Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
wos-rpg.over-blog.com

Retour

24 Avril 2016 Publié dans #Quatrième Chapitre

Trajet jusqu'au camp de Bumin Khan. Comptez encore 4-5 jours en vous dépêchant pour atteindre votre camp ou celui du défunt Bey-Toro
Trajet jusqu'au camp de Bumin Khan. Comptez encore 4-5 jours en vous dépêchant pour atteindre votre camp ou celui du défunt Bey-Toro

Les moines vous expliquent que le papier sur lequel est gravé un symbole géométrique complexe doit être brûlé en répétant une prière dans une langue inconnue. Ainsi vos paroles parviendront aux dieux. C’est un mantra puissant fait remarquer le Révérend Chou. Il vous fait répéter le mantra jusqu’à ce que vous le maîtrisiez suffisamment.

Après une collation, il est temps de rassembler les chevaux. Chou remet un rouleau de papier au sergent Guo. Les bêtes sont sellées, les chevaux de remonte ont leurs licols, il est temps de faire vos adieux. Les moines vous saluent chaleureusement puis s’en vont vers le temple. Le bibliothécaire Wu reste devant le monastère pour regarder partir. En vous retournant, vous pouvez le voir rentrer dans l’enceinte. La porte se referme, et déjà votre Altai natal vous appelle : vous commencez enfin votre retour.

Le sergent Guo a l’air assez sûr de lui mais vous informe tout de même qu’en cette saison, certains points d’eau que vous aviez utilisé à l’aller pourraient être entretemps à sec. Le soleil couchant dans les yeux, vous affrontez les dernières chaleurs de la journée. Lorsque l’astre disparaît enfin derrière les collines, c’est avec soulagement que vous accueillez la fraîcheur soudaine. Mais bien vite celle-ci se fait mordante et il vous faut faire halte. Vous raclez soigneusement la sueur des chevaux afin qu’ils en prennent pas froid. Dans le monastère que vous avez quitté vous espérez que les moines ont tenu leur promesse et font leurs prières, « au moins si cela pouvait nous éviter une tempête de sable » déclare Guo.

Vous surveillez l’état des chevaux, prenant soin d’hydrater en priorité ceux qui montrent des signes de faiblesse. Les fruits sont vite utilisés, avant qu’ils ne se dessèchent, et heureusement, car une des sources est effectivement presque tarie et suffit juste à vous désaltérer d’une eau boueuse et à mouiller les lèvres des chevaux. Vous passez à nouveau l’oboo et en faites le tour. Guo adapte les étapes à la température et aux possibles états des points d’eau. Une fois il hésite, mais Ulap interroge Jez-Kempir qui lui indique où le sol est plus propice à des résurgences. Vous gardez le mandala comme dernier recours, mais il ne vous semblera pas nécessaire de le brûler : vous arrivez après une dizaine de jours enfin en vue d’Anxi dont les murs semblent brûler sous le soleil, avec tous vos chevaux en forme, bien que fatigués.

[J’ai arbitrairement mis 2 bonus sur le premier jet, gardant les autres pour le jet suivant. Ce premier jet a été excellent et le trajet a perdu ses 10 points d’un coup. S'il avait eprdu moins, il aurait fallu un deuxième round.

Sans bonus ou avec un seul, vous auriez probablement perdu des chevaux. J'ai été coulant avec les bonus pour vous montrer comment ca marche : le prochaine fois, il fadra se creuser la tête ou prendre des risques]

Arrivés à Anxi, que souhaitez-vous faire ? Outre vos activités diplomatiques, il est temps de se demander comment vous allez rtourner à Kumul à travers la fournaise du Gobi [et comment obtenir des bonus à vos jets de dés].

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Maître Zit 20/07/2016 19:21

Le chef a clairement proposé une ouverture en se montrant prêt à un compromis. Il est temps de faire baisser la tension. Si ton but était d’humilier le chef, tu t’y prendrais bien. Mais le but reste une négociation et en tant qu’aspirant chef de guerre, Ayu-Kulak préférerait lui-même certainement la mort à la honte devant ses hommes. Alors il faut savoir permettre à l’adversaire de ne pas perdre la face.
Ayu-Kulak aura donc son Trait de « command » à 68% moins un malus (les malus/bonus sont des incréments de 30%) = 38%
Kenjeke utilise son statut de Begum comme Trait, et comme votre adversaire est un semi-Töläch en cheville avec les Nomades, ceci porte.
Ulap demande à son esprit de confusion d’intervenir en rajoutant faisant un peu de théâtre afin de montrer qu’il intervient et qu’il faut pas vous chauffer.

Ceci fait deux bonus, donc 98% face au chef à 65%.
Chef 84, un échec, Ayu-Kulak…. 90 un « avantage » car réussite et dé de dizaines > dé d’unités. Le chef perd encore 2D6 = 7. -6 à 7. Une victoire totale pour vous avec une bonne marge.

Le discours de Kenjeke fait réfléchir le chef. L’autorité d’Ayu-Kulak est renforcée par cette femme, apparemment sœur de Bek, de même que par ce shaman inquiétant qui commande aux esprits. Mais qui est ce frère ? Et Ayu-Kulak, qui est-il vraiment ? Une horde ? de quoi, de qui ? Tout ceci est difficile et peut-être vaut-il mieux se concilier ces Türks que de tenter de les dépouiller.

« Hmmm, brrrllmf, euh bon. Cessons là ces enfantillages, ahah. Soyez bienvenus. Moi, le « Protecteur », je vous invite ! Vous êtes nos hôtes et j’accepte ton offre de sacrifier un chameau. Enfin, presque, car il est dommage de tuer une bête si utile à nous, pauvres villageois. » Il rit (un peu jaune). « Nous en prendrons bien soin, mais nous tuerons des moutons que nous dégusterons ! Et vous pourrez traverser notre territoire, nous vous accompagnerons. Et quand la horde de ton frère passera, ajoute-t-il en regardant Kenjeke, je suis sûr qu’il saura se souvenir de notre aide »

Vous vous en tirez donc avec la perte d’un chameau. L’atmosphère se détend, on sort du vin de riz chinois et du koumiss turc, certaines filles minaudent alors que des ruffians font les matamores devant Kenjeke et Olga. La fête est fort sympathique et dure tard dans la nuit fraîche.

Maître Zit 28/07/2016 09:36

Excellent ! Des fois que vous ayez à y retourner.

J'ouvre un nouveau post aujourd'hui.

Ayu-Kulak 28/07/2016 00:05

On prend le mêle raccourci qu'à l'aller, pour gagner le même nombre de jours, bien sûr. Et puis on trace ainsi "la route des émissaires" entre les Wei de l'Ouest et nous! :)

Maître Zit 26/07/2016 10:01

ok. Vous aprtirez donc à J-26.

Le chef vous fera accompagner par deux de ses hommes, dont un Nomade. Nul ne connait le chemin jusque chez Bumin, mais au moins pour les premiers jours, au moins jusqu'à ce que ca ne devienne pas trop dangereux pour eux. Ils sont deux afin de se soutenir lors de leur retour seuls. Ils vous accompagneront tant que vous n'irez pas vers le Nord, au-delà du désert de sable, et au plus jusqu'aà la route caravanière classique assez loin à l'ouest. Vous avez le choix entre prendre le racourci de l'aller (quand vous avez quitté la caravane) ou faire le détour par le chemin caravanier classique qui fait un détour de quelques jours vers l'ouest en longeant les montagnes.

Ensuite, comme vous avez fait le chemin à l'aller vous aurez des chances de vous débrouiller seuls. Comme Arslan a déjà accompagné d'autres caravanes vers le Tarim [Traits "Tarim Oriental" et "Altai"], il saura vous conduire dès que vous rejoignerez la route classique.

Ayu-Kulak 25/07/2016 23:29

Avec toutes ces discussions, mon besoin principal a été perdu de vue : je souhaite que nous soyons guidés de point d'eau en point d'eau jusqu'à ce que nous arrivions chez Bumin. C'est pour cela que j'ai voulu une victoire énorme et pas une victoire marginale.Peu importe que nos guides soient des Tölachs ou le chef lui-même. En fait, je propose au chef lui-même de nous guider, comme cela il pourra être récompensé à l'arrivée.

En ce qui concerne le voyage, il faut mettre de la distance entre nous et ce village de brigands et leurs enfants mal élevés; donc dés l'aube le lendemain on se tire, lentement, en faisant une courte étape pour laisser le temps aux chevaux de se reposer.

Maître Zit 25/07/2016 15:16

Le regard de Salopard se voile d'inquiétude en vous voyant approcher. Puis il ronchonne. Il ne comprend aucune langue que vous parlez, ou fait semblant. Si vous cherchez quelqu'un qui peut à peu près traduire, vous n'apprendrez seulement qu'il n'a pas de nouvelle des autres qu'il avait quittés pour aller chercher du ravitaillement dans un village.

Tout le monde est très content des cadeaux de soie. L’ambiance est bonne, mais vous sentez une certaine tension avec la poignée de Nomades qui ont semble-t-il font partie de la troupe. Vous reconnaissez en eux des Töläch et vous êtes des Türks.
Vous remarquez aussi l'intérêt de gamins et gamines aux mains agiles pour votre chargement, sous les regards débonnaires de leurs parents. Certains gosses osent s’approcher de vous pour quémander quelque chose, et même si leur langage vous est incompréhensible, sauf quelques mots, vous voyez bien qu’ils cherchent à vous soutirer des cadeaux. Tous ces gens vivent de peu, comme vous, mais la plupart ne survivraient pas longtemps dans la Steppe pensez-vous.

La description des sacrifices par Ayu-Kulak fait appel à son allégeance à Tengri. Cela lui donne le droit de faire appel à la Motivation « Allegeance Tengri » et lui donne 7 points de destin (Fate) qui pourront être dépensés pour modifier un résultat d’un d100 d’autant, et ce jusqu’à votre arrivée. [Nouvelle option des règles que nous allons tester. Vos points de Fate sont limités par votre CHA et sont obtenus en faisant un truc en rapport avec une de vos motivations et avec l’histoire -hors combat ou danger immédiat]

Note : durant la traversée du désert, trois de vos chevaux de remonte ont été très affectés (voire plus bas). Si vous ne leur laissez pas de repos, ils risquent de ne pas finir le voyage. Ça vous ferait perdre 3 jours à attendre ou à ralentir le rythme pour les requinquer.

Les autres chevaux sont fatigués aussi, mais cette dernière journée a été courte et si vous repartez au rythme des chameaux els premiers jours, ça n'aura pas de conséquence.
Vous disposez donc de 5 chameaux, 13 chevaux dont 3 en mauvais état. Avec vos chevaux de remonte, vous pourrez aller plus vite qu'avec des chameaux en dehors des zones désertiques, mais si vous en perdez 3, il faudra baisser le rythme ou risquer d’en perdre encore plus. Décidez de la préparation de votre départ (quand et avec quoi). Vous pouvez aussi bien entendu utiliser les chameaux comme bête de remonte, surtout qu’ils ont déjà perdu une partie de leur cargaison de foin et d’eau. À part 2-3 jours quand vous bifurquerez vers le nord, il n’y aura plus de grande traversée du désert sans eau. En revanche, si vous perdez votre route ou ne retrouvez pas les points d’eau de l’aller [vous pensez bien que vous allez devoir réussir des jets pour cela], les chameaux pourraient vous être d’un grand secours. Et ils peuvent toujours servir de monnaie d’échange… ou attirer des pillards.

Ayu-Kulak 25/07/2016 07:17

N'oubliant pas les sacrifices aux dieux, je demande à égorger moi-même des moutons; sacrifices dédiés au Ciel, à la Terre mais aussi au Feu. Le ciel pour veiller sur notre voyage, la Terre pour faire pousser de l'herbe pour nos montures, le feu pour nous réchauffer ainsi que nos "amis".

Il me paraît nécessaire de renouer tous les liens. D'abord je remercie le chef en lui faisant cadeau d'un peu de soie (en la faisant découper hors de vue par G-Y). Pendant la soirée, je prends à part Loutre Bleue pour le remercier (+ cadeau mouchoir en soie). Enfin, il est nécessaire de reprendre contact avec Salopard; à qui je demande de façon tout à fait amicale des nouvelles de son gang de brigands : il a éclaté? Et ont-ils revus le magicien?

Kenjeke 24/07/2016 17:28

Kenjeke répond d'un sourire de politesse : "Merci à toi, chef et protecteur, sois sûr que mon frère sera aussi reconnaissant que j'ai bonne mémoire..."

Maître Zit 02/07/2016 18:15

Le chef vous laisse déguster le thé et vous observe longuement. Des gens se placent tout autour de vous, des enfants rient ou vous observent, certains s’approchent des chevaux et des chameaux. Ces gens sont constitués en majorité de Tokhariens. Il y a quelques personnes aux yeux bridés et un nombre non négligeable de métisses, comme le chef qui vous perce de son regard. Il porte la barbe à la kumulienne, ses vêtements sont simples mais solides, mélangent un veste ample tokharienne et des braies türk.
Ulap scrute les environs et ne voit personne pouvant être soupçonné d’être un chaman.

Le chef reprend : « Vous veulent transverser nostre territoire ? Mais ce n’est un caravansérail, iqui » dit-il dans un dialecte töläch agrémenté d’un accent kumulien. Et, dans un sourire carnassier, il ajoute « C’est plutost la fine d’un vyage pour yceusses qui ne sont des nostres ». Ses hommes qui vous entourent murmurent leur approbation, et certains ricanent. « C’est ben aimable à vous de nous avoir apporté toutes questes riquesses ». Et il part d’un grand rire.

[Nous allons ici détailler voter négo, round par round. Vous pouvez d’ores et déjà utiliser le soutien de Loutre-Bleue de deux manières : ou bien comme bonus lors d’un des jets, ou bien pour avoir une info qui vous semblerait utile. Cette info peut être le nombre de Resolution Points dont dispose le chef.
Si vous voulez, vous restez dans le role-play pur et je traduis en mécanismes. Soyez cohérents avec vos persos et vos capacités. Pas de « je soutiens avec tel Trait », mais plutôt « je fais ceci-cela grâce à mon trait untel », sinon je ne prendrai pas le soutien en compte. Je dois au moins savoir qui prend la parole et qu’il la prenne vraiment, et quel est le but recherché.

Pour ceux qui veulent utiliser les règles : http://www.rpgmeeting.org/en/adventuring/conflicts
Un seul d’entre vous peut faire un « roll for effect ». Les autres peuvent apporter leur support en intervenant par un discours ou en utilisant un de leurs traits, une seule fois pour chaque trait. Le support est ou bien un bonus utilisable par celui qui « roll for effect » quand il le souhaite (on peut les garder en réserve), ou bien une info (par exemple dans ce cas pour le premier round le fait qu’il n’y ait pas de chaman)]

Kenjeke 15/07/2016 07:47

Kenjeke qui est restée silencieuse et en retrait depuis le début, donne des éperons et s'approche de la négociation. Son air est contrarié et impatient voire couroucé. Elle s'adresse à Ayu-Kulak avec la politesse d'une égale respectueuse mais avec le ton d'une noble qui n'a pas l'habitude de s'en laisser compter : "Quand est-ce que les guerriers auront fini de jouer ? Negociez le passage ou bien mon frère fera le détour avec sa horde pour le faire lui-même et croyez-moi ce sera de façon définitive dans un sens ou dans un autre... Proposez au chef le prix qu'il faut pour qu'il me conduise à travers le Gobi et qu'on en finisse. S'il le fait lui-même je veillerai personnellement à sa récompense. Si la négociation ne se termine pas positivement, vous savez, Ayu-Kulak, que les represailles sur ce lieu seront aussi terribles que la récompense aurait été généreuse. Nous avons assez perdu de temps... Voilà ce qui arrive lorsqu'on choisi ses alliés dans des geôles, on ne trouve que des gens sans imagination ni ambition." [HRP: je joue sur le statut de Kenjeke pour crédibiliser et renforcer l'idée du futur passage de la horde türk et de grands changement à venir. Elle doit bien avoir un talent de communication pour faire cela correctement, non? J'ai complétement loupé le changement de règles de jeu]

Ayu-Kulak 14/07/2016 23:12

je ne comprends pas le raisonnement : depuis le début, on démontre notre supériorité et notre force, sauf quand j'ai tenté de lui faire miroiter du commerce. pourquoi est-ce que quand il y a eu la lutte et le tir à l'arc, on a pas menacé l'autorité du chef et maintenant si?

Maître Zit 13/07/2016 17:16

mmh... Ayu-Kulak n'est pas diplomate et menace dangereusement et ouvertement l'autorité du chef au lieu de lui permettre de sauver la face devant ses hommes en profitant de l'ouverture et tenant un discours plus conciliant sur la forme, même si le but reste le même. Il l'oblige presque à la fermeté, voire à l'affrontement. Je vous donne donc un malus. Quels supports souhaitez-vous tenter, à part Ulap ? Je propose Jebe-Tsenkher qui a par le passé fait des missions diplomatiques pour Yiran et peut conseiller Ayu-Kulak ou tenter de radoucir les angles. A propos, Kenjeke dort ?

Attention, une défaite peut dans certaines conditions (victoire avec jet spécial) faire perdre 2d6 à l'adversaire. Vous n'êtes donc pas complètement à l'abri d'une défaite. Si ce point te fait changer d'avis, tu peux faire un flash back.

Ayu-Kulak 13/07/2016 10:58

(je n'ai pas envie de perdre une partie importante des cadeaux, qui signifient plus de prestige et de statut côté Bumin et clan Ashite; et une méconnaissance du désert peut nous faire perdre beaucoup de temps et de danger. Enfin, à 1d6 de perte et 7 points on peut encore se permettre une défaite).

(les yeux dans les yeux, petit sourire carnassier, penché en avant). "Je crois que vous n'avez pas encore compris que on ne nous répond pas 'oui, si...', mais 'oui, avec plaisir!'".

Je claque des doigts en appelant "shaman!" et lui confie le Tug. "Choisis ta proie... peut-être Salopard?"

Maître Zit 11/07/2016 09:39

Votre meilleur lutteur est incontestablement Geche-Yüz. D’ailleurs, je note qu’Ayu-Kulak ne possède pas le trait Bökh (lutte mongole), ce qui devrait être quasi-obligatoire pour un noble. Il faudra y remédier à la première occasion.
Le chef lève le bras. "Alors si tu nous défies et envoies ton champion, je relève le défi et envoie le mien". Il claque lui aussi des doigts et appelle un de ses hommes. Un grand Tokharien apparaît sous les vivats des autres. Il est bien costaud et vous dépasse d'une tête. Il se met torse nu et ses muscles massifs couverts de sueur luisent sous le soleil. Il va falloir user de technique !

Un cercle se forme rapidement. Les paris vont bon train, les ruffians crient et encouragent leur champion qui se frappe la poitrine en lançant des invectives à Geche-Yüz. Celui-ci se dévêt à son tour et fait quelques assouplissements sous les lazzis des spectateurs. Sa musculature a pourtant peu à envier au colosse.
[Vous avez bien supporté votre voyage -le conflit face au désert a été une réussite et n’a entamé que les chevaux-, alors il n’y a pas de malus. Si vous aviez souffert, Geche-Yüz partirait avec des points de fatigue en malus]
Le colosse serre les poings et s’approche de Geche-Yüz. Ça va être un combat boxe contre lutte (bökh).

Les deux combattants tournent l’un autour de l’autre et se jaugent. Le colosse lance quelques coups de test et Geche-Yüz tente d’empoigner le bras qui se tend. Puis, estimant avoir suffisamment analysé son adversaire, il fait mine de le frapper afin de le provoquer. Le colosse réagit promptement en lançant un poing massif que le guerrier Türk dévie en esquivant. Dans le mouvement, il empoigne le bras du colosse, le fait basculer et lui fauche la jambe. Le géant s’écrase sur le sol, au grand dam des spectateurs. Le colosse gigote des pieds et des bras afin d’empêcher Geche-Yüz de s’approcher et de l’immobiliser. Le Türk jette un coup d’œil vers Ayu-Kulak qui lui fit signe de continuer. Le gaillard est grand et ses jambes sont puissantes, mais Geche-Yüz en fait le tour et s’allonge sur le grand corps pour tenter une clef.
Le colosse se retourne, gigote, et parvient à desserrer un instant l’étau de Geche-Yüz et lui balance un coup de poing formidable. Mais Geche-Yüz qui a protégé son visage accuse le coup et s’empare du bras qu’il coince entre ses jambes. Il se cambre. Le colosse hurle de douleur et crie grâce. Le chef demande d’arrêter. Chez les spectateurs, c’est la consternation. Le chef est pensif. Il se tourne vers Ayu-Kulak et lui déclare. « Mmh. Bon, maintenant que nous nous sommes bien amusés, continuons notre discussion. »

Ce « conflit intra-conflit remporté de main de maître par Geche-Yüz, aura fait perdre encore 6 RP au chef. Vous êtes à 7-2. Le chef est maintenant apparemment enclin au compromis. Là, vous avez deux options :
1- Vous vous arrêtez là, c’est une victoire partielle, vous trouverez un compromis qui vous coûtera certes plus que prévu, mais vous permettra de continuer votre route dans des conditions acceptables
2- Vous continuez pour tenter une victoire totale et vous aurez exactement ce que vous demandiez

Ayu-Kulak 11/07/2016 04:53

Avant d'arriver chez l'intendant, ou après? ;)

Bon, qui est le meilleur en lutte? PJ ou PNJ?

Maître Zit 10/07/2016 11:00

Arslan a clairement dit qu'il accrochait le crâne du cyclope à sa selle. Après tout, c'est lui qui l'a attrapé

Ayu-Kulak 09/07/2016 23:45

(mmmh je ne sais pas si y a toute la bande des agresseurs de Wang, et que le chef de cette bande serait le lieutenant de celui-ci. Comme ils étaient plutôt urbains et celui-ci éminemment rural, je vais supposer qu'il est le seul de son gang, donc qu'on peut lui faire sa fête)

Ayu-Kulak claque des doigts et donne l'ordre rapide (au meilleur en Lutte) "attrape ce Salopard (appelons-le ainsi) à mains-nues et maîtrise-le".
Pendant que ... se jette sur Salopard, je calme le chef d'un geste et lui souris : "nous allons assister à un beau combat de lutte (mongole...) Chez nous il est très impoli de montrer du doigt en chuchotant".

Ensuite j'encourage mon homme "vas-y, fais-lui une clé de bras!" en applaudissant. Je fais aussi geste au reste de ma troupe de l'encourager.

Si le round de lutte est trop rapide, je propose "le premier qui gagne trois fois?", les yeux brillants.

- on a vraisemblablement laissé le crâne du cyclope en cadeau chez les Wei
- pas encore, Ulap...

Maître Zit 09/07/2016 12:27

C'est parce qu'on n'a pas suivi l'ordre et que tu es allé trop vite ! Normalement, on accumule effectivement les bonus avant de faire le jet. L'interruption du gars est d'ordre pédagogique et vous permettait de vous préparer à une contre-attaque probable qui arriverait dans le même tour, juste après le jet d'A-K (comme un combat en somme, attaque-contre attaque dans un tour), mais on peut décider de rester souple si c'est cohérent. C'est plus simple autour d'une table, alors on faisons ainsi : pour ce round, le chef reste passif, n'ayant pas laisser parler son homme.

Tour 2:

A-K recoit un bonus pour bon role play, bon discours et bonne participation. Il est à 75% :)
Le chef (65%) écoute Ayu-kulak (75%) avec attention et se détend au fur et à mesure. À la fin du discours d'Ayu-Kulak, il rit un bon coup. "C'est ca, et pourquoi pas 100.000 chevaux aussi ? Ahah !"
Fin du tour 2.

[A-K 52, réussite, chef 53, ré ussiteaussi mais > AK (pas de chance), donc vous perdez 1d6 = 4 points. 7-8.]

Le chef se tourne alors vers son homme et l'autorise à parler. Celui-ci lui répond en vous désignant. Jebe-Tsenkher se penche à l'oreille d'Ayu-Kulak pour lui dire "Chef, il me semble bien que c'est un des salopards qui avaient enlevé Wang. Ca n'arrange pas nos affaires".
Pendant ce temps, un gars à l'air moins martial tâte vos chameaux et observe Olga avec un air de marchand de chevaux estimant la marchandise.

[Le round suivant sera décisif, car celui qui a le double de RP peut décider de cesser le conflit et de se contenter d'une victoire partielle, et il y aura probablement au moins un bonus pour votre opposant. Je vais mettre en ligne les fiches des persos sans joueurs JT et GY, afin que vous puissiez y trouver inspiration. Des exemples pour vous aider (plus tard, pour le kouriltai, vous vous débrouillerez) :
Si vous décidez de jouer nouveau sur votre côté "on est des guerriers dangereux mais magnanimes", GY peut jouer sur son trait de guerrier d'élite en grognant un truc qui les impressionnera et en aiguisant sa lame (surtout si quelqu'un mentionne ce statut), du genre "ouais, on en a dégommé des vôtres qui nous avaient cherchés et on aurait pu tous les envoyer rejoindre tous ceux que j'ai tués dans ma carrière chez Erlik si on n'avait pas été magnanimes". Ou bien Arslan jouer ostensiblement avec le crâne du cyclope. Ulap a un sort de confusion qu'il peut utiliser pour rendre le chef confus : il n'y a pas de sorcier ici pour contrer ou même reconnaitre de la magie discrète. Voici donc déjà des bonus à utiliser à bon escient -et avec votre confirmation. Kenjeke n'est pas encore intervenue, ni Arslan ni JT pour ce tour.]

Ayu-Kulak 09/07/2016 10:12

Attends; si je comprends bien, mon "attaque" diplomatique est interrompue par l'ancien kidnappeur de Wang? Parce que le discours d'Ayu-Kulak devrait être préparé, et des bonus rassemblés?
Il me semble que mon discours est plutôt fluide et inspiré. Je ne vois pas non plus les bonus que peuvent y apporter les autres, à part faire "oui" de la tête. Après tout, nous n'avons pas apporté de bonus à l'archerie de Arslan...

Donc tu trouves vraisemblable que un des ravisseurs de Wang interrompe notre négociation pour chuchoter à l'oreille du chef? Dans ce cas considérons-le comme un malus, contré par J-T "je t'ai reconnu aussi" et finissons ce tour, qui chronologiquement arrive avant je ne sais quelle contre-attaque.

Maître Zit 10/06/2016 12:29

À propos du chemin de retour : si vous retrouvez votre chemin aller, vous avez des chances de le reconnaître. Il est à quelques jours de marche vers l'ouest, en longeant les montagnes à main gauche. Vous éviteriez le passage du col du griffon.

La direction de l'observateur est la même que la vôtre. Vous retrouvez d'ailleurs rapidement ses traces que vous suivez. Vous ne faites plus de rencontre ce jour-là. "C'était un guêteur, pas de souci" dit Loure-Bleue. Nous y serons demain" [je me suis trompé d'un jour je crois]. Il rajoute "Normalement, seules les caravanes autorisées et organisées par nous peuvent aller plus loin. J'espère que mes associés seront compréhensifs, sinon, gare à nos têtes."

Le lendemain, peu après votre départ, alors que le terrain est propice à des embuscades, les éclaireurs apercoivent des mouvements sur votre flancs, comme si des gens voulaient se cacher. Deux cavaleirs s'approchent de vous sans avoir l'air de se cacher le moins du monde. Ils montent de mauvias chevaux, sont habillés d'une tunique kumulienne élimée et de pantalons nomades, L'un est vaguement mongoloide, armés d'un sabre droit, l'autre caucasoide, armé d'une masse d'armes. Ils observent vos éclaireurs du coin de l'oeil et s'arrêtent à portée de voix. Ils crient quelque chose sur un ton apparemment pas agressif, à quoi répond Loutre-Bleue d'un air serein. Tout celà ressemble à du Tokharien, pourtant vous avez attrapé un ou deux mots turcs et autant de chinois, insuffisants pour comprendre le sens de leurs paroles. Le mongoloide approche un peu et vous lance "Et vous, qui êtes-vous ?" avec un léger accent tokharien et le regard méfiant.

[Je vais partir une semaine aux US, je ne pourrai probablement pas continuer, sauf insomnies à l'hotel. je ne promets donc pas un suivi à partir de demain]

Ulap 01/07/2016 21:18

[court passage, je déménage dans 3 jours...]
Ulap fait son numéro de taiseux méfiant, avec force marmonnements et grommellements, crachats et regards sombres sous les sourcils broussailleux ...
En fait il cherche activement trace d'un chaman (gris gris suspendus, yourte a l'écart, totem quelconque...).

Maître Zit 29/06/2016 19:21

Ton souvenir te joue des tours. Vous aviez déjà des chameaux lors de votre départ de votre oulous. Les chameaux sont quasi-universellement utilisés par les Nomades : ils font partie des "5 museaux".. Ce sont même les bêtes principales des clans vivant dans des zones arides ou désertiques. Les Turks en particulier possèdent ainsi une puissante infanterie montée sur chameaux.

Ayu-Kulak 28/06/2016 06:33

Et qu'est-ce qu'il en pense, le peuple Türk, des chameaux? Parce que dans mon souvenir, je n'en ai entendu parler que quand on est parti de Bumin en caravane...

Maître Zit 25/06/2016 19:56

Les chameaux sont intéressant et valent dix fois plus qu'un cheval moyen. On peut tout À fait manger les animaux consommés : les principes vitaux (les âmes) pour les esprits, la viande pour les Hommes.

Loutre-Bleue rajoute un commentaire qui finit de convaincre vos interlocuteurs. Le caucasien lance un rdre, et des hommes armés de bric et de broc, certains à l'air nomade, d'autres à l'air plutôt thokarien entourent la caravan. Escortés par cette troupe disparate, les deux cavaliers vous mènent par monts et par vaux jusqu'à une petit plaine. Là, en partie adossé aux montagnes, s'étend un camp de yourtes, de tentes de tissu, de barraques, parmi lesquelles s'activent des hommes, des femmes, des enfants, des chèvres, quelques chiens, peu de chevaux, un poignée de chameaux maigrichons.... Un sédentaire penserait avoir à faire à des Nomades, mais vous voyez bien qu'il s'agit d'un mélange de gens, certains apapremment pas très aptes à la vie nomade.

On vous amène jusqu'à une yourte un peu plus grande d'où sort un grand gaillard un peu moins pouilleux que les autres, sabre töläch aux côtés, et qui s'enquiert d'un air méfiant de ce qui se passe. Vous ne comprenez pas grand' chose à ce qui se dit, mais le gars vous fait signe de vous asseoir et fait apporter du thé.

"Soyez les bienvenus" dit-il en dialecte töläch. "Je suis le modeste chef de cet oulous. Buvons le thé, puis parlons" rajoute-t-il en jetant un regard vers vos chameaux et leurs cargaisons.

Arslan 22/06/2016 17:07

Je reste TRÈS méfiant.

Ayu-Kulak 11/06/2016 09:49

(d'un air placide) "Nous sommes des gens qui rentrons chez nous. Voyez-nous comme une caravane. Vous laissez passer des caravanes contre péage, non? Et nous avons eu la chance de sauver notre ami Loutre-Bleue d'une exécution certaine. Nous sommes contre la mort de gens (toujours aussi placide) sauf lorsque nous sommes attaqués, alors nous sommes des tueurs sans pitié.", ensuite je me lance dans un marchandage traditionnel pour le prix du péage, faisant valoir que nous sommes très pauvres...

(je vois que l'intendant nous a offert des chameaux. Est-ce que les chameaux intéresseraient nos tribus? Est-ce qu'il nous apporteraient du prestige? Sinon on peut promettre d'en laisser aux brigands une fois retrouvée notre route)

Je peux céder quelques mètres de soie, sceller un arrangement autour d'un bon thé. Peut-être en mangeant de la viande d'animal abattu - est-ce que on peut manger de la viande d'un animal que l'on sacrifie, ou bien c'est interdit, et c'est justement ça le sacrifice?)

Maître Zit 08/06/2016 18:33

Arslan trotte vers la poussière, de l'autre côté de la colline. Il peut voir au loin disparaître la petite silhouette d'un cavalier dont il retrouve les traces. Son cheval fatigué aurait du mal à soutenir une poursuite, alors le mieux reste de prévenir les autres.

Ayu-Kulak 08/06/2016 21:10

Je recoupe les directions, je veux dire.

Ayu-Kulak 08/06/2016 19:43

Je croise la direction qu'a prise le cavalier, avec celle que nous indique Loutre-Bleue. Et Arslan et Kökok vont aller en éclaireurs sur les crêtes qui nous entourent.

(Comme indiqué lors de notre dîner). Je re-refais mes plans : il faut aller chercher Gara-Gan chez Bumin-Khan. Si le risque de se perdre est trop grand, passons par le nord de Kumul, un coin que connaît peut-être Loutre-Bleue

Kenjeke 08/06/2016 09:12

Pendant le voyage, dans la mesure du possible, Kenjeke demande à Ulap de lui enseigner tout ce qu'il peut sur le chamanisme... car elle redoute de se retrouver seule avec son don face aux esprits.

Kenjeke 09/06/2016 21:02

Accessoirement j'espère que tout ceci renforce le statut de Kenjeke auprès de la troupe et particulièrement auprès du nouveau mignon de son fiancé...

Maître Zit 08/06/2016 18:31

ok. Quand nous passerons aux expériences, tu pourras commencer à choisir les Traits correspondants. En attendant, Ulap t'acompagne aux étapes dans des petites transes afin de te montrer les bases. Il peut t'enseigner comment trouver les esprits naturels du Monde du Milieu ainsi que qeulque techniques comme le combat spirite ou l'esquive. Un soir, Ay-Kara lui-même t'a rendu visite et t'a montré un peu plus du monde supérieur. Ulap vous a laissé, craignant les réactions des esprits qui s'y trouvent.

Maître Zit 01/06/2016 18:27

Durant les deux premiers jours et malgré les assauts d’amabilité d’Ayu-Kulak, Loutre-Bleue reste peu loquace et vous ne pouvez pas en tirer grand-chose.

Le chemin dévie lentement vers le nord-est, vous éloignant du fort frontière que vous ne rejoindrez pas, avant de reprendre plein nord. Loutre-Bleue n’est pas très bavard, vous indiquant juste que vous n’allez plus avoir d’eau pendant plusieurs jours. Il va à pied devant vous. Vous avancez, là encore, le matin et le soir. Les chevaux souffrent terriblement de la chaleur, malgré l’eau dont vous disposez. Vous devez les ménager et ne pas trop forcer, surtout aux heures chaudes, ce qui ralentit votre marche. Vous devez d’ailleurs souvent changer de monture, voire marcher comme de vulgaires esclaves. Le sol est parfois caillouteux, parfois constitué de dunes sablonneuses d’où de gros rochers défigurés par les vents surgissent ça et là. Il est rare de trouver quelques buissons auxquels vos chevaux et vos chameaux peuvent à peine goûter. Heureusement que vos bêtes ont pu emporter du foin et de l’eau. Vous-mêmes êtes éprouvés par la marche, inutile de dire que les armes et armures sont accrochées aux chevaux ou aux chameaux.

Les jours passent durant lesquels vos ombres sur votre gauche raccourcissent jusqu’à être presque avalées à midi, lorsque le soleil poudroie et heurte vos nuques. Il faut toute votre science des chevaux et la maîtrise de l’élevage de Kenjeke pour maintenir vos bêtes. Accablées de chaleur, certaines trébuchent et se font mal, d’autres ont des coups de chaleur, l’une se fait piquer par un scorpion… au bout de cinq jours vous atteignez enfin un misérable point d’eau, alors que certains de vos chevaux de remonte ont du mal à suivre. Vers le Nord-Ouest apparaissent au lever du jour les ombres de montagnes qui s’estompent avec l’ascension du soleil, avant-garde du gigantesque Tien Shen qui pénètre dans le Gobi et sépare la route des caravanes qui relient Kumul à Turfan et au bassin du Tarim du Gobi occidental où vous avez rencontré les Tölächs à l’aller.
Mais ces journées éprouvantes ont resserré les liens, et les efforts d’Ayu-Kulak pour gagner la confiance du guide semblent porter leurs fruits [un très joli avantage avec 10 RP de perdus d’un coup par Loutre-Bleue -mais vous n’avez plus de mandala]. Loutre-Bleue parle un peu plus. Il lâche qu’il ne connaît pas exactement son âge mais qu’il a plus de trente ans, qu’il vient d’un clan plus à l’est dans une région du Gobi et qu’il n’est pas bandit mais négociant, sauf qu’on est écrasé par les taxes, vous comprenez, alors il faut bien parfois éviter les chemins officiels. Et comme il avait de relations avec les Insec... les clans au-delà du Mur des Xiongnu, il en a profité. Même s’il a vécu un peu comme un nomade durant son enfance, il se défend d’en être un et se vexe quand on en émet l’idée. Cependant, il sait parler le Tabgach, langue apparentée à la vôtre, et se félicite de la politique de « retabgachisation » des noms des clans décidée récemment. On dirait qu’il hésite entre son héritage turcisant et sa culture sinisante. Il s’intéresse aussi à sur votre étrange équipée qui vous mène chez vos ennemis.


Le lendemain, vous obliquez doucement vers les montagnes dont vous allez contourner la pointe orientale que vous atteignez en deux jours. Vous y trouvez un peu plus d’eau, mais cinq de vos chevaux sont dans un piteux état. Avec des chevaux de sédentaires, la traversée aurait été un désastre [les chevaux des steppes possèdent le trait « Endurance » - disponible pour les humains aussi à propos].

« Nous y seront après-demain » indique Loutre-Bleue. Ayu-Kulak, d’un œil d’expert, repère les zones propices à des embuscades dans cet environnement accidenté et vous demande d’ouvrir l’œil. Bien vous en prend, car après avoir longé les collines à main gauche, vous y pénétrez carrément et une petite colonne de poussière derrière une crête trahit la présence d’une grosse bête, ou d’un cavalier, la veille de votre rencontre avec les « associés » de Loutre-Bleue.

Vous êtes grosso-modo à l’est de Kumul, de l’autre côté des montagnes. Il vous reste 29 jours.

Gianni 04/06/2016 12:09

[HRP] juste pour le plaisir des yeux : http://mongolschinaandthesilkroad.blogspot.fr/2016/06/princess-ukok-on-display-in-altai-rep.html

Arslan 04/06/2016 12:08

Je peux peut-être y aller en reconnaissance ?

Maître Zit 03/06/2016 13:02

Depuis quelques jour, vous arrivez un peu mieux à vous comprendre avec Loutre-Bleue.

Il écoute tes paroles avec l'air de ne pas toujours voir où tu veux en venir. Il a un clan.Les richesses, pour lui, c'est aussi une grande maison, des serviteurs et des robes de soie. Et euh... capturé par les Wei ? Mais il est lui-même sujet du royaume Wei, s'étonne-t-il. Il fronce les sourcils. "Peux-être veux-tu dire par les soldats ? Ah, je pense qu'on m'a dénoncé."



Il regarde vers la poussière, pas toute proche. "Oh, ce n'est peut-être qu'un tourbillon. Ou alors un de mes associés qui faisait le gué. S'il fait de la poussière, c'est qu'il part certainement prévenir les autres."



Loutre-Bleue crie -en Tokharien, la langue de Kumul, semble-t-il- mais rien ne se passe. La pousière s'estompe. "Il n'entend pas" dit-il en mettant un doigt á l'oreille et prenant l'air impuissant.

Ayu-Kulak 02/06/2016 13:47

"Eh bien, ami Loutre Bleue, si tu cherches une famille, celle de notre clan vient de s'agrandir d'étranges éléments (et je montre du doigt l'espèce de créature quasiment extraterrestre que l'on se trimbale, et qui doit souffrir terriblement de coups de soleil), donc tu pourrais y trouver ta place, dans les étendues infinies sous le ciel infini, plutôt que serré entre des murs, ah ah ah!

Après, on pourrait discuter des richesses. Les richesses, c'est les troupeaux qu'on possède, et les troupeaux auxquels on appartient, c'est à dire la famille et le clan, des gens qui sont loyaux et envers qui tu es loyal, d'ailleurs est-ce par traîtrise que tu as été capturé par les Wei?"

"Attends, ami Loutre-Bleue - qui est-ce qui se cache derrière cette crête? Si c'est un ami, dis-lui de se montrer avant que l'on aille voir ce qu'il en est, avec la ^pointe de nos flèches."

Maître Zit 29/05/2016 11:24

Les préparatifs durent encore le lendemain. Loutre-Bleue a accepté de vous guider mais sous condition qu’aucun soldat ne vous accompagne ou ne vous suive. Puis, équipés d’un chameau chacun portant vivres et flasques d’eau, vous partez de bon matin sur la même route qui vous a amenés à Anxi.
Kenjeke observe Loutre-Bleue de ses yeux acérés. C’est quelqu’un d’intelligent, il ne sera pas facile à tromper.

Le deuxième jour, alors que vous longez à main droite les collines sous une chaleur étouffante, Loutre-Bleue vous arrête. Il regarde partout, en arrière surtout, et vous fait bifurquer vers la droite. Vous vous engagez à travers des collines pierreuses, ce qui déplait aux chameaux mais a l’intérêt de laisser moins de traces. Vous arrivez en fin de journée, après plusieurs zigzags entre les collines et par des combes encaissées. Au vieux mur de Xiongnu. En cet endroit, la palissade de terre est affaissée sur au moins une vingtaine de pas, ne présentant plus d’obstacle au passage de chevaux. De l’autre côté, vous redescendez jusqu’à un point d’eau où vous pouvez refaire le plein.

[Pour ce premier round de conflit, Kenjeke a réussi un jet d’Insight, ce qui vous donne une information : Loutre-Bleue a 13 points de résolution (RP), là où Ayu-Kulak n’en a que 9 donnés par son CHA. Il va falloir probablement gagner 2 à 4 rounds pour vaincre la réticence du contrebandier. Le mieux serait donc de répartir les bonus. Tant que le chemin suit la route régulière, les connaissances d’Arlsan n’apportent pas grand’ chose, mais Ulap peut rouler des yeux, grogner et faire des réflexions menaçantes en fixant Loutre-Bleue, ce qui ne manque pas de l’inquiéter. Il apportera donc son bonus au premier jet de dés.
A-K : Persuade 75% + bonus Ulap 30% = 105% ---1d100 = 27
L-B : 52% deceit--- 1d100 = 02
Une réussite pour chacun, mais AK>LB, donc AK gagne. LB perd 1D6 = 3.
Rp restant : 9 (vous) à 10 (L-B)]

Le troisième jour, vous vous baladez dans les collines en direction globale du Nord, avant d’atteindre enfin une plaine désolée et caillouteuse qui s’étend à perte de vue. Arslan fait remarquer À Loutre-Bleue ses connaissances dans la région par quelques réflexions qui ne manquent pas d’étonner le contrebandier.

[2e round de conflit.
A-K a toujours ses 75% + 30% d’Arslan…. 30, un jet d’avantage car dizaine > unité
L-B … 38, réussite > A-K, mais comme AK a eu un « Avantage », A-K gagne encore et L-B perd 1d6…6 ! Il est à 4 RP.]
Mmmmh… se dit Loutre-Bleue, ceux-là sont peut-être moins ignorants qu’ils en ont l’air et peut-être vaut-il mieux les avoir de son côté que contre soi.

Maintenant, vous êtes devant un choix : Vous avez 2x plus de RP que Loutre-Bleue, donc vous pouvez vous en contenter. Cela vous assurera sa fidélité probablement au moins jusqu’à rencontrer ses « associés » ou jusqu’à ce que des circonstances exceptionnelles lui fassent changer d’avis (par exemple un grand danger ou un état de grosse faiblesse de votre part exploitable pour un gros gain sans danger). Vous pouvez aussi continuer pour tenter de réduire ses RP à 0. A ce moment, sa fidélité sera complète et durable, mais vous risquez, si les dés sont défavorables, de perdre vous-même (par exemple, un avantage avec jet > celui d’A-K et vous perdez 2D6 RP : avec un peu de chance, il peut vous enlever tous vos RP d’un coup.)

À vous de choisir.

Maître Zit 31/05/2016 09:13

[Le MJ a encore oublié de répondre sur l'esclave et s'en excuse. Il y a aussi parfois des commentaires qui se croisent dans le temps et qui me trompent. D'ailleurs, je vais réécrire le dernier commentaire selon les résultats des efforts d'Ayu-Kulak].



Jebe-Tsenkher, grâce à ses dons de tromperie, a réussi à convaincre l'intendant qu'une esclave serait un cadeau sympa à Bumin et s'est fait offrir Olga, une belle jeune esclave aux cheveux d'or et aux yeux de ciel d'hiver, venue du lointain Occident et qu'il gardera bien entendu pour lui.



Quant aux questions d'Ayu-Kulak sur Loutre-Bleue, rien ne dit que celui-ci veuille y répondre. Car finalement, c'est un contrebandier et ces gens-là sont assez discrets. Avec le temps, peut-être.



Ayu-Kulak continue ses assauts d'amabilité, espérant que ses preuves de confiance amadoueront le bougon Loutre-Bleue.

Ayu-Kulak 31/05/2016 00:03

(9 à 4 on peut se permettre de perdre deux fois, lui deux fois il est à nous!). Je continue mes tentatives de séduction, mais en lui faisant expliquant très calmement que s'il essaye de nous niquer, nous pouvons simplement le tuer en un instant et continuer sans lui.
Rien de personnel. Soit un cheval est utile, soit on le mange. (je suppose que les nomades ne passaient pas à côté d'une source de graisse et de protéines...)
Si sa fidélité est complète et durable, il nous protégera de ses comparses, nous préviendra des complots. Cette modération a une valeur inestimable. .

Je sacrifie une brique de thé pour la partager avec Loutre Bleue - insinuant au détour d'une dégustation, qu'il pourrait faire partie de ma suite. (bonus!)

Enfin, je sacrifie un mantra pour cet assaut final. :)

De plus, je revois mes plans. Mon objectif n'est plus de passer chez Bumin puis chez les Ashites, mais de débarquer direct chez les Ashites (quitte à envoyer un messager chercher Garan-Gar et l'informer des résultats de de notre mission). Ainsi, nous serons en avance pour faire notre campagne "électorale", avec le Tug et Ay-Salkin. Limite, en l'absence de Garan-Gar les gens pourront projeter sur lui ce qu'ils aimeraient voir en lui; et lui ne pourra faire de maladresse. ;)

(pour finir, est-ce que le MJ pourrait accorder autant d'importance à nos réponses que nous apportons à ses posts? :) J'évoque pour la 3e fois la possibilité d'une demande d'esclave femelle pour Djebe-Shenker. J'ai aussi posé un certain nombre de questions directes à Loutre-Bleur, dont un aperçu du background participerait certainement à l'immersion :))

Kenjeke 29/05/2016 22:57

"Pourquoi faudrait se préoccuper de ce violeur de chèvre plus que nécessaire ?" fait remarquer Kenjeke à Ayu-Kulak avec morgue. "Il ne doit même pas connaitre le prénom de sa mère... Je ne l'aime pas. Il est trop malin et il a déjà eu trop de chance en nous rencontrant."

Maître Zit 17/05/2016 19:19

[excusez ma lenteur mais je suis assez pris, et ca ne va pas s'arranger en Juin].

L’intendant vous conduit hors de la forteresse vers un grand bâtiment où se trouvent le tribunal et les prisons. Vous devez traverser à nouveau cette ville grouillante et puante. Quand on pense que les Wei osent surnommer les Nomades les « Insectes Grouillants » …

Escortés par deux gardes, on vous mène dans les caves du bâtiment, là où sont les geôles humides et sombres. L’air y est irrespirable, lourd de fumée et d’odeurs de pisse, de crasse et de vomis. Il n’y a même pas d’ouverture vers Tengri. Mais au moins y fait-il plus frais.

Un geôlier bossu et obéissant vous mène à travers les couloirs sombres jusqu'à une cellule, alors que l’intendant a mis un mouchoir de soie parfumée sur son nez. La lourde porte s’ouvre sur l’obscurité, le geôlier descend, on discerne des silhouettes, on entend un bruit de chaînes et un grognement, et il revient en poussant devant lui un être hirsute, sale, rongé de vermine et couvert de lambeaux. Ébloui par la faible lueur des lampes, il grogne dans un sabir étrange.
« Voici le bandit Loutre-Bleue, seigneur », dit le geôlier. Loutre-Bleue crache en Chinois. « Il dit qu’il n’est pas un bandit, mais un honnête marchand », fait remarquer Jebe-Tsenkher en souriant. Puis Loutre-Bleue avise l’intendant, s’incline révérencieusement et lui marmone quelque chose que vous ne comprenez pas mais dont vous percevez le ton obséquieux.
« Voici le contrebandier » vous indique l’intendant. « Si vous en voulez, je vous le donne ». Les yeux de Loutre-Bleue se tournent vers vous et il se jette soudain aux pieds de l’intendant en lui baisant la robe de soie. Celui-ci la retire vivement, d’un air dégoûté, alors que les gardes assènent des coups de hampe de lance au prisonnier. « Bon, euh, je vous laisse, faites-moi savoir quand vous aurez fini », dit l’intendant en repartant vivement, tenant toujours son mouchoir devant le nez.

Loutre-Bleue, encore à genoux, vous gratifie d’en bas un sourire à chicots vite effacé par un air interrogateur et inquiet : vous êtes après tout pour lui des barbares Insectes Grouillants, plus connus pour leur manie d’orner leurs chevaux de crânes d’ennemis que pour leur délicatesse et leur mansuétude.

ULAP 29/05/2016 11:26

[je ressort des limbes, mais je serai encore peu régulier...]
Ulap va faire jouer son charisme en se la jouant menaçant. Shaman est un fait établi, qui dois jouer dans l'esprit de cet ignare sans role actif d'Ulap. Ulap renforce le coté menaçant, du genre "mon chef est cool, mais au premier truc louche je te transforme en quelque chose de pas naturel", sourcils froncés et crachat pas terre!

Arslan 26/05/2016 15:01

Je vais aider avec Knowledge [Tarim Oriental] pour éviter qu'il ne nous égare.

Ayu-Kulak 25/05/2016 18:52

Bien, je me suis pris Communication (Persuade). J'ajoute que mon but est de devenir comme un frère pour le contrebandier, donc nous allons 1) le laver, le soigner et l'habiller en piochant dans nos propres vêtements des trucs à sa taille. 2) en le questionnant avec sympathie. Je suis aussi très curieux de savoir comment on devient bandit. Quel âge a-t-il? A-t-il de la famille, des frères et soeurs? Ses parents sont-ils toujours vivants? Que faisaient-ils? A-t-il une femme, des enfants? [d'ailleurs MJ, quid de la femme esclave pour Jebe-Tsenkher?] Appartient-il à un clan? Pourquoi n'a-t-il que des chicots, son clan n'a-t-il pas de soigneur/dentiste ? Peut-il nous raconter ses aventures ? Etc.

Pour les bonus, effectivement je verrais bien Ulap faire le méchant fl... shaman; Kenjeke faire Insight. Les autres, faut voir. :)

Pour les sacrifices, je suggère de ne rien sacrifier pour l'instant, sauf des bêtes rencontrées en chemin. Après tout, le sacrifice a d'autant plus de valeur qu'il a été obtenu de haute lutte.

Maître Zit 22/05/2016 18:12

« Bon io veule voss menar al guowan de voss, ma no sabe don ess trobe, ne qué », vous repond-il dans un sabir mélangeant une langue apparentée à la vôtre et des mots chinois. Il ressort de ce galimatias qu’il accepte, mais qu’il ne sait pas où se trouve, ni même qui est votre khan. La conversation est un peu laborieuse, mais vous comprenez qu’il peut vous emmener près de chez les « Insectes Grouillants » -les Juanjuan comme il dit- (allez savoir s’il parle des Avars ou des Nomades en général), au-delà du mur des Xiongnu, où il connait des gens qui pourront vous guider plus loin, car lui, il ne connaît pas plus loin. D’un air plein de sous-entendus, il rajoute « pel quemin ed Gobi que no passe pel chengshi », donc par le Gobi sans passer par les villes.
Comme vous ne manquerez pas de lui demander qui sont ces gens qu’il connaît, il répond que ce sont ses associés, des Nomades pour la plupart.

Puisque vous aurez plusieurs jours pour « faire connaissance », nous allons gérer un conflit social dont le but sera de vous assurer de sa fidélité. Régis, il faudra que tu me choisisses les Traits d’Ayu-Kulak stp, comme les autres l’ont fait.
1- Décidez d’un porte-parole (a priori Ayu-Kulak). Celui-ci décidera quels compétence et Trait il veut utiliser pour s’assurer de la fidélité du gars. Le Trait donnera un bonus à la compétence durant tout le conflit. Par exemple, au vu du dernier post d’Ayu-Kulak, il pourrait utiliser Communication (Persuade) ou (Command), encore faut-il qu’il ait ces traits.
2- Les autres peuvent décider d’aider avec un Trait ou un pouvoir ou un discours qui apportent des bonus. Par exemple, selon le discours d’Ayu-Kulak, Ulap peut apporter un bonus grâce à son Trait « Chaman Noir » qui fout les boules. Important : on ne peut utiliser un Trait en support qu’une seule fois au cours du conflit. Vu le CHA d’Ayu-Kulak, il y aura probablement plusieurs rounds. Les supports peuvent aussi choisir aussi de tenter d’en savoir plus sur l’opposition (le contrebandier) avec un jet d’information, par exemple insight.
Ayu-Kulak a un CHA de 09, ce n’est pas terrible, il aura besoin d’aide. Le contrebandier se défendra avec son INT (Knowledge Gobi) pour savoir s’il a des occasions de vous mettre dans le pétrin, ou peut-être Perception (Insight) pour trouver vos faiblesses. Ou WIL -=POW du BRP- (Willpower) si je décide de lui donner ce Trait. À chaque jet en opposition perdu, on perd qui du CHA, qui de l’INT (1 à 2d6).
Donc que chacun me dise comment il aide Ayu-Kulak et celui-ci décidera du nombre de bonus qu’il veut utiliser à chaque fois. Attention, le gars peut « contre-attaquer » avec un Trait (par exemple Deceit ou une magie -mais il n’est pas magicien), donc on peut garder des bonus pour se « défendre ». Je considère qu’il a déjà 2 bonus : Chaman Noir et sa promesse de récompense. Vous avez quelques jours, car on va d’abord préparer le voyage.

Vous aurez suffisamment de chameaux et d’eau pour les 10 jours jusqu’aux « associés » en vous rationnant et en vous ravitaillant aux rares points d’eau. Les chamans souhaitent-ils appeler des esprits, et lesquels ? Si vous ne voulez pas sacrifier de bête, il faudra probablement les forcer, donc des Grands Esprits ou des Aiyy sont à éviter -sauf coup de chance énorme.

Ayu-Kulak 21/05/2016 11:26

Je fais asseoir en tailleur Jebe-Tschenkher et moi à son niveau, puis m'adresse à lui comme à un négociant :
"Loutre-Bleue, hein? Je suis Oreille d'Ours. L'ours et la loutre s'entendent bien tous les deux pour attraper les poissons! Ah ah ah!

J'espère que vous avez appris à apprécier la vie... puisque les Wei se préparent à vous exécuter.

Mais vous ne mourrez pas. pas aujourd'hui. Conduisez-nous chez le khan des Türks. et vous vivrez. Nous vous récompenserons richement même. Il y a de la place dans mon clan pour les hommes capables... et loyaux.

Mentez-nous; trompez-nous; menez-nous à une embuscade; livrez-nous à nos ennemis... et nous jurons sur Tengri qui voit tout... que la première chose que nous ferons sera de vous tuer... avant que vous ayez pu profiter de votre trahison.

Si vous touchez ma femme, si vous la regardez de travers ou lui parlez mal, nous vous couperons la bite.

Nous avons tué des plus malins et des plus retors que vous... et nous tuerons encore.

Nous sommes des traitres et des assassins comme vous n'imaginez pas (sourire) Et nous avons avec nous un shaman et des esprits qui peuvent vous rendre fou et vous convaincre de vous tuer vous-mêmes (sourire).

Mais nous sommes des gens d'honneur. La route sera rude et les obstacles nombreux, mais si vous êtes fidèle et compétent, vous pourrez exprimer un souhait et nous l'exaucerons. Je le jure sur les ancêtres.

Allons maintenant. Je pense que nous aurons le temps de faire connaissance pendant les longues journées de cheval"

Kenjeke 20/05/2016 21:29

"Si ce gars me touche, me regarde de travers ou me parle mal, je vous préviens, je le chattre comme un hongre..."

Maître Zit 04/05/2016 13:29

L'intendant vous explique que le généra est navré de ne pas être présent mais qu'il a dû retourner à la capitale pour une affaire urgente. Il lui a demandé de prendre soin de vous et de vous aider pour votre retour, afin que vous puissiez transmettre ses amitiés et celles du Roi à Bumin Khan.

Devant votre intention de partir immédiatement, l'intendant reste un peu interdit. "Mais nous avions prévu des cadeaux pour vous et Bumin Khan, je n'ai pas eu le temps de les préparer ! Et puis traverser le désert en cette saison ? Sans chameaux en plus ?"

Il va falloir vous préparer sérieusement. Vous êtes des gens habitués aux environnements arides, vous savez que le désert en plein Juillet peut être mortel si on ne se prépare pas correctement (et même si, d'ailleurs)

Matériel, aide, idées... à vous. Pas besoin de me faire un liste exacte des bêtes et du matériel non plus.

Jebe-Tsenkher 12/05/2016 18:36

Les yeux brillants: "Ah oui, une esclave rien que pour moi !". On sent comme une frustration d'ancien esclave des Wei s'exprimer dans ces quelques mots.

Ayu-Kulak 11/05/2016 22:14

"vous êtes très sage et très sagace, monsieur l'Intendant. Le royaume des Wei de l'ouest est en de bonnes mains en l'absence du général. Nous souhaitons rencontrer ce contrebandier."

(chuchote à Djebe Shenker "il y a là l'occasion de se procurer une esclave femelle. ça te dit? Il n'y a pas de raison que Kenjeke et moi soyons le seul couple maudit de la bande!")

Maître Zit 11/05/2016 10:30

Effectivement, ce genre d’affaire prend des mois. Historiquement, ça a apparemment donné lieu à de longues tractations. Et Jebe-Tsenkher peut vous confirmer que la capitale est à plusieurs semaines de voyage de sédentaire d’ici.

Choisir un autre chemin à travers le désert sans le connaître c’est courir à la mort. Mais les arguments d’Ayu-Kulak semblent porter : effectivement, mieux vaudrait éviter les Avars.
« Il y a une possibilité : ce serait d’aller plein ouest par le Tarim jusqu’au lac de Bosten. De là, il vous faudra trouver un guide pour passer les montagnes Célestes [au nord desquels commence le territoire des Türks]. Ça vous prendra presque deux fois plus de temps que par Kumul. »
Devant votre mine déconfite, il rajoute : « Ou alors vous allez plein Nord avant de bifurquer vers l’ouest, mais il n’y a rien sur le chemin. Ça m’étonnerait que vous trouviez des Avars, au plus peut-être une famille nomade, ou des bandits en fuite. Vous connaissez la route ? »
Ben non, vous ne la connaissez pas. Il réfléchit un instant.
« Mmmhh… Il y a peut-être un moyen. » Il appelle un fonctionnaire et lui demande d’aller chercher un magistrat.
« En attendant, voyons comment vous aider. Il est clair pour nous que nous souhaitons que vous retourniez discrètement chez votre roi (vous notez le terme flatteur). Vous lui transmettrez nos remerciements et notre intérêt pour sa proposition qui sera transmise au roi Wen. Si nous donnons suite à cette offre, nous enverrons nous-mêmes une ambassade auprès de lui au plus vite. Pour preuve de notre bonne volonté, ses émissaires seront récompensés. »
Il fait appeler un esclave qui apporte dare-dare des paquets. Chacun d’entre vous reçoit une magnifique veste de soie et de brocard (une robe pour Kenjeke), un couteau damasquiné à la poignée dorée. Vous recevez aussi un rouleau de soie pour Bumin Khan et une clepsydre helvète qui fait coucou (euh, non, plutôt des briques de thé).
« Nous sommes navrés de ne pas pouvoir en faire plus, mais les circonstances l’exigent. Et nous vous fournirons des chameaux et des vivres bien entendu. En revanche, des animaux à sacrifier, nous ne pouvons pas : l’enseignement du Fó l’interdit ! »

On annonce le magistrat qui entre dans le bureau, l’air étonné. L’intendant lui demande des nouvelles d’un bandit croupissant dans les geôles. Celui-ci n’est apparemment pas encore mort, ce qui le réjouit. Il congédie poliment le magistrat et vous regarde d’un air satisfait.
« Voilà : nos guides ne connaissent pas les routes en-dehors des voies commerciales ou près de la frontière. En revanche, nous avons un contrebandier qui pourrait vous mener loin, en dehors des voies connues. Je ne garantis bien entendu pas sa loyauté, mais dans le désert, tout seul, il n’irait pas très loin. Il est heureux que nous ne l’ayons pas encore décapité. Dois-je vous le présenter ? »

L’alternative serait que vous tentiez le coup tous seuls en vous fiant à votre sens de l’orientation et à une chance énorme pour trouver de l’eau ou des gens (famille ou …bandits). Je ne vous force pas la main.

Ayu-Kulak 10/05/2016 23:51

premièrement ; où en sommes-nous du point de vue diplomatique ? Si mes souvenirs sont bons, le général réservait sa réponse quand à l'offre de Bumin-Khan (épouser une fille de Wen, Qaghan des Wei de l'ouest). Que pouvons-nous dire de ce qu'il a répondu jusqu'à maintenant? Si nous n'avons pas assez d'informations sur la décision prise, à rapporter à Bumin, nous en demandons à l'Intendant, il est là pour ça - prendre des décisions à la place du général.

deuxièmement, si le choix proposé est d'attendre des semaines, - donc de risquer fort de perdre le leadership des Ashites, - ou d'attendre des réponses précises pour accomplir la mission de Bumin, mon choix est fait depuis longtemps : chez les Ashites!

Si YuwenTai, général en chef des Wei occidentaux (et non orientaux comme indiqué dans le background ;)) revient (on ne sait quand) de chez l'Empereur avec la réponse de l'Empereur, qu'il envoie à son tour un messager à Bumin! ;)

De toutes façons ce genre d'affaire prend des mois de négociations, et ça m'étonnerait qu'on soit repartis avec la fille du Qaghan ;)

Moi je ne suis pas un diplomate, mais un noble guerrier. Je le fais bien comprendre à l'intendant. Pas de temps à perdre.

Troisièmement, c'est vrai que c'est mieux de ne pas mourir... donc on va préparer notre expédition. Donc pas de choix 1.
On ne va pas pendre le même chemin qu'à l'aller parce que 1) il est sec et chaud 2) nous ne sommes pas des monteurs de chameaux (*) 3) un seul mot ; Avar. Donc pas de choix 2

Voyons si le choix 3 est possible (ou 4). Donc, nous demandons à l'intendant (choix 5) de l'aide pour éviter les espions avars (je suppose que nous sommes en comité restreint, pas en audience) :

- des guides, qui peuvent nous conseiller pour éviter à la fois le désert et les Avars.
- des vivres *et de l'eau*
- des chameaux pour porter l'eau sans en consommer.
- des cadeaux; nous en comprenons l'intérêt diplomatique et l'engagement qu'ils représentent. Cependant, nous voulons voyager discrets, en cas de contrôle par une patrouille "avar, voire même cupide", qui nous dépouillerait. Donc, de même que nous avons amené les chevaux en cadeau de Bumin sous le couvert de vente/paturâge/don au beau-père, il nous faut des cadeaux qui ont des raisons d'être là (par exemple on les aurait acheté) et dissimulables.
- nous demandons un message (écrit et oral) à ramener à Bumin
- on était censé (notre couverture) ramener la femme de Djebe-Shenker "le Wei"...

6. : on demande
- des trucs à sacrifier aux esprits. Évidemment pas "donnez nous vos meilleurs chevaux, qu'on les égorge là devant vous", mais des animaux qu'on pourrait sacrifier un peu plus loin au début de notre voyage.
- le Mandala de Wang, on l'utilisera au moment crucial si/quand on sera perdu dans le désert, au moment de passer une épreuve déterminante.


(*) tiens c'est marrant, ce n'est pas une tribu praxienne... ;) Pourquoi n'y a-t-il pas de chameaux à Glorantha?

Kenjeke 10/05/2016 15:09

Heu... "gave" est peut-être un mot un peu outrancier, même avec les questions fermées, je n'ai pas la moindre idée de ce que signifient ces choix... on ne peut pas résoudre ça avec un jet de dé ? (parce que dans la vie, je ne suis pas nomade dans les plaines d’Asie de l'époque, du coup c'est assez confus de mon côté...).

Maître Zit 08/05/2016 17:07

Bon, apparemment ca vous gave de vous creuser la cervelle à preparer votre voyage. c'est pourtant essentiel. On va procéder par questions fermées alors.

Souhaitez-vous :

1- partir comme vous êtes avec vos 13 chevaux

2- emprunter le même chemine qu'à l'aller ?
3- tenter la voie proposée par Ayu-Kulak ?
4- proposer une autre voie ?

5- demander l'aide des Wei
*5a vivres ?
*5b guides ?
*5c chameaux ?
*5d autres ? (préciser)

6- demander d'autres aides ?
*6a esprits
*6b autres (lesquelles ? Notez que vous avez toujours le Mandala de Wang)

Maître Zit 29/04/2016 18:28

Sur le chemin d'Anxi, Guo s'est un peu détendu et ouvert. Il vous tient apapramment en meilleure estime et a même de temps en temps sorti des mots dans le dialecte tabgach, qui est apparenté au vôtre.
Une fois à Anxi, on vous mène vers la citadelle. On y soigne vos chevaux et on vous trouve deux chambres, comme à l'aller. On vous laisse vous restaurer et vous reposer, et vos chevaux sont soignés et nourris. Vos faites bien attention à ce qu'on les nourrisse de foin et non pas d'avoine comme pour les chevaux sédentaires.

Le lendemain vous êtes demandés par l'intendant afin de narer votre séjour au temple. Après vous avoir entendus [si vous voulez, vous pouvez raconter sur le blog mai c'est optionnel], l'intendant vous fait savoir que vous êtes les invités du général Yuwen Tai jusqu'à la reprise des caravanes dans quelques semaines. Mais du Général Yuwen Tai, vous ne voyez pas de trace.

Kenjeke 02/05/2016 17:49

"Ne laisse pas le succès te monter à la tête, mon fiancé... Tu n'as pas réussi seul et il vaut mieux arriver en retard que jamais. Ne perdons pas de temps ici. Ces sédentaires sont aussi faux que les Avars;"

Maître Zit 01/05/2016 19:14

Vous faites bel effet avec vote tête d cyclope. Guo se joint vite à vous pour avoir sa part de gloire et Jebe-Tsenkher note qu'il enjolive son rôle. "C'est bien que vous montriez la tête du démon, comme ca personne ne pourra dire au général Yuwen Tai que nous nous sommes vantés ! Quel dommage qu'il ait dû quitter Anxi pour retourner à la capitale."
(À propos de la tête, c'est au cheval d'Arslan qu'elle devrait pendre, car c'est lui qui l'a tué.)
Vous ne verrez donc plus Yuwen Tai. Vous retournez donc chez l'intendant le lendemain.
"Je comptais vous faire mander" dit-il d'un ton aimable en vous offrant du thé. "Êtes-vous bien installés ? Vos chevaux sont-ils soignés comme vous le souhaitiez ? J'ai fait donner des instructions ! Il paraît que vous avez montré partout la tête d'un démon ? Montrez-la moi, par le Fó !"

[À propos de chemin proposé par Ayu-Kulak : dans ces zones arides, en plein été, les chemins sont déterminés par les points d'eau qu'il faut connaître et rejoindre à temps. Vos compétences en survie pourraient aider, mais vous connaissez plus la steppe que le désert. Vous jeter à l'aveuglette serait probablement fatal]

Ayu-Kulak 01/05/2016 01:29

"vraiment? Nous ne sommes pas en retard, grâce à ma stratégie " fait un Ayu-Kulak d'excellente humeur. N'a-t-on pas dit que de notre clan à Kumul, il y a une lune de voyage (à une allure de caravane), de Kumul à ici peut-être une demi-lune. ça le fait".

(air grave) "je me suis rappelé mes souvenirs" (j'ai relu d'anciens messages). Pour revenir à la frontière, il suffit de suivre la muraille des Wei. Après... on pourrait peut-être prendre le risque d'aller vers le nord, puis vers le nord-ouest, en contournant Kumul (Hami), qui est aux Avars. Avec l'aide des esprits, et en prenant de grandes réserves d'eau nous pourrions le faire)

(pour que cela soit plus clair, voir https://en.wikipedia.org/wiki/Gobi_Desert#/media/File:Gobi_desert_map.png . Anxi est à peu près au niveau du S de Gansu. Hami = Kumul)

(air sombre) "Nous voici de retour dans une ville de femmelettes et d'intrigants et de traîtres. Le général nous fait attendre, mais il nous a déjà fait attendre à l'aller. C'est comme cela qu'il se rend intéressant. Nous allons montrer partout la tête du cyclope, et nous faire passer pour des chasseurs de démons. Cela devrait convaincre les espions avars, et pousser le général Yuwen à se décider à nous dire quelle bonne femme il va se décider à offrir à notre Khan!"

"si dans 24h on a pas été recontacté, on retournera voir l'intendant."

Maître Zit 30/04/2016 22:09

j -42

Ayu-Kulak 30/04/2016 13:31

"faisons le point sur le jours qu'il nous reste", dis-je en sortant ma ficelle à noeuds. "Vous imaginez, si nous avions suivi le plan du khan, nous serions je ne sais où, en caravane, en train de trainer, et de revenir après le kurultaï..." et je secoue la tête d'incrédulité.
(peux-tu nous remettre l'image de la carte?)