vite que Kenjeke, sinon elles iront avec toi."

Maître Zit 22/07/2013 12:46

"Seul Tengri décide de ce qui est possible ou pas, Ayu-Kulak." te répond Yiran. "Allez, tuons un mouton pour fêter notre victoire et la présence de mon frère et que Temir lise sur les omoplates si nous pouvons espérer retrouver notre Tug ! Avec tous ces sacrifices, mon cheptel va finir par être ridicule.
Quant à la suite, voici: Ayu-Kulak va emmenner Gara-Gan et Kenjeke et ses suivantes dans la famille d'Ay-Salkin, chez les Ashina. Ils seront en sécurité, les Ashinas sont le plus gros clan et le clan des Khans ! Mais les sbires de Tchoyun sont certainement dans les environs à surveiller. Je ne pense pas non plus qu'il faille avertir trop tôt Tchoyun de notre plan, inutile de lui permettre ne vous intercepter. Il y a 2 routes : celle aisée du sud-est qui longe, voire traverse en partie l'ulus de Tchoyun, en terrain ouvert et avec peu d'endroits où se cacher. Et celle du sud-ouest, par les monts Corbeau. Prenez cette piste. Vous ne pouvez pas la suivre avec les chariots mais vous prendrez des chameaux. De notre côté, nou irons mettre les familles à l'abri dans le clan de ta mère, à l'ouest de l'ulus de Tchoyun que nous contournerons par le nord : ainsi les espions de Tchoyun seront attirés dans notre direction. Une fois tous à l'abri, nous aviserons de la suite."

On tue donc le mouton et boit le koumis, mais pas trop pour une fois : il faut rester vigilant. Temir lit les omoplates, mais une fois de plus, les esprits restent cois. Tout désolé, il vous dit : "Les esprits ne savent pas. Chez les Ashina habite le chaman Kökötöy. C'est un grand devin, il connait le chemin vers Ai Tojon, qui envoie les songes divinatoires. Demandez-lui conseil"
Vous connaissez Kökötöy : c'était le chaman de Bek-Toro avant qu'il l'a remplacé par Ak-Tchenem il y a une quinzaine d'années. Nul n'en connait la raison exacte. Il est parti s'installer chez les Ashina, dans la famille d'Ay-Salkin.

Ayu-Kulak 22/07/2013 06:00

"eh bien, je t'invite à faire une divination en implorant Tengri. Si cette divination ne donne rien, il nous faudra trouver une autre solution, car on ne peut retrouver un objet disparu depuis des générations à l'étranger."

Maître Zit 21/07/2013 22:52

« De quoi aurais-je besoin ? De notre Tug [étendard en queues de yack] , Ayu-Kulak. Là réside Ashite, le fondateur de notre clan, fils de la louve. Car depuis la disparition du Tug auquel il est lié, nous ne pouvons plus l’appeler. Celui qui le possède est protégé par notre ancêtre et aurait l’autorité pour prétendre être notre bek à tous. Mais il a disparu depuis des générations, au pays des Wei, lors de cette funeste défaite. »

Ayu-Kulak 21/07/2013 21:10

"Ne nous sentons pas coupables d'avoir attaqué les hommes du fils de Tchoyun. Ils auraient mis le feu aux yourtes, et après? Yiran ne pouvait livrer Garan-Gar puisqu'il était avec nous. Le fils de Tchoyoun aurait fait attaquer les bêtes, puis attaquer les hommes? Le fils de Tchoyun a cherché la provocation, il l'a trouvé...

Je propose que l'on renvoie le messager en se plaignant formellement, mais en proposant de soumettre nos différents au kurultaï (vu qu'on a pas de chef). Cela pourrait les calmer.

Le messager dira aussi que Kenjeke et Garan-Gar ne sont pas chez Yiran, mais dans la famille de Ay-Salkin. Car c'est là que nous allons les abriter; la famille d'Ay-Salkin est certainement assez puissante pour résister à Tchoyun. Je propose de passer d'abord par une famille vassale du clan d'Ay-Salkin pour le cas où ils surveilleraient la route directe vers sa famille.

Temir, j'ai demandé ce que les esprits pouvaient faire pour transformer Garan-Gar en grand chef... Il nous faudrait invoquer l'assistance de l'esprit d'un grand homme, par exemple celui de la légende, l'enfant aux pieds coupés qui fut élevé par une louve envoyée par Tengri (gloire à lui). Quel était son nom, déjà? Qu'est-ce que on peut faire pour que cet esprit inspire Garan-Gar? Le fait d'être sous la bienveillance de notre fondateur de légende devrait donner de la confiance en lui à Garan-Gar! Une grande cérémonie mystique rassemblant notre clan, nos obligés, et la famille d'Ay-Salkin? Pendant la cérémonie de sacrifice aux esprits? Dis-nous de quoi tu as besoin, ô Shaman!"

Maître Zit 20/07/2013 16:18

Yiran : « Ayu-Kulak, tu parles parfois sans savoir. Ces gens-là ne nous ont pas attaqués tout de suite. J’ai d’abord reçu la visite de deux messagers. Après mon refus de livrer Gara-Gan et Kenjeke ils sont repartis puis vite revenus avec la troupe qui attendait déjà pas loin. Mais nous les avions repérés, c’est pourquoi j’ai pu organiser le camp en défense. »

Le prisonnier : « ben nous venons de différentes familles. Moi, je suis Louvet, le deuxième fils de Preux-l’Enlevé » Vous reconnaissez là une famille qui dépend de Tchoyun. « À part quelques Avars, nous sommes tous des Ashite nous aussi. Notre chef, c’est Tchoyun et c’est son fils qui nous a conduits ici. En fait, nous espérions bien que Yiran revienne à la raison et se soumette à Tchoyun, sans avoir à recourir à la force. D’ailleurs, nous n’avons tiré aucune flèche, à part sur les yourtes, nous n’avons que fait du bruit. Yiran n’a pas fait tirer non plus. C’est vous qui avez commencé à vouloir tuer les nôtres, des gens de votre propre clan ! Les esprits de nos ancêtres doivent être bien consternés. »

Vous apprenez aussi pêle-mêle que Tchoyun vous soupçonne de comploter pour prendre le pouvoir en imposant un enfant sous votre contrôle. Il prétend aussi que votre histoire de Tölöch ne tient pas dans l’affaire de Kenjeke. Votre refus de rendre les enfants de Bek-Toro montre bien que Tchoyun n’a peut-être pas tord ! Ak-Tchenem répète à tout va que les esprits risquent de se détourner des Ashite. Louvet en a l’air convaincu et vous conjure de « cesser votre entêtement et de ne pas répandre la zizanie dans le clan ».

Après avoir renvoyé le prisonnier (sauf si vous voulez encore lui demander quelque chose, mais on pourra y revenir), Vif-le-Viseur déclare :
« Mon frère, cette histoire va un peu loin. Tu es déjà dans une situation difficile. Faut-il continuer ? Tchoyun reviendra sûrement en force, et nous n’aurons plus l’effet de surprise » Et alors que Yiran réfléchit, Temir intervient :
« il est trop tard pour revenir en arrière ! La jument est traite, il faut boire le koumis, sinon Yiran et Ayu-Kulak perdront toute considération au sein du clan ! Et Kenjeke sera remise aux Sogdiens, voire aux Chinois ou que sais-je encore ! L’avenir des Ashite est en jeu ! »

[Ayu-Kulak, dis-moi quand tu veux insérer ta remarque sur la protection des ancêtres pour Gara-Gan]

Ayu-Kulak 20/07/2013 09:37

Quel est votre famille, votre clan? Qui vous envoie? Quels étaient vos ordres? Cela fait combien de temps que vous prépariez cette expédition? Pourquoi avoir combattu au lieu d'accepter le refus? Vous vous attendiez à quoi avec Yiran qui est un grand guerrier, garde du corps de feu Bek-Toro? Qui est votre chef? Où est votre campement? [comment se fait-il que dans une scène on nous décrit 20-30 cavaliers qui convergent au galop, et que Yiran nous dit qu'ils étaient déjà là à discuter avec lui? ;)] Sur leurs intentions "hostiles ou pas complètement", on peut juger d'après leur armure et armement.

Jebe-Tsenkher 19/07/2013 23:05

Moi je me fais soigner...
cependant il serait bon de savoir si Tchoyun nous déclare ouvertement la guerre.

Maître Zit 10/07/2013 18:10

[C’est l’occasion d’inviter Vif-le-Viseur : vous pourriez revenir avec lui]
(flash back) Gara-Gan n’est pas idiot et comprend la situation. Mais ceci est si soudain : il y a 2 semaines encore, il sautait sur les genoux de son père.
Lors de vos exercices, vous constatez que le jeune garçon a déjà reçu une certaine éducation guerrière. Il sait monter, manier l’arc, connaît ses ancêtres jusqu’à la 9ème génération et se remémore les leçons de son père qu’il écoutait à ce moment-là d’un air distrait mais dont le sens commence à lui apparaître. Il n’est pas très moteur pour le moment, et dit plutôt amen à vos propositions. N’oubliez pas qu’il n’a que 12 ans. (fin du flash back)

Chez Vif-le-Viseur, il commence à balbutier un discours en jetant des coups d’œil vers vous.
« Euh, voilà. Il y a le Kuriltai dans 5 mois et peut-être, enfin certains voudraient que je prenne la suite de mon père. Qu’en pensez-vous ? »
Vif-le-Viseur reste un moment silencieux, vous jette un coup d’œil et répond.
« Mmmmmh… et toi que veux-tu ? »
Gara-Gan reste un instant coi et regarde ses pieds. « Moi ? Euh… ben s’il le faut. Enfin, non, oui je veux bien. En fait, mon père avait commencé à m’y préparer, et je me suis fait à l’idée de lui succéder. Ca me plaisait bien même ! Mais jusqu’à maintenant, c’était tellement… loin. » Il relève la tête et son regard devient plus vif, droit dans les yeux de Vif-le-Viseur.
« Mais on dirait que le dieux ont tout accéléré. S’ils le veulent, je prendrai la suite de mon père. Avec de bons soutiens, dont celui de ma mère, de Yiran ton frère et d’Ayu-Kulak, et j’espère avec le tien aussi, je peux apprendre vite. Dans moins de 3 ans, je serai adulte et je pourrai diriger les Ashite ! » Son regard se baisse à nouveau. « Mais il y a mon oncle. Il me fait un peu peur. »
« Et pourquoi devrais-je te suivre, et pas ton oncle ou un autre ? »
Gara-Gan réfléchit. Soudain, son visage semble s’illuminer, comme s’il se souvenait de quelque chose: « Parce que mon oncle veut laisser les Türk rester des esclaves ! » et il pose furtivement un regard interrogateur vers vous, comme pour demander s’il avait dit ce qu’il fallait.
« Voilà une réponse … qu’on pourrait attendre d’un chef » dit Vif-le-Viseur en souriant. « Mais un chef doit aussi savoir être prudent et ne pas mettre ses sujets en danger. Je vais te dire ce que je pense : tu es face à une tâche difficile. Certes certains seraient fort aise d’entendre ce que tu viens de dire, mais voudront-ils remettre leur destin entre les mains d’un enfant ? Il faudra te montrer fort et sûr de toi. Aaaah, évidemment, si Bek-Toro t’avait désigné avant de mourir, ou si tu possédais notre étendard, tu aurais des arguments à faire valoir ! Mais l’un est mort et l’autre a disparu il y a plus d’un siècle, emporté par les Wei.
Je vais aller avec vous voir mon frère, j’en discuterai avec lui » Vous, vous vous doutez déjà que Vif-le-Viseur est séduit par la rébellion de Bumin.
Jebe-Tsenkher et Arslan, en fins observateurs de la psychologie humaine, sont du même avis à propos de Gara-Gan : le garçon n’est pas bête [INT 12], il peut même avoir une indéniable prestance [APP 13], mais il manque un peu de volonté [POW 09]. Il faudra le pousser et le motiver.
Votre séjour ne dure pas : il faut aller vite. Vif-le-Viseur fait venir ses deux fils et deux jours après votre arrivée, vous vous remettez en route. Vif-le-Viseur reste souvent près de Gara-Gan pour le sonder un peu plus. Et c’est une joyeuse équipée familiale qui se met en route. Deux jours après, vous arrivez à proximité de votre camp qui n’est plus qu’à une vingtaine de minutes de là. Mais au détour d’un mamelon, alors que vous apercevez l’Ail dans la vallée en contrebas, Vous observez que les yourtes ont e´té regroupée, et qu’une troupe de cavaliers semble converger vers l’Ail. Kökok [c’est plus rapide à écrire que Jebe-Tsenkher] et Geche-Yüz, avec meurs yeux perçants, reconnaissent la formation de défense des charrettes disposées en rond et estiment que ces cavaliers, 20 ou 30, convergent au galop vers le camp : on ne galope pas vers un camp quand on n’a pas d’intention hostile !

Jebe-Tsenkher 17/07/2013 19:05

Aya je vais avec les harceleurs. Que Tengri nous aide...

Ayu-Kulak 16/07/2013 21:31

"Va pour le plan de Vif, sauf pour ce qui est de prendre des prisonniers. Ne nous prenons pas la tête, il y aura des blessés ou on reconnaîtra leurs marques de clan quand ils seront proches. Dépêchons-nous de nous mettre en place, ils ont déjà allumé leurs flêches!"

Maître Zit 16/07/2013 18:02

note: vous pouvez vous approcher discrètement jusqu'à portée longue quelque soit le côté du camp.

Maître Zit 16/07/2013 18:00

Gara-Gan ne connait pas trop le chemin vers le clan de sa mère, qui en plus est à 2-3 jours de là : il ne serait pas sage de le laisser tout seul dans la steppe avec des guerriers à ses trousses.
Dans les deux versions, il vous faut vous approcher sans être visibles… Le terrain est cependant assez vallonné pour vous approcher au moins à portée longue sans être vus. Bien entendu, pour tirer, il faut se découvrir et passer en partie une ligne de crête.
Si vous voulez les prendre par derrière, ils seront entre vous et le camp. Mais tant qu’une partie d’entre eux tourne autour du camp, il y en aura toujours pour être face à vous. Cependant, quelle chance (non, c’est dans la logique de la tactique des agresseurs), les cavaliers harcelant viennent se placer aux côtés de leurs camarades piétons et s’affairent eux aussi à mettre de l’étoupe autour de leurs flèches. Ils sont moins attentifs à leurs arrières, c’est le moment d’approcher.
Une charge pourrait créer une bonne panique mais est bien entendu risquée. Selon l’enthousiasme des attaquants, cela pourrait suffire à les faire fuir.
Un harcèlement pourrait avoir le même effet de surprise sans le danger, mais il serait difficile de faire un prisonnier et la riposte serait rapidement organisée : la panique serait plutôt une surprise.
Vif-le-Viseur propose aussi de panacher : 3 d’entre vous harcèlent à l’arc, les autres restent cachés à l’arrière derrière un rocher ou un mamelon abrupt montés, équipés de leurs lances et sabres. Les harceleurs fuient en attirant une partie des agresseurs jusque dans l’embuscade. Ceux en embuscade chargent et tentent de faire un prisonnier. Dans la confusion, on en laisse repartir 1 ou 2 pour qu’ils mettent la panique chez les autres. Si l’ensemble des ennemis se jettent sur vous, vous pourriez par un grand mouvement circulaire tenter de rejoindre le camp.
Que choisissez-vous ? D’autres idées ?

Jebe-Tsenkher 16/07/2013 13:55

ils sont entre 20 et 30 et nous seulement 7... si l'ensemble des combattants du camp sont présents nous seront toujours à 1 contre 2. Harcelons les et forçons les à battre en retraite mais tâchons d'en capturer un...

Jebe-Tsenkher 16/07/2013 13:49

Hum, la dernière fois que nous avons chargé je me suis retrouvé entre la vie et la mort. Ô Ayu-Kulak, je te propose de les harceler en évitant le combat rapproché : pris entre nos flèches et celles du camp leur position deviendra vite difficile.

Ayu-Kulak 15/07/2013 20:42

...a vitesse des chevaux, on va faire très mal!" (on se met en échelon pour pouvoir tous tirer) [ensuite, selon la configuration, soit notre charge mène vers le camp et on s'identifie et on rejoint Yiran, soit elle nous mène ailleurs, on fait demi-tour, et on re-charge.]

Ayu-Kulak 15/07/2013 20:40

"Bon, on dirait qu'ils ne cherchent pas à parler"...
[Je ne connais pas notre position par rapport au petit groupe d'incendiaires. Version 1 : on est derrière eux ou sur leur côté, et/ou les environs sont accidentés et on peut s'approcher sans trop être vus, y compris en faisant un détour] "Démontons. Garan-Gar tu restes avec les chevaux. Si l'ennemi s'approche de toi, tu galopes chez le clan de ta mère. Les autres on s'approche vite mais discrètement du groupe ennemi, dés qu'il nous voient on les crible de fléches".
[version 2: on ne peut s'approcher d'eux sans être vu]. "Chargeons-les! Garan-Gar tu restes derrière-nous. On les crible de flèches jusqu'à ce qu'on soit assez proche d'eux, à ce moment on les charge à l'épée; avec l.

Maître Zit 15/07/2013 11:49

Flash Back n°1: il aurait fallu le dire avant, disons que tu as eu cette idée en rentrant de chez Vif-le-Viseur : nous la reprendrons dès votre retour au camp car elle est lumineuse et tout-à-fait dans l’esprit du setting.

Oui, vous êtes bien 7 combattants. Au camp, il doit y en avoir entre 2 et 10, selon les gens que Yiran aura pu appeler. Et probablement aussi Temir et ses esprits.

Une partie des guerriers se met à tourner autour du camp rassemblé en forteresse en criant, pendant que 6 d’entre eux restent à l’écart et démontent. Ils s’affairent pendant que les autres tournent autour du camp, mais Geche-Yüz ne voit personne tomber. Il est trop loin pour savoir si des flèches sont tirées ou s’il ne s’agit que d’intimidation. En revanche, il voit la fumée d’un feu parmi les piétons : ils seraient en train de préparer des flèches enflammées que ca ne l’étonnerait pas. A pied, ils utiliseront probablement des arcs plus durs (*) –comme les deuxièmes arcs de Geche-Yüz et Arslan- pour tirer de loin sur les cibles faciles que constituent les chariots (**).

(*) Avec une STR de 14, on peut utiliser à pied des arcs composites plus durs avec une portée efficace de +20m et des dommages de 1d10+1. On ne peut les utiliser à cheval qu’avec une STR de 16 au moins.

(**) Les archers se trouvent à environ 400m, portée extrême pour leurs arcs (x1/4) mais trop longue pour un arc normal, et les cibles sont « faciles » (x2). La riposte sera difficile pour les défenseurs qui devront tirer sur des cibles de taille humaine (x1/4).

Ayu-Kulak 14/07/2013 22:33

[Bon... retour aux mamelon! ;)]
Ayu-Kulak parle très vite : "Gardons notre calme. Ils sont peut-être venus chercher Garan-Gar. Yiran dira que Garan-Gar n'est pas là et qu'il ne sait pas où il est, et c'est la vérité. Peut-être que le sang pourrait ne sera pas versé. Rapprochons-nous discrètement."

Nous allons nous cacher hors de vue du camp mais à portée de voix de Geche-Yüz, qui descend de cheval, et se met sur la crête pour voir sans être vu. Nous préparons nos arcs. Si le combat s'engage au camp, nous irons au trot jusqu'à portée moyenne, nous nous mettrons en ligne puis nous ferons au galop le tour du campement en lardant l'ennemi de flèches. Garan-Gar restera en deuxième ligne, nous lui ferons écran.

Maître Zit 09/07/2013 08:59

Votre première visite sera chez le bek Vif-le-Viseur, un oncle d’Ayu-Kulak. Son ulus n’est pas très éloigné de celui de Yiran, et de surcroît vers le Nord, donc pas vers le camp de Tchoyun.
Votre trajet se déroule sans rencontrer d’opposition ni faire de rencontre louche. Vous dormez chez les familles de rencontre qui, pour la plupart, dépendent de Yiran. Vous êtes bien entendu bienvenus chez Vif-le Viseur. Vif-le-Viseur reconnaît rapidement Gara-Gan et son regard devient interrogateur. Mais avant de poser quelque question, il vous fait entrer dans sa yourte et vous offre le fromage. Il demande même à faire bouillir le précieux et rare thé pillé dans quelque caravane.
Vif-le-Viseur est plus âgé que son frère, bien que toujours un très bon archer : il a trouvé son animal-totem épervier. Enfin, après vous avoir rassasiés, il vous demande des nouvelles, ce qui poliment veut dire que vous pouvez parler et indiquer la raison de votre visite, si vous le désirez seulement : Vif-le-Viseur ne voudrait pas qu’on le taxe de curiosité et qu’on le soupçonne de vouloir monnayer son hospitalité.

Ayu-Kulak 10/07/2013 00:09

[OK mais je voudrais faire un flash-back au vu de l'attitude de Garan-Gar].
[retour dans la tente]

Ayu-Kulak sépare les mains de Garan-Gar et de Kenjeke : "fils de yaghbu, si tu veux être élu dans 5 lunes, alors tu dois être un adulte, pas un enfant, et un grand guerrier. Ta grande soeur ne peut pas tenir ta main. Tu dois être un chef, ou faire semblant de l'être, donner des ordres, et te faire respecter".

Ayu-Kulak se demande s'il a misé sur le bon cheval. plus tard, sans la présence de Gara-Gan ni Kenjeke, il demande au conseil comment faire de Gara-Gan un Homme. "Le voyage, les rencontres, les fatigues, le feront mûrir rapidement mais sera-ce suffisant pour convaincre les clans? Il lui faut des professeurs, et le former à l'épée, à l'arc, au cheval et à la chasse."

(à Temir) : "il nous faudra l'aide des esprits"
(à Yiran) : "finalement, nous pourrions attendre le conseil de l'année. Non seulement nous ferons de grand sacrifices aux esprits pour qu'ils fassent grandir vite Garan-Gar, mais nous pourrons tester ses paroles sur des alliés"

[eh oui, un de mes grands défauts de joueurs, est de refaire des plans! ;)]
[ceci étant, on peut aller voir Vif-le-Viseur en attendant le conseil de Yiran (auquel Vif est invité, j'imagine). Donc, retour vers la scène avec Vif:]

Pendant le voyage, nous avons entraîné Garan-Gar à l'épée et à l'arc, à chaque étape. Le but est de le sortir des jupons des femmes, et d'en faire un adulte, fissa.

Chez Vif, nous allons le laisser parler. Après tout il est censé être notre chef. Ce sera pour lui un exercice. Il va probablement le foirer, mais on en profitera pour rôder son discours et lui indiquer comment s'exprimer avec plus d'autorité, de noblesse, de conviction, etc. avec l'aide de Vif qui nous donnera ses impressions.

Maître Zit 02/07/2013 14:47

La yourte de Kenjeke, qui a été rapportée par les Hephtalites, est mise à votre disposition à tous les trois. Elle est placée près de celle de fidèles de Bek-Toro.
Au cours de la nuit, des mouvements et des bruits d'activité éveillent votre attention. La lune est pleine, vous pouvez voir des ombres qui s'affairent au loin vers chez Tchoyun. Puis le calme revient. La nuit se passe sans nouvel incident, et le soleil vous trouve tous éveillés et fatigués par votre manque de sommeil.
Rapidement, la yourte de Kenejeke et celle plus petite de Patte-de Sanglier sont démontées puis fixées avec leurs affaires et celles de Kenjeke au dos de 4 chameaux.

Geche-Yüz va acheter un cheval pour les suivantes. Vous faites d'habitude du troc, mais n'avez rien à échanger, sauf des effets personnels (arme, ceinture d'argent...). Ay-Salkin vous trouve quelques pièces et tissus sogdiens et de qui feront l'affaire. Le gardien du troupeau en gardera une partie pour lui et donnera le reste à son maître.

Enfin vous vous mettez en route. Ay-Salkin fait rappeler à Ayu-Kulak les conditions de votre accord. 6 guerriers vous escortent : vous êtes donc 9 guerriers, autant que les astres, chiffre symbolique qui devrait vous assurer la sécurité. Vous prendrez vos collations à cheval afin de ne pas perdre de temps. Et vous voilà partis au rythme lent des chameaux, cette fois-ci vers l'Ouest, à 3 jours de votre Ail. C’est juste si vous rencontrez en route des guerriers de la maison de Tchoyun, habillés de pied en cap pour le combat et qui vous indiquent patrouiller pour s’assurer qu’il n’y a pas de Tölöch dans le coin. Ils rentrent d’ailleurs au camp. Le reste du trajet se déroule sans encombre.

Votre arrivée est fêtée par tout le camp. Vous remarquez que les yourtes ont été rapprochées ainsi que les chariots : si une attaque devait survenir, le camp serait prêt à être rapidement transformé en camp retranché en formant un cercle de chariots et de bâts. Kenjeke se réjouit de voir sa vieille nourrice et sa servante Peau-Blanche. Vous apprenez d’ailleurs qu’elle était avec Kenjeke dans la caravane des Hephtalites et qu’elle se désespérait de sa disparition. Yiran, une fois les effusions passées, vous convoque pour décider de la suite à donner à l’affaire. Temir le chaman participe, ainsi que Kenjeke.

« Bien, tes affaires avancent bien, mon fils, je suis fier de toi. Je dois dire que je me faisais du souci et que je ne m’attendais pas à un tel résultat. Il s’agit maintenant de savoir comment agir au mieux : le kuriltai se déroulera dans 5 mois environ, nous n’avons finalement que peu de temps pour rassembler suffisamment de soutiens pour Gara-Gan. Il m’étonnerait que Tchoyun ne soit trop agressif car il ne doit pas se mettre trop de monde à dos. À moins qu’il n’opte pour la manière forte et n’obtienne la soumission des toutes les familles réticentes, si ce n’est leur soutien sincère. Soyons donc aux aguets »

Maître Zit 06/07/2013 13:06

Gara-Gan est un peu depassé par la situation. "Ah bon ? Ce n'est plus Kökok mon garde du corps [nom Türk de Jebe-Tsenkher] alors ?" demande-t-il. Il accepte sans monter d'enthousiasme particulier, un peu balloté par les événements, et serre la main de sa grande soeur. Yiran ajoute que "si Ayu-Kulak te sert, ses compagnons le feront aussi: il est bon d'avoir une suite pour un possible futur chef de clan."
Temir propose d'adapter le discours aux interlocuteurs, mais es adversaires ne sont pas tant les Hephtalites que les Avars.
Yiran se range à ta proposition. Il ne parlait cependant que des familles qui dépendent directement de lui : il doit de toutes facons tenir conseil pour l'année et sacrifier aux esprits, c'est une occasion. Ces familles le suivront probablement de toutes facons. Pendant ce temps, vous irez visiter les autres.

[Vous allez maintenant me dire en quel équipage vous souhaitez faire vos vivites, ce que vous emportez, qui participe, etc.]

Ayu-Kulak 06/07/2013 09:38

[A Kenjeke, doucement] "Tu n'es pas encore ma femme, mais souviens-toi que si tu n'es pas ma femme dans 5 mois, alors c'est que tu seras une des concubines d'un khan hephtalite. A toi de voir ce que tu préfères. Donc, peut-être préfères-tu utiliser ta salive pour prier Tengri que Tchoyun ne devienne pas le yaghbu de la tribu?"

[à Temir] "C'est une bonne chose que Garan-Gar se différencie de Tchoyun. Mais il lui faut aussi attirer les gens neutres, qui sont contre les Hephtalites, mais pas pour la rebellion. Garan-Gar doit adopter une attitude modérée".

[à Yiran] "plutôt que de faire venir des familles, je proposais d'en faire la tournée; c'est plus discret"

[à Garan-Gar] "Noble bek, je t'ai fait la proposition d'avoir Yiran comme professeur, et moi-même comme garde du corps. Quelle est ta réponse?"

Jebe-Tsenkher 05/07/2013 17:23

[huhu, la charette à yourte...]
Bon bin je reste aux ordres hein... si besoin j'examine les environs de notre camp histoire de voir si des espions (ou supposés comme tel) ne serait pas en train de nous observer.

Maître Zit 04/07/2013 09:26

« Moi, j'ai une remarque, Ayu-Kulak », répond Kenjeke. « Je serai ta femme lorsque Gara-Gan dirigera notre clan. Ne place pas la charrette à yourte avant les yaks ! »

Yiran : « Faisons donc comme tu le proposes, mais gageons que Tchoyun en fera autant. La partie est loin d’être gagnée : Gara-Gan n’a pour lui que d’être le fils de Bek-Toro. Tchoyun en est le frère : il peut tout aussi bien se réclamer de son sang, mais il est en plus expérimenté, et il est riche puisqu’il contrôle les mines de fer. Il faudra trouver des arguments pour faire pencher la balance vers Gara-Gan. Son père ne l’a pas proposé comme successeur de son vivant : pourquoi devrait-on le choisir à la place de Tchoyun? »

Temir intervient : « Il faudrait que Gara-Gan propose une alternative forte à Tchoyun. La seule chose que je vois serait qu’il se range du côté de Bumin Khan contre la domination Avar, et nous avec : le choix serait clair ! » Vous connaissez tous le peu de goût de Temir pour vos maîtres Avars.

Yiran : « Mais le voulons-nous ? Les autres le veulent-ils ? Je propose de tâter le terrain avec les familles qui me sont liées. Faisons-les venir, ils campent dans les environs et écoutons ce qu’ils ont à dire. Eux feront de toute manière comme moi, mais leur réaction nous permettra d’anticiper sur celle des plus tièdes »

Des messagers seront envoyés pour demander aux chefs de famille de se rassembler à l'Ail de Yiran au plus vite. Vous avez quelques jours de répit.

Ayu-Kulak 03/07/2013 14:41

[ah ah ah, j'aime beaucoup le coup des "chasseurs de Tölöchs" que l'on croise. J'ai l'impression que si on avait été que 4, c'est nous qui nous serions pris des... Taloches ;D.
J'adore qu'un plan se déroule sans accroc!]

(je suppose que Garan-Gar est là, sinon je le fais venir) "5 mois, cela me paraît loin, moi... et beaucoup pour mon projet. Car je suppose que nous n'avons besoin que du soutien des chefs de clans ou de familles pour le Kurultaï.
Cela implique que Garan-Gar devra se faire connaître et aimer des beks. Pour cela, il lui faudra leur rendre visite, montrer ses qualités, les flatter et leur faire plein de promesses.

Nous allons donc former un groupe qui ira recueillir des adhésions de chef en chef [oui, il s'agit d'une campagne électorale! :)]. Ce groupe sera composé de :
- Garan-Gar, évidemment.
- Je me propose, noble fils de Yabghu, pour être ton garde du corps, comme Yiran fut celui de ton père Bek-Toro. Ce serait un grand honneur pour moi de te servir et de te conseiller.
- Mes fidèles guerriers Jebe-Tsenkher, Arslan, Geche-Yüz, nous accompagneront.
- Yiran, ta présence serait précieuse. D'une part ton statut nous vaudra le respect, d'autre part tu pourrais servir de père à Garan-Gar, en lui apprenant tout ce dont il a besoin pour s'imposer comme yaghbu. Je sais que ta place est auprès de notre clan, aussi ta présence ne sera requise que lors des rencontres... délicates - disons, avec des chefs de clans qui seraient plus favorables à Tchoyun.

En ce qui concerne nos déplacements, nous sommes des nomades, donc notre groupe d'ambassadeurs pourra être imprévisible : un jour ici, un jour là, un jour chez les Ashina, un jour de retour ici. le lendemain à l'autre bout du pays alors qu'on nous attendait à côté... - nous donneront des fausses informations sur notre étape suivante.

Le but est de confondre Ak-Tchenem et des guerriers envoyés à notre poursuite. Certes, sa divination pourra lui dire que nous sommes à tel endroit, mais le temps qu'il y arrive, nous serons déjà partis. Et, avec de la chance, Ak-Tchenem ne saura pas à l'avance où nous nous trouverons au jour près - nous aurons soin de ne pas le prévoir nous-mêmes!

Il faudra également "faire bouger" Kenjeke. A toi de voir, Père, si et quand déplacer notre clan chez les Ashina si la pression monte sur notre clan. Dans tous les cas, nous gardons avec nous soit ma femme, soit mon beau-frère, car quel clan serions-nous si nous ne pouvions pas veiller sur les nôtres?

Nous laisserons au camp la monture du troupeau de Tchoyun, en réserve jusqu'au moment où Temir sera obligé de la sacrifier pour obtenir des informations sur Tchoyun.

Avez-vous des remarques et des questions?"

Ayu-Kulak 27/06/2013 13:54

Ayu-Kulak rassemble ses deux guerriers dans un endroit tranquille.
"les gars, nous allons repartir tout à l'heure pour notre camp, avec Patte-de-Sanglier et Peau-Blanche, suivantes demandées par Kenjeke . J'ai peur que Tchoyun nous fasse le "coup des brigands Tölöch" au retour. Sachez que Garan-Gar déguisé et Jebe-Tsenkher sont aussi en route à toute vitesse vers notre camp, avec l'ordre de le mettre sur le pied de guerre si je ne reviens pas.

Par ailleurs, vous avez vu ce fouineur d'Ak-Tchenem encore en train de lire des entrailles? Cela me rappelle que notre propre shaman nous avait demandé de ramener une bête du troupeau de Tchoyun, pour qu'il puisse y lire les intentions du Bek.

J'attends vos suggestions pour le voyage.

Maître Zit 02/07/2013 14:45

[un fil pour Djebe-Tsenkher n'est pas utile, mais j'y ai pensé. Je pense que vous aurez tous un fil à un moment ou un autre]

Ayu-Kulak 02/07/2013 13:25

[Bon, Gianni est occupé à faire ses bagages pour partir dimanche aux antipodes, pas sûr qu'il puisse suivre :/]
[Maître Zit, peut-être veux-tu ouvrir un fil pour Djebe-Tschenker?]
[Bon ben on fait comme j'ai dit: on demande l'hospitalité à Ay-Salkin pour cette nuit, et une escorte (y compris elle-même si elle le désire) pour raccompagner PdS et PB à notre camp. Au retour on pourrait même rajouter des guerriers à nous à son escorte pour lui donner plus de statut.:)
Avant de partir, Geche-Yüz devra acheter une bête à Tchoyun (ou encore mieux, avec l'accord de la Dame on peut passer par l'intermédiaire d'un de ses domestiques) :)]

Ayu-Kulak 30/06/2013 22:13

"Geche-Yüz, je te rappelle que Tchoyun nous a donné l'hospitalité pour la nuit. C'est lui faire injure que de partir sans le saluer. Par ailleurs, s'emparer d'une bête c'est du vol, et nous n'avons pas besoin de provocation de plus.

Pour cette nuit, je peux dormir dans la yourte de ma future belle-mère (ou de Patte de Sanglier, ou d'une autre de ses suivantes). Je doute que Tchoyun tente quelque chose contre Ay-Salkin - il ne serait simplement pas élu.

Tu vas acheter une bête du troupeau de Tchoyun d'ici notre départ demain matin - tiens voilà les sous - un cheval p.ex. On mettra Peau-Blanche dessus, ou Patte-de-Sanglier. Comme cela on part tous ensemble. Je peux même demander que des partisans d'Ay-Salkin nous accompagnent, sous prétexte de rendre visite à Kenjeke (officiellement Gara-Gan aussi sera parti un peu en avance pour aller saluer sa soeur).

Cette nuit, Arslan et toi ne devrez dormir que d'un oeil, et surveiller les agissements des partisans de Tchoyun."

Donc on boit peu, on met de la nourriture de côté pour se constituer des réserves pour le voyage, et je discute avec Ay-Salkin de où je peux dormir sous sa protection.

Geche-Yüz 29/06/2013 23:16

(désolé pour mes absences, je suis en cours de déménagement...)
Geche-Yüz propose soit de partir sans plus attendre, en emportant une bête de Tchoyun, soit qu'il s'empare d'une bête et aille vous attendre dans un coin convenu, pas trop loin, sous couvert d'être rentré pour annoncer la bonne nouvelle à notre clan. En tout cas, il ne faut pas faire le voyage dispersé à cause des possibles représailles.

Maître Zit 27/06/2013 22:39

je vous rappelle juste qu'il est le soir, pour info.