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Kumul, enfin !

30 Octobre 2014 , Rédigé par Maître Zit Publié dans #Troisième Acte

Arrivée à l'oasis de Kumul
Arrivée à l'oasis de Kumul

Kumul ! Oasis rafraîchissant célèbre pour ses melons et ses raisins ! Ville-état à la frontière ente deux mondes, celui de culture chinoise et celui des Tokhariens du Tarim, aujourd’hui contrôlé par l’empire des Avars, vos maîtres. C’est là que vous arriverez en milieu de journée.

Au détour d’une colline, apparaît soudain au loin une vaste tâche verte : c’est l’oasis de Kumul, qui s’étend sur des kilomètres, entouré par le désert gris quand il est de pierre, ocre quand il est de sable et dont vous devinez les dunes. Au Nord, les derniers soubresauts du Tian Shan tentent vainement de faire croire que le massif s’étend plus loin. Vous vous en approchez au pas lent de la caravane, sous une chaleur de plus de 30° et un soleil à peine voilé par un ciel laiteux.

Une fois sur place, vous pouvez observer de plus près cet endroit idyllique à en voir le visage réjoui de vos compagnons de voyage. D’abord un sol herbeux semblable à votre steppe familière. Des moutons paissent tranquillement. Ensuite apparaissent les premiers arbres qui bordent un chemin de terre et vous font une ombre bienvenue, alors que le paysage devient de plus en plus vert et fertile. Mais au lieu d’y trouver des pâturages où des troupeaux pourraient profiter de l’abondance, comme il serait sage et utile de faire, le chemin serpente entre des parcelles carrées. La terre est écorchée par des canaux et des paysans la frappent de leurs bêches. Ces parcelles sont cependant pleines de bonnes plantes, vous vous étonnez presque qu’aucune bête n’y paisse. D’ailleurs, vos chevaux sortent doucement du chemin de terre pour arracher quelques bonnes pousses tendres au passage : après leur dur trajet, ils ont bien mérité cette friandise. Un paysan s’approche, l’air contrarié, et vous crie quelque chose que vous ne comprenez pas. Wang vous explique que non, il ne faut pas laisser les bêtes partout, il y a des zones réservées aux chevaux.

Vous approchez d’un petit village de terre et de briques flanquée d’une tour de guet. Un homme légèrement armé en sort et vous arrête. S’en suivent des échanges qui vous échappent, Ys-Alma sort un parchemin, on parle aussi de vous apparemment. Enfin, Wang vous indique qu’il faut aller jusqu’à la ville de Kumul pour se faire enregistrer : c'est-à-dire indiquer vos noms, d’où vous venez, ce que vous possédez, et ce qui constitue des biens commerciaux afin de payer les taxes, vos activités et votre durée de séjour prévu. Vous avez le temps de bien préparer vos réponses.

Après environ ½ heure et après avoir encore croisé deux hameaux, apparaissent devant vos yeux esbaudis de hautes murailles ocre crénelées qui s’étendent de chaque côté. Elles sont percées d’une seule grande porte massive et sculptée ouverte par laquelle passe une foule grouillante dans une cacophonie incroyable. Des piétons, des charrettes chargées de melons ou de ballots, des hommes et des femmes… Ys-Alma vous fait savoir (toujours par le truchement de Wang et Jebe-Tsenkher) qu’au moins un de vous doit venir pour inscrire la troupe. Jebe-Tsenkher pourrait être utile pour traduire. Vous vous arrêtez devant la porte où un groupe finit de se faire contrôler par des soldats Kumuliens. Deux chevaux nomades, peut-être avars, avec chacun un arc fixé à leur selle sont attachés près de la porte, mais leurs maîtres ne sont pas (encore ?) visibles.

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Maître Zit 15/12/2014 18:02

[désolé. je n'étais pas dispo ces derniers jours jusqu'à maintenant]

Il y a plein de choses que vous pourriez acheter ! Des étoffes, mais aussi des bijoux en or du Pamir aux motifs exotiques, sertissant des pierres de toutes les couleurs, ou du corail et du verre coloré et fragile de la lointaine Folin [Empire romain –d’orient bien entendu], du Musc de l’Himalaya, des plumes improbables, des oiseaux étonnants dans des cages d’argent, des poudres colorées aux odeurs fortes, des fards, des aiguilles, des meubles encombrants et tellement peu pratiques, de l’ivoire… et des fourrures qui vous semblent déraisonnablement chères. Kenjeke ne sait pas la valeur de l’argent car vous êtes plutôt des adeptes du troc, mais elle sait la valeur du luxe, notamment pour asseoir son statut. Perdus dans les ruelles bruyantes du marché, vous êtes étourdis par l’abondance toutes ces merveilles dont certaines vous sont inconnues. A en avoir presque la nausée. Malheureusement, ce ne sont pas les 4 chevaux qui vous permettront d’acheter tout ca.

Revenus de vos emplettes avec une chemise un peu plus chic pour Ayu-Kulak, vous faites un saut par le caravansérail où vous pouvez prendre un bain. L’eau est tiède, elle est abondante et si vous vous étonnez de sa provenance, on vous fait comprendre qu’elle vient de sous le sol. Mais vous n’avez pas vu de puits. Vous dépensez vos dernières pièces dans un massage à l’huile parfumée et repartez détendus au camp. Ca fait du bien, mais cette impression de mollesse nous vous plaît guère, vous avez l’impression de ne plus avoir tous vos moyens, ni toute l’attention requise pour vivre dans la steppe, tels des loups impitoyables : voilà pourquoi les sédentaires sont faibles, s’ils préfèrent se tartiner d’huile plutôt que de s’exercer à l’arc et rester aux aguets !

Arrivés à votre camp, des visiteurs vous attendent. Ils sont 3, un âgé bedonnant et richement vêtu d’une tunique mi-longue comme on en porte ici, un jeune plus chichement habillé et qui court chercher Bir-Bilek à votre approche, et un troisième plus costaud à l’air martial et au visage buriné par les combats, portant un surcot de cuir et une épée. À part l’adolescent, ils ont tous les deux les cheveux rasés, à la mode locale ce qui contraste avec les longs cheveux noirs qui couvrent vos épaules. Il y a avec eux deux grands chevaux et une mule. L’homme âgé se présente en Kumulien [Thokarien oriental, donc, langue indo-européenne pour les érudits], Bir-Bilek traduit à peu près :
« Ce lui-là, il dit la loi ici. Ce n’est pas un bek, attention, ce sont des gens qui font ca pour les Bek. Il veut vous parler »

Milan Opiniâtre 16/12/2014 07:37

Lán sè jiàntóu et moi nous mettons en première ligne, l'air résigné, et on lui fait signe de continuer.

Maître Zit 05/12/2014 15:14

Ytariye ira jusqu’où le moine voudra et tant qu'il paie. Le temple se trouve en ville. Vous ne pouvez pas le manquer, il est en construction. Mais si vous cherchez, demandez le temple du Bouddha, ce sont les Tuòbá qui disent Fò… vous précise Ytariye dans son baragouin Chinois.

Et vous voilà repartis dans cette ville puante et grouillante. Quand on pense que les Wei osent vous appeler les Insectes Grouillants…
En fait, le temple est bien avancé : il s’agit plutôt de travaux d’agrandissement, dans un quartier plutôt plus riche. Il y a déjà une cour et des bâtiments simples de chaque côté. On s’affaire sur le bâtiment central dont on élève un étage. Quelle idée aussi de construire des maisons en dur pour les Dieux, alors qu’ils habitent dans le Monde Supérieur ou dans la nature. Kökök reconnait l’architecture de sa jeunesse chez les Wei. Le chantier va cependant au ralenti sous la chaleur estivale. Les ouvriers font la pause de midi. Et d’ailleurs vous gênez avec vos chevaux qui piétinent n’importe où. Après quelques remarques que vous ne comprenez pas mais dont le ton excédé est sans équivoque, on fait venir Wang lui-même, qui vous accueille avec le sourire, vêtu de sa robe de safran élimée. Des gouttes de sueur perlent sur son crâne brillant. Il vous invite à entrer dans un des bâtiments périphériques. Il y a là un logement à une pièce avec une table basse, un tapis, un petit foyer et dans le coin une couche, une gargoulette et son sac. Des parchemins sont étalés sur la table basse. Wang vous offre une infusion chaude de thé, denrée rare chez vous.
Vos intentions de continuer le voyage l’enchantent. Il préfère votre compagnie à celle de son compagnon qui l’a abandonné lors de l’attaque des brigands !
« Moi, un espion ? Ahah ! Mais seuls Fò et la Compassion guident mes pas. Le temple de Fò est garant de ma probité, ainsi que nombres de gens importants ici, j’en suis sûr. Et je ne suis que de passage. D’ailleurs, à mon dernier passage, il y avait d’autres maîtres m’a-t-on dit, alors je ne suis vraiment pas venu espionner les nouveaux maîtres de Kumul. Et puis j’ai rapporté des documents très intéressants de l’Ouest pour prouver ma bonne foi, je ne les ai pas trouvés dans le désert ni ici ! Et s’ils restent têtus, je compte sur Fò pour les éclairer »

Pour ce qui est du chameau, le temple vit des dons des fidèles qui ne sont pas encore très nombreux. Ils ont déjà eu du mal pour lui en trouver un, et Wang a dû laisser ici un de ses « 7 trésors de Fò », mais il demandera, il y en a peut-être un autre à louer au caravansérail chez un fidèle compatissant. Il s’en occupe. Départ dans deux jours, revenez demain, il vous dira ce qu’il en est du chameau.

Vous pouvez passer le reste de votre journée à faire le tour de ce dont vous aurez besoin : acheter des outres, un peu de foin pour les chevaux, des vivres pour vous, faire quelques réparations, trouver des turbans comme ceux que portent les clans du désert. Si vous avez encore des choses à demander à Wang, vous pouvez.

Kenjeke 12/12/2014 16:29

Kenjeke se moque bien des excuses que Ayu-Kulak se trouve dans sa tête. Tant qu'à faire, elle aime mieux être propre que sale et bien habillée que pouilleuse. Elle s'estime de haute lignée, a la tête sur les épaules et connait la valeur de l'argent. Si elle peut compléter une tenue féminine pour une occasion à venir, elle en profite et négocie avec un acharnement féroce de nomade sur un morceau de viande boucanée. Si elle peut rendre son compagnon un minimum élégant pour un tarif raisonnable, elle ne se gène pas non plus. Lorsqu'il faudra négocier avec des seigneurs Wei, ce ne sera pas en loques puant le crottin de cheval... même si ces dernières ont leurs utilité dans la steppe.

Ayu-Kulak 11/12/2014 12:38

Je crois qu'il me reste une tenue de soie de ma présentation à Bumin. Celle que j'avais utilisée pour demander la main de Kenjeke à Ay-Salkin. Sinon je m'achète quelque chose.

On passe au caravansérail se laver d'abord; je ne veux pas que les marchands nous prennent pour des bouseux crédules. Enfin, ils peuvent nous prendre pour des bouseux crédules, mais propres.

On achète le nécessaire pour l'expédition d'abord, mais ensuite Ayu-Kulak ne refuse rien à Kenjeke. Il se dit que ça lui foutra la honte si elle dépense trop, ça lui apprendra et elle grandira et elle apprendra à devenir fille de chef (enfin bref, pseudo justification)

Kenjeke 11/12/2014 11:52

(Si Kenjeke a besoin de "fine manipulation" pour s'occuper manuellement de Ayu-Kulak, il va y avoir de la déception le soir de la nuit de noces... enfin glissons :-D).

A son fiancé:
"Tu vois c'est très léger, une pièce de plus ou de moins... ce n'est rien."

Arslan 08/12/2014 19:42

[HRP] Il rapporte des documents de l'Ouest... On va jouer le Voyage vers l'Ouest mais à l'envers :)
En parlant de Voyage vers l'Ouest je vous recommande cette beauté : http://www.editions-fei.com/#!voyage-vers-louest/c1o4n

Maître Zit 08/12/2014 18:05

Avec les mains aussi tu peux convaincre Ayu-Kulak...

La soie, c'est très léger, une pièce de plus ou de moins, ce n'est rien.

Vous êtes plutôt partis avec vos attributs guerriers. Faudra peut-être polir vos casques et brosser vos chevaux. Ayu-Kulak a une armure de cuir, mais joliment de´corée et de belle facture. Arslan possède sa tunique bleue donnée par Bumin, même si elle est un peu sale. Kenjeke a bien entendu au moins une belle robe de soie ou de brocard.

Avant de quitter Wang, il vous dit "si vous voulez prendre un bain, il y en a au caravansérail."
Il dit ca, il dit rien...

Kenjeke 08/12/2014 16:07

(et voilà ! Ca mérite un gain de % en fine manipulation... ah zut ça c'est pour avec les mains :-P)

Ayu-Kulak 08/12/2014 11:35

Ayu-Kulak a un sourire jusqu'aux oreilles (d'ours) "oui oui allons voir les étoffes. Mais c'est vrai que nous ne pouvons nous encombrer. Au retour peut-être, si nous passons par ici - probablement qu'on repassera par ici."
Au fait est-ce que dans nos bagages nous avons nos beaux habits de soie pour notre entrevue avec le roi des Tangachs de l'ouest?

Kenjeke 07/12/2014 16:32

(On a du temps alors ? Chouette je vais pouvoir la jouer girly...)

Blanche-Peau s'accroche au bras de Milan-Opiniâtre et lui susurre à l'Oreille "Si nous avons un peu de temps, nous pourrions aller voir les étoffes, ces gens-là n'ont rien d'autre à faire que d'en tIsser de superbe ou d'en faire venir de pays si lointains que tu en ignores même le nom... Ce n'est pas pour acheter et nous encombrer, rassures-toi, mais peut-être que pour le jour de notre mariage..."

(Héhé...)

Wang 07/12/2014 12:07

Des textes religieux, notamment sur un Éveillé de l'empire de Folin qui m'intéressait. Mais je ne suis pas allé jusqu'à Folin, c'est bien trop loin ! J'ai passé du temps à Boukhara auprès de adeptes du Fò de Lumière. Si la Révélation de Fò intéresse ton ami Ayu-Kulak, je peux lui la lui enseigner. À vous tous aussi d'ailleurs.

Milan Opiniâtre 06/12/2014 02:02

Une questions à Wang, juste par curiosité.
- quels documents de l'Ouest? De l'Ouest de chez les Tabgachs? de notre Est, alors?

Maître Zit 03/12/2014 16:44

Les hautes températures sont bien la raison pour laquelle il n’y a pas de caravane en été. Mais vous ne passerez pas par la partie la plus terrible du désert.

[Désolé, j’avais zappé la liste des guides.]
Bir-Bilek vous a donné un nom intéressant, Ytariye, mais le premier jour, il était absent. Il est maintenant rentré. Il vous faudra être très convaincants pour qu’il accepte de vous suivre et d’affronter la chaleur, la soif, les tempêtes de sable et les Wei. Donc un jet de persuade sera nécessaire, fait par Jebe-Tsenkher car le guide parle un peu le Chinois.
Il habite dans un village au-delà de la rivière. Vous devez à nouveau traverser la ville car ses murailles orientales sont bordées par les eaux gonflées par la fonte des neiges du Tian Shan proche. Le chemin est simple : une grande artère traverse Kumul de part en part, reliant les deux uniques portes. Vous pouvez ainsi admirer les bâtiments sur la place centrale, dont un palais aux portes de bois précieux et aux fenêtres décorées de motifs compliqués, dont deux hommes armés en armure assurent la garde. Les gens sont richement vêtus, quoique de manière très peu pratique, femmes et hommes portant des bijoux précieux côtoient des mendiants en haillons. Vous croisez un guerrier monté sur un beau grand cheval du Fergana, revêtu d’une riche armure de fer aux clous dorés couvrant une tunique de soieries tenue par un baudrier serti de pierres. On dirait un khan, jusque dans son regard hautain. Il y a beaucoup de monde, et beaucoup de richesses aussi, que vous dévorez de vos yeux avides, assis sur vos chevaux. Plus loin, un bâtiment est en construction. Enfin, l’artère principale finit sur une deuxième porte identique à la première et qui ouvre sur un pont de pierres.
Après les contrôles d’usage bien que très succincts « quittez-vous la ville ? Oui ou Non ? Putain, ils comprennent rien ces barbares. Bon, allez, allez, passez, vous gênez, là », vous pouvez vous rendre au village du guide.

La maison d’Ytariye se compose d’une petite cour fermée d’un côté par un mur d’un côté et les habitations sans étage des trois autres. Elle est relativement plus grande que la plupart des maisonettes locales. Il y a là au moins une grande famille, des poules et une petite grange d’où sort un braiement. Ytariye vous reçoit d’abord d’un air dubitatif, assis sous des cannisses. Mais Jebe-Tsenkher dans son rôle de Wei le convainc assez vite. Justement, le temple de Fò « qui a plus d’argent qu’ils veulent bien le dire » l’a aussi contacté et il hésitait, mais s’il reçoit du renfort de votre part, il pourrait se laisser tenter, au moins jusqu’à la frontière Wei. Il doit marier sa fille mai et doit encore augmenter la dot. « Voyez avec le temple pour un contrat d’escorte si vous voulez ». Départ le plus tôt possible dans deux jours car en ce début Juin, la chaleur est déjà très intense.

Milan Opiniâtre 05/12/2014 02:18

@ Kenjeke : "il serait malvenu de voler un chameau. Demandons plutôt au temple de nous en louer; Ytariye les ramènera à son retour"
Je propose qu'on soit tous vigilants au temple, à la recherche de coups fourrés ;)

Milan Opiniâtre 05/12/2014 02:15

Je préviens Ytariye que nous souhaiterons être conduits jusqu'à Anxi, ou jusqu'à un endroit où nous serons sûrs d'aller à Anxi sans nous perdre. Que nous allons demander une rallonge au temple, mais que nous reviendront négocier ce point.

On va filer au temple de Fo, et effectivement on demandera à Wang ce qu'il répondrait si les Avars le soupçonnaient d'être un espion? (pour éviter de le "cuisiner" directement ;))

Kenjeke 05/12/2014 00:07

"Je me demande qui les ancêtres de ces mollassons citadins ont bien pu piller autrefois pour être encore aussi riches aujourd'hui?" se demande Kenjeke. "Nous ne pourrions pas dépouiller l'un d'entre-eux? ils ont l'air faibles et lâches à se cacher derrière des pierres entassées comme des cancrelats qui fuient le ciel..."

Maître Zit 04/12/2014 09:15

Ytariye vous explique que ca va ca vient. Entre deux périodes de guerre active, les caravanes reprennent. Il faut bien vivre. Mais elles sont contrôlées : si votre cargaison comporte des armes, du minerai, des montures ou tout ce qui pourrait aider militairement les Tuòba, ca n’ira pas. Hein ? C’est qui les Tuòba ? Ben les habitants des royaumes Wei, quoi. Mais pour escorter un moine chinois et un couple Tuòba –euh Tabgach comme vous dites-, ca pourrait aller. À moins qu’on ne te soupçonne, Lán sè jiàntóu, d’être un espion ou un émissaire Wei. Il faudra être convaincant avec les autorités.
Ytariye vous laisse un instant réfléchir, puis rajoute. Mais les autorités kumuliennes sont plus enclines à autoriser les échanges pacifiques que les Insectes Grouillants.

La frontière est à mi-chemin. Le désert commence à la sortie de l'oasis de Kumul à deux jours et finit à celui d'Anxi, pour reprendre ensuite.

Puis il demande quelles sont vos bêtes. Il fait la moue. Il préfère les chameaux, ca boit moins et s’il y a une tempête, on s’égare, ou est retardé pour une raison ou une autre, ca peut sauver. Peut-être que le moine en aura au moins un. Un chameau, ca vaut bien 5 chevaux.

Si le désert ressemble à ce que vous avez vu en arrivant (plutôt caillouteux avec quelques herbes rases de ci ce là) et qu'il y a des points d'eau réguliers, au moins tous les 2 jours, ce qui est apparemment le cas, qu'il n'y a pas de vague de chaleur et que vous ne perdez pas un jour en chemin, vos chevaux devraient pouvoir le traverser, mais il y a un risque [je ferai des jets de CON pour vos chevaux]. Plus il y a de chameaux, moins il y a de risque car moins d'eau à répartir.

Milan Opiniâtre 04/12/2014 00:11

à part ça, Kenj... Peau Blanche a raison, et avant de vendre (mal) notre matos, on essaye déjà de voir si on a des besoins. Garder un arc composite en réserve serait pas mal (je suis sûr qu'il y a des règles d'arc ou de sa corde qui cassent, dans RQ!). Après il faudrait que chacun regarde sa feuille de perso (ou demande au MJ de le faire) pour effectivement se blinder. Même Puant (Ulap) s'il a besoin d'arme ou de bouclier...

Milan Opiniâtre 04/12/2014 00:07

"noble Ytariye, tu ne vois aucun problème lors de notre départ de Kumul? Les gardes ont eu l'air de dire qu'ils ne nous laisseraient pas partir pour le pays Tabgach car ils sont en guerre...
2e question : où se trouve la frontière Tabcach par rapport au désert? On ne voudrait pas être abandonné dedans..."

Maître Zit 28/11/2014 17:24

On vous indique où trouver des armuriers mais il faut se dépêcher car les boutiques ferment.
Vous laissez le caravansérail vous et pénétrez dans le quartier des marchands jusqu’à une armurerie. Dans cette ruelle, on entend des bruits de marteaux un peu partout : là sont les ferronniers, chaudronniers et autres armuriers. Vous-mêmes venant d’un peuple de forgerons, cette concentration vous rappelle l’ail de feu Bex-Toro qui contrôlait les principales mines des Ashite –maintenant aux mains de Tchoyun ! Le gars baragouine quelques mots de Türk car il a fourni les Tölächs avant de fournir les Avars. Kenjeke s’avère rude à la négociation, alternant avec habileté les expressions, des minauderies à la colère feinte. L’armurier vous propose des pièces dont vous n’avez aucune idée de la valeur, alors la négociation se poursuit. Finalement, vous tombez d’accord sur des vivres, une réparation des armures si nécessaire et autres broutilles abîmées par le voyage. Il préparera tout ca pour le lendemain.

2 ème jour à Kumul (22ème jour de voyage)
Trouver un guide est difficile. Après avoir traîné à cheval aux alentours de l’oasis pour essayer de repérer un guide "qui n’habite pas à Kumul", il apparaît vite que le caravansérail reste le meilleur endroit pour en trouver, mais la saison est terminée car il fait très chaud (*). Là, vous comprenez assez vite qu’il vous faudrait payer cher et que peu seraient enclins à se balader chez les Wei avec des guerriers Türks. Sans caution « morale » (caravane, saint homme ou autre), ca sera dur de trouver. On note au caravansérail que vous êtes volontaires pour escorter qui voudra vers Anxi et si quelqu’un cherche, on vous fera signe.
Vous menez vos chevaux à la rivière qui traverse l’oasis du nord au sud et longe la ville à l’est. Depuis le bord de la rivière, la ville se trouve donc loin au nord par rapport à vous. De l’autre côté, jouxtant directement le cours d’eau, vous pouvez voir un ail avar de nombreuses dizaines de tentes. Il n’y a pas que des guerriers, mais aussi des familles et des troupeaux.
Vous pouvez aussi procéder au troc des armes.

3ème jour (23ème jour de voyage). Les chevaux sont très contents de se reposer et profitent bien.
Le marché aux bestiaux se tient à l’extérieur de la ville, dans un pré. Il y a de tout, des chèvres, des moutons, des bœufs, des chameaux, des mules, mais vous êtes les seuls vendeurs chevaux. On vous assigne une place. Bir-Bilek vous a vaguement renseigné sur ce que coûte un cheval en pièces, mais ca varie beaucoup comme vous le savez vous-mêmes. Vos chevaux ne sont pas encore très fringants. Des gardes kumuliens et quelques cavaliers avars surveillent.
Vous voyez arriver un homme habillé d’une robe simple et apparemment plus habitué à la ville qu’à la steppe, accompagné d’un autre au teint buriné. Le citadin se présente comme un homme de Yekwe. Les négociations se déroulent de manière un peu plus difficile, l’homme au teint buriné tentant de traduire à peu près dans un très mauvais Turc. Le kumulien s’arrête sur les tamgas et vous montre celui du cheval avar. « Lui savoir ca. Ca cheval avar », traduit l'autre, et ils vous regardent d’un air sévère. Ayu-Kulak sort son excuse bidon (Fast Talk à 14%...). Le guide traduit, le marchand regarde le cheval à nouveau et hausse les épaules. [06 au d100 !]. On vous paie cette fois uniquement en pièces, et il vous semble que c’est correct, en tout cas pas trop mauvais. Aciq n’apparait pas (à propos, on vous l’avait nommé, mais vous ne l’avez pas encore vu). Peut-être n’est-il pas intéressé.

(*) [Je ne vois pas bien comment tu cherches, si tu as une idée sur comment trouver un tel guide, explique-moi et tu peux retenter le 4ème jour]

Milan Opiniâtre 03/12/2014 02:17

Milan Opiniâtre à Peau-Blanche (chut on se sert de nos pseudonymes ici!) "Je n'ai pas oublié que Wang nous attend au temple, et que.nous sommes son escorte. Il a dit avoir noté la route de la traversée au voyage aller, mais je répète que je préfère de vrais guides à mourir de soif parce qu'il s'est perdu. Je ne sais pas si il compte comme "caution morale" justifiant du fait qu'un guide veuille bien nous faire traverser un désert brûlant [où il fait 50°C d'après l'épisode 2/6-la Chine, d'une série documentaire sur Arte que je vous recommande : La fabuleuse histoire de l'évolution]"

Flashback: comme nous n'avons pas oublié que nous sommes l'escorte de Wang, en cherchant un guide on a précisé que c'était pour l'escorter lui. Est-ce que cela change quelque chose?

réponse à : (*) : On a des contacts de guides via Bir-Bilek. J'ai indiqué il y a 20 jours "Au fait, j'ai demandé à Bir Bilek des noms de guides susceptibles de faire la traversée quand même. Et je mets tout en haut de la liste le guide qui habite un des villages autour de Kumul (pour plus de discrétion)"

(Pardon pour les 4 jours de silence, mais j'étais absorbé par la reconstruction de ptgptb, et comme on reçoit pas de mails quand il y a du nouveau ici (le prochain JdR, on le fait sur Facebook)...)

Arslan 01/12/2014 23:16

Bonne idée !

Maître Zit 01/12/2014 16:30

Kenjeke possède un arc à sa force et une armure de fer donnée par l'épouse de Bumin. Elle a dejà récupéré un sabre Töläch. Elle peut bien sûr garder le petit bouclier.

Wang vous a dit qu'on pouvait le trouver au temple de Fò.

Kenjeke 01/12/2014 11:45

Kenjeke à Ayu-Kulak : "L'homme en frou-frou et au crâne rasé, Wang je crois, il n'a pas dit qu'il voulait voyager chez les Wei ? Nous ne pourrions pas nous en servir pour monter une expédition avec un guide. Une fois en route, nous pourrons toujours garder le guide... ?"

Kenjeke 01/12/2014 11:37

(Avant qu'on ne vende tout... et pour mémoire, le MJ écrivait récemment : "Vous avez récupéré aujourd’hui un cheval avec la sellerie, un petit bouclier, deux épées droites pas très jolies, un sabre Avar, deux arcs composites et deux casques dont un avar qui viennent compléter votre collection d’armes pillées." Donc avant la vente de l'ensemble de la collection, serait-il possible de conserver pour Kenjeke : un casque, un bouclier, un sabre et un arc composite, le tout le plus possible proche de sa taille et de sa force ?)

Kenjeke n'a pas spécialement envie de jouer les guerriers suant la testostérone, mais depuis que Geche-Yüz a été blessé, elle se dit qu'elle ne sera pas toujours protégée par un homme dans cette expédition... aussi elle fafouille dans le bricabrac à la recherche de ce qui pourrait lui servir. Elle ne compte pas forcément le mettre mais au moins l'avoir à disposition sur son cheval.

Maître Zit 15/11/2014 12:13

[Ah ok. Bon, règle: par défaut, sauf situation évidente, vous êtes à cheval. Si vous allez quelque part à pied, signalez-le moi. Mais le cheval tout seul a suffit pour mettre le désordre dans le souk, donc ca en change rien à la scène].

Le gamin prend la pièce et la mets dans sa poche sans tarder. "Merci seigneur. Suivez-moi" Et il vous fait ressortir des ruelles pour vous mener vers le grand bâtiment que vous avez dépassé en entrant, juste à côté du quartier du marché. Il s'arrête devant le porche et vous dit "Voilà, c'est là. Je peux vous guider encore dans la ville si vous vous voulez".
Vous vous engagez sous le porche de pierre pour déboucher dans la cour, croisant deux femmes outrageusement maquillées qui vous regardent en gloussant avec des airs engageants avant de disparaître dans la rue. Dans la cour des gens s’affairent, qui avec des paquets, qui avec des sacs, qui avec des charrettes de foin ou de paille, sous les ordres de gens qui crient. Quelques mulets braient [ou hennissent ?]. La cour est entourée de bâtiments à deux étages. Une arcade court tout au long du rdc et forme au premier étage balcon couvert accessible par des escaliers dans les coins. Le rdc à l’air réservé aux bêtes et aux entrepôts. À l’étage, vous ne savez pas.

Un homme habillé d’une robe et coiffé d’un léger bonnet de tissu vous aborde sans que vous le compreniez, mais il a l’air aimable. Devant vos yeux ronds, il vous fait signe d’attendre et appelle quelqu’un dans la cour qui se joint à vous. Celui-ci a de vêtements plus rudes et usés. Il baragouine un peu de Töläch [n’oubliez pas que les Tölächs ont été maîtres de Kumul pendant longtemps].
« Vous quoi cherche ? Place ici ? »

Milan Opiniâtre 26/11/2014 23:24

- Je raconte l'origine du cheval à Aciq en expliquant qu'on l'a pris à un bandit. Nous ne savons pas d'où il tenait le cheval. Nous ne sommes pas des voleurs.
- Pour pas qu'on nous soupçonne d'être des trafiquants d'armes, on va commencer par tenter de vendre les armes aux armuriers qui ont pignon sur rue, donc on s'adresse aux artisans.
- le lendemain (donc la veille de la vente des chevaux) on va tenter de rencontrer un guide-du-désert qui n'habite pas à Kumul même.

Blanche-Peau 26/11/2014 07:37

Kenjeke est sans doute plus en charge de l'intendance sordide que nous ne jouons pas dans les détails, mais c'est le moment de refaire le plein de ces trucs indispensables dont on ne parle jamais (sel? vêtement ? graisse pour les cuirs ? etc...). Elle fournit donc une liste détaillée divisée en deux les must-have et les nice-to-have selon une stricte logique nomade et féminine (qui m'échappe donc complétement en dehors de son existance conceptuelle :-P)

Maître Zit 25/11/2014 13:57

Vos interlocuteurs observent le cheval d’un air dubitatif. L’un d’eux en fait le tour. Ulap remarque qu’il observe le tamga sur la croupe. Le marché aux bêtes aura lieu dans 2 jours, hors des murs. Les acheteurs potentiels seront avertis: l’un est Avar et s’appelle Aciq (Furieux). L’autre est kumulien et son nom est Yekwe.

Quant aux armes, vous pouvez soit trouver un armurier dans le quartier des artisans à côté, soit les proposer à des marchands ou des gardes au caravansérail. [jet réussi de POWx2% pour trouver des gens intéressés au caravansérail car ce n’est plus la saison des caravanes (Ulap a le plus grand POW), avec un bonus dû au marchandage de Kenjeke (elle sait donc qui ca pourrait intéresser)]. Le guide qui fait la traduction est intéressé et vous demande d’apporter les armes le lendemain. Vous êtes plus habitués au troc qu’aux pièces, dites-moi ce que vous voulez en échange de vos armes et si vous vous adressez au guide ou à un artisan. [ca me donnera le temps de mettre vos fiches à jour]

Milan Opiniâtre 16/11/2014 11:47

"Nous vouloir vendre chevaux et armes et butin. Nous avoir 4 autres chevaux comme celui-là". on cherche à être orientés vers les acheteurs de chevaux. On peut dire qu'on ramènera les 4 autres chevaux plus tard, ou que on emmènera les personnes intéressées à notre campement. Le butin on le ramènera ASAP au caravansérail où il y aura plus d'acheteurs. [on peut peut-être accélérer cette scène en faisant des jets de dés génériques...]

Maître Zit 14/11/2014 15:49

Vous longez donc le grand bâtiment pour atteindre ce qui semble être un quartier commerçant. A peine tentez-vous de vous y engager à la queue-leu-leu, car les rues sont plus étroites que les Gorges Jaunes, que des protestations s’élèvent de toutes parts : vos têtes accrochent les tentures, les queues des chevaux balaient les étals… ca piaille de tous côtés et tout le monde vous fait signe de descendre de cheval. Vous vous rendez vite compte que les chevaux ne sont pas vraiment à leur place ici. Ils commencent d’ailleurs à s’énerver avec tout ce ramdam. Vous êtes bien embêtés, empêtrés dans la ruelle avec vos bêtes, mais ceux qui rient sous cape baissent les yeux quand vos regards croisent les leurs. Alors que vous vous maudissez cette foutue ville, vous entendez une petite voix qui crie « Signours, signours, une petiote pèce et mi j’garde vos quevaux ! » [genre c’est du dialecte Töläch]. Un enfant pauvrement vêtu, âgé peut-être de 8 ou 10 ans, vous regarde en souriant et en vous faisant des courbettes.

Milan Opiniâtre 15/11/2014 03:17

(je vais mériter l'adjectif de mon pseudo...) ;) On a qu'un seul cheval, comme je l'ai dit y a 3 jours "Après cela, on ira tous faire du repérage au caravansérail, avec notre meilleur cheval" :>
C'est le cheval de l'Avar; celui qui a meilleure allure.
Donc pas besoin de le faire garder, et par un Tölach survivant et voleur en plus ;). Tout au plus on lui file deux pièces pour qu'il fasse de la place devant nous jusqu'au caravansérail.

Maître Zit 11/11/2014 11:27

Bir-Bilek (Poignet Unique) et son épouse Kül-Kanish (Rire-de-Fleur) vous accueillent comme il se doit. Vous êtes conviés dans la yourte pour échanger les donc et contre-dons symboliques. Vous pouvez tremper vos doigts dans un bol de crème de lait. Un enfant en bas-âge joue avec des osselets dans un coin.
Leurs visages sont longs et leurs yeux ronds pour des Nomades, un peu entre le Türk et le Tokharien. Les yeux de Kül-Kanish sont verts. Ils parlent un dialecte proche du vôtre, la compréhension est facile. Le couple se présente comme issu du peuple des Quarante, vivant au Nord des Avars près du fleuve Bii-Khem [le Grand Khem = Ienissei]. Il sont arrivés avec les Avars lors de la rébellion des Tölächs il y a 3 ans et ont perdu leurs compagnons et presque tout ce qu’ils avaient dans une embuscade. Depuis Bir-Bilek fait de l’escorte dans le coin pour se remplumer et pouvoir retourner dans leur tribu.
Il veut bien vous échanger un mouton contre des pièces de cuivre ou d'argent : c’est avec ca qu’on paye ici. À moins que vous n’ayez quelque chose qui pourrait l’intéresser (par exemple les cornes d’ibex).

Vos propres chevaux sont tout maigres : à peine sortis de leur jeûne hivernal, vous les avez emmenés dans un voyage éprouvant. Quelques jours de repos leur feront du bien et leur permettront de se remplumer. Vous avez 4 chevaux Tölächs et un cheval pris hier à l’Avar qui a meilleure allure.
Kenjeke est la seule qui sache marchander : elle l’a fait parfois avec les marchands Sogdiens (qu’Erlik emporte celui qui voulait l’emmener chez les Hephtalites !) ou a écouté les siens marchander le fer avec les Avars (que Tcholbonty-Tyon congèle leurs troupeau et les fassent crever de faim !). [bargain 34]. Le temps de vous préparer, de rendre visite à Bir-Bilek et Kül-Kanish et l’après-midi est bien avancé. Peut-être serait-il plus sage d’aller au karava-truc-machin demain matin. Mais vous pouvez aller en ville ce soir reconnaître un peu si ca vous amuse.

Blanche Peau 12/11/2014 21:58

"Tu fais bien de me faire venir, mon très cher Milan Opiniâtre. Vous les guerriers vous êtes aussi naïfs que des pucelles attendant leurs futurs maris. J'observe tous ces marchands étrangers depuis que nous sommes arrivés, ils ont l'air aussi mauvais que la gale, sournois que des teignes et âpres au gain que des tiques... Je te propose le plan suivant : tu vas faire le négociateur officiel, alors ils vont vite flairer le faisan facile à débusquer et à plumer et se démasqueront sans doute imprudemment. Là je ferais un pas en avant et je reprendrais la négociation en essayant de démonter leurs arguments, ils devraient être déstabilisés d'avoir affaire à une jeune femme qu'ils auront pris pour une potiche et auront du mal à se contredire devant un nomade aussi féroce que toi... ainsi nous avons peut-être une chance de ne pas nous faire payer que de sourires hypocrites par ces vautours de citadins... qu'en penses-tu ?"

Le sourire de Kenjeke.alias Blanche Peau, à ce moment, n'a rien de sournois et tendrait plus vers le franc rictus carnassier du loup. Le sang belliqueux de son peuple semble couler en elle et appeler à un combat avec des armes qu'elle maîtrise un peu mieux que l'arc ou le sabre : sa langue acérée, son œil vif et son esprit combattif...

"Allons d'abord trainer autour des marchands et essayer de repérer celui qui sera assez prospère pour nous payer mais pas trop pour ne pas tomber sur le plus voleur..."

Milan Opiniatre 12/11/2014 18:28

Au fait, j'ai demandé à Bir Bilek des noms de guides susceptibles de faire la traversée quand même. Et je mets tout en haut de la liste le guide qui habite un des villages autour de Kumul (pour plus de discrétion)

Peau-Blanche nous accompagne, puisqu'elle sait bien marchander. Chanceux III reste donc au campement à préparer le méchoui.

Milan Opiniatre 12/11/2014 18:07

En chemin pour le caravansérail, Ayu-Kulak retombe dans une de ses phases de râleries et broie du noir "on va pas trouver de guide et on a pas d'argent. On va partir nous-mêmes et se perdre dans le désert, et en plus on le savait qu'on partait trop tard pour le traverser sans la chaleur. Et en plus on va se faire attaquer par les Avars qui nous prendront pour des espions, ou par les Tabkachs qui nous prendront pour des espions!"

Lán sè jiàntóu 12/11/2014 14:10

[non pas de calembour, même s'il y a un fort potentiel]
"Ch'est bon les graines croquantes au milieu du fruit !"

Maître Zit 12/11/2014 12:41

Key-Bi Tchang-Ker a choisi le nom "Lán sè jiàntóu". Il connaît le Chinois, lui. [Georges, il y a un calembour ? Car je ne le vois pas]
Bir-Bilek connaît la route qui mène vers le Tarim (vers l’Ouest), mais pas trop les environs : le désert est très rude et mieux vaut ne pas s’éloigner de la route qui relie un chapelet d’oasis ou de sources. Parfois même le Désert envoie son sable recouvrir les villes lors de terribles tempêtes. Il avale la rivière qui coule depuis les montages et traverse Kumul du nord au sud.

Bir-Bilek connaît bien entendu Kumul et peut vous donner des infos, notamment des contacts de guides. Mais en cette saison, ca sera certainement cher, si tan test que vous en trouviez un car il commence à faire très chaud. Le royaume que constitue cet oasis est constitué de Kumul et des nombreux villages qui l’entourent. On y fait des fruits yakement bons. « Kül-Kanish, apporte-leur un morceau ». Et Kül-Kanish vous apporte des tranches d’un gros fruit rond à la chair verte et très juteuse et à la peau dure et épaisse. C’est rafraîchissant mais un peu trop sucré [c’est du melon].

Kumul est défendue par des troupes locales dont Bir-Bilek ne connaît pas l’effectif, renforcées par deux centaines de nomades Avars ou issus de tribus sujettes. Il n’y a pas de turcophone car les Avars se méfient des Tölächs et des Türks. « Ca fait plaisir de parler sans devoir faire des efforts » rajoute Kül-Kanish [elle et Bir-Bilek viennent d’une tribu turcophone dont le nom est… Kirghiz].

Milan Opiniatre 12/11/2014 00:33

En tant qu'escorteur, Bir-Bilek connait-il Kumul, le désert, des guides, la situation militaire?

Je suis le chef de l'escorte, Jey-Bi Tchang-Ker et Peau-Blanche sont mes clients.
Après cela, on ira tous faire du repérage au caravansérail, avec notre meilleur cheval (je me sens à l'étroit dans ces rues)

Arslan 11/11/2014 22:21

Oui, je vais aller faire un peu de reconnaissance. On n'est jamais trop prudent.

Lán sè jiàntóu 11/11/2014 11:49

Est ce qu'on joue toujours "au couple" ou Ayu Kul.. euh Milan Opiniâtre reprend son rôle de chef en présence de nos hôtes ?

Maître Zit 07/11/2014 12:37

La pâture sur laquelle on vous installe, à environ 20mn de la cité, est déjà occupée par des Nomades : vous y voyez deux yourtes abritant une famille avec quelques moutons. Une poignée de chevaux paissent de-ci de-là. L’Avar remet un document en un matériau très fin et sec sur lequel est écrit quelque chose. Jebe-Tsenkher semble reconnaître du papier ou quelque chose d’approchant. « Pour ne pas payer à nouveau à l’entrée». C’est écrit dans une langue inconnue.

Le temps de vous installer et il est déjà l’après-midi, mais en ce début d’été, les journées sont longues. Vous n’avez pas de yourte. Vous avez deux piquets à planter que vous reliez avec une longue lanière de cuir pour y attacher au moins les chevaux dont vous voulez disposer rapidement. Pour les autres, vous pouvez les entraver (3 pattes reliées par une lanière afin de les empêcher de trotter ou galoper). Vos provisions sont aussi réduites, vous n’en aurez pas assez pour aller à Anxi. Il fait lourd, le ciel est voilé. Arslan n’a toujours pas expliqué à Ayu-Kulak ce qu’il sait d’un « karavazérail »
[Gianni, je te laisse décider de ce qu’Arslan sait d’un caravansérail avec sa petite expérience d’escorte]

Peau Blanche 10/11/2014 21:41

"Pfuuu ! Quel nom ridicule, qui croira que j'ai la peau blanche quelque part ? Bon en attendant, je vais faire à manger pendant que les hommes vont se faire plumer par les Avars..."

Milan-Opiniâtre 08/11/2014 18:08

"tout le monde a bien compris son nouveau nom? Bon; on va commencer notre tournée par aller voir nos voisins. On va discuter, leur demander s'ils connaissent Kumul, le désert, des guides, la situation militaire. On va leur acheter des moutons [directement au producteur ce sera moins cher... ;)], puis on va prendre les 3 plus beaux cheveaux (pas ceux des Ashinas...) et aller les montrer au marché. Pendant ce temps, Peau-Blanche va cuire un mouton [juste avant de partir on tuera les autres pour se faire des provisions], et rester avec Gueche-Yüz."
- qui est le meilleur vendeur d'entre nous? On suppose qu'on trouvera des turcophones au marché, donc la réponse ne sera pas forcément "JBT"
- combien de chevaux il nous reste à vendre, si on soustrait les "échantillons" Ashinas (toujours camouflés en chevaux de remonte)?

Arslan 08/11/2014 09:26

C'est pas compliqué, le caravansérail c'est comme un marché sauf que les gens s'y entassent et ont l'air tout énervés... À croire qu'ils aiment être entravés comme des bêtes, ces idiots.

Maître Zit 05/11/2014 09:19

[Régis, tu n'aurais pas lu l'Histoire Secrète des Mongols, pas hasard ?

Rappel : les Avars sont mongolophones quand les Türks sont turcophones. Les deux langues sont cependant proches (comme le Français et l'Italien, Gianni coupe-moi si je dis des bêtises) et l'intercompréhension est donc possible pour des choses simples en cherchant à se faire comprendre (votre langue -65%). Ceux qui ont une profession de guerrier ou de noble ont passé un moment au service de l’empereur et ont donc côtoyé des Avars durant leur service : on peut considérer qu’ils ont une première expérience qui leur donne un bonus de INT%. Donc Geche-Yüz. Ayu-Kulak aurait eu la même expérience s’il n’avait pas été aussi jeune : il n’a pas encore fait son service auprès de l’empereur.

Je vais garder les réponses sous le coude pour répondre aux demandes si elles viennent, car l'Avar ne t'en demande pas tant. Pour le moment, Ashite, escorte, vendre du butin et aller chez les Tabgach lui suffisent apparemment]

Quand l'Avar entend mentionner les Tabgach, il tique : il faudra voir avec les chefs, on ne va pas comme ca chez les Tabgach, ce sont nos ennemis après tout, même si c’est calme en ce moment ! Les taxes, ben c’est pour nourrir les fainéants kumuliens qui se prélassent dans des palais. Si vous voulez vendre des trucs, demandez au caravansérail [vous ne savez pas trop ce que c’est, à part Arslan].
IL appelle ensuite un kumulien qui vous compte, ainsi que vos chevaux et demande combien sont à vendre. Ce n’est pas beaucoup, ca vous coûte quelques pièces que vous pouvez payer avec votre salaire du jour.
Avant de pénétrer dans la ville, Wang vous dit que vous pourrez le trouver en demandant au temple de Fò, et Yshalma (orthographe plus appropriée) en demandant au caravansérail.
Puis l’Avar se retourne et appelle son jeune compagnon qui doit vous emmener à votre lieu de campement : Il y a en périphérie des pâturages où les hommes libres (les Nomades, donc) peuvent poser leurs yourtes et faire paître leurs chevaux, car la ville n’est pas appropriée pour eux. Pourtant Yshalma y a pénétré avec son grand cheval. Le deuxième Avar vous y conduit, direction Sud-Est, en papotant avec Jebe-Tsenkher. En chemin, vous croisez encore des hameaux et des champs, puis enfin arrivez à des pâturages steppiques. Vous y voyez des yourtes, du bétail et des chevaux. C’est un des pâturages pour les visiteurs, les guerriers sont ailleurs. POur faire boire els chevaux, il faut els mener à la rivière un peu à l'ouest (il y a donc une rivière). Il ne faut pas laisser brouter les chevaux dans les champs en chemin, ni boire dans les canaux. Au-delà, des pâturages, c'est le désert de sable.

Vous avez une 20aine de mn pour papoter avec l’Avar si vous le désirez.

Milan-Opiniâtre 07/11/2014 10:54

[ah oui les questions à l'Avar] "on est pas des guerriers, on est des marchands et on doit escorter ces couples chez eux. Est-ce que vous laissez aller les marchands chez les Tabgachs?

Ayu-Kulak 05/11/2014 14:07

"Bon Arslan, comment marche ton karavazéraïl? J'imagine que on peut pas demander aux acheteurs de venir ici, mais visiblement ils ont pas envie qu'on traverse la ville avec nos chevaux. On va devoir y aller en 2 chevaux à la fois, et chaque fois répondre à des questions?"

Jebbe Tsenkher 05/11/2014 11:16

Jey Bi Tchang Ker ? ouaaaaaaaaarf....mmmh je manque de m'étrangler de rire (sous cape) et en plus je suis l'époux de Kenj... euh Peau Blanche : On fait comment en société ?
Notez que je n'ai jamais été marrié (pour l'instant).

Maître Zit 03/11/2014 16:53

Pendant qu’Arlsan a le nez en l’air et estimant déjà que les murs ne sont pas si hauts qu’on ne pourrait y lancer des grappins, les gardes entament une conversation avec Ys-Alma avant de l’emmener derrière les murailles. Les gardes restants surveillent les allez-venues sous la porte en vous lançant des regards en coin, mais aucun ne s’adresse à vous. Rapidement, un guerrier que vous reconnaissez comme Avar à la manière de porter les tresses les rejoint. Il vous observe d’abord fugacement l’un après l’autre, non sans lever les sourcils sur Ulap, et s’adresse à vous dans son langage Avar, que vous comprenez à peu près (sauf Jebe-Tsenkher qui, lui, le comprend parfaitement puisqu’il parle à peu près la même langue), d’un ton assez neutre, voire fatigué : il vous demande qui vous êtes, quel est votre clan, qui est votre chef, d’où vous venez et la raison de votre présence à Kumul.

Ayu-Kulak 04/11/2014 23:27

[tous les noms sont des membres du clan de Tchoyun. Ayu-Kulak s'imagine qu'il va brouiller les pistes...]

Ayu-Kulak 04/11/2014 23:25

[Bon, petite explication : vous vous souvenez que Ayu-Kulak n'a que 19 ans... et qu'il est bien téméraire. ben des fois il s'y croit un peu, complique les trucs et là il va s'amuser beaucoup à renommer tout le monde.

Toutefois, sachant qu'il est nul en comédie, Ayu-Kulak répond avec des réponses courtes, avec l'air fatigué et méfiant du nomade frustre ennuyé par un fonctionnaire... alors je fais que les réponses]

"Salut à toi, maître Avar".
...nous sommes du clan Ashite,
...Türks, oui.
...nous venons de l'aïl de bek-Toro, du futur bek Tchoyun [je dis cela très confiant; après tout, c'est vrai].
...le chef de notre groupe? c'est moi. ...je suis Milan-Opiniâtre.
...bon là, nous sommes de passage.
...nous escortons et accompagnons deux couples vers les terres tabgach
...qui? Mestre Wang et sa femme Pällent, et mestre Jey Bi Tchang-Ker [je tente de donner un accent avar au nom pas-türk de Kökok] et sa femme Peau-Blanche
...ils retournent vers leurs familles, j'crois.
...ce qu'on possède? Ben on des troupeaux au pays... (yeux qui roulent)
...des biens commer... quoi?
...pour payer des taxes, hein? ça m'étonne pas des citadins, ça... ah ben on va vendre des chevaux et des armes et des armures qu'on a pris aux Tölachs qui nous ont attaqués, ah ah ah! Vous connaissez des acheteurs honnêtes?
...durée du séjour : la plus courte possible. Vous connaissez des bons guides?

[S'il faut les noms de tout le monde :]
Jey-Bi Tchang-Ker = Jebe-Tschenker
Peau Blanche = Kenjeke
Louvet, le deuxième fils de Preux-l’Enlevé = Arslan
Chanceux le troisième = Geche-Yüz
Puant, le neveu de Ak-Tchenem le chaman= Ulap
Milan-Opiniâtre = moi

Jebbe Tsenkher 04/11/2014 18:08

Je traduis les questions... et les réponses que Ayu-Kulak me donne au garde.

Maître Zit 04/11/2014 11:12

[je rougis]

C'est bien un Avar tout ce qu'il y a de plus Avar, probablement propriétaire d'un des deux chevaux. Kumul fait partie de l'empire et est passé sous contrôle direct des Avars depuis que la rébellion Töläch a été écrasée (grâce aux Türks). Vous constatez donc une présence militaire Avar sur place (au moins de deux homes :)), ce qui n'est pas étonnant dans cette oasis frontalier.

Le guerrier Avar n'a pas l'air ni agressif, il fait plutôt son boulot de manière assez fruste [je vous ai fait la liste des questions pour aller plus vite et parce que vous ne percevez pas forcément les nuances de la langue Avar, mais considérez que ca se fait au fur et à mesure. Genre "Tölächs ? Ah bon, plutôt de l'Altai... De quel clan ?" etc.]

Ayu-Kulak 04/11/2014 04:34

[au passage, je suis en train de me dire que je devrais créer un carnet d'adresses avec la liste des contacts PNJ... le nom de tous les PNJ que l'on a rencontré... je ne me dis cela que lors des campagnes les plus longues, intéressantes, immersives et riches en PJ, donc un gros Big Up pour toi, Olivier! :D ]

Ayu-Kulak 04/11/2014 04:16

[pardon pour le retard, ça fait un moment que je réfléchis aux réponses, en relisant le background et les premiers épisodes] Est-ce que cet Avar est un garde kumulien, ou bien un des possesseurs "des deux chevaux nomades, peut-être avars, avec chacun un arc fixé à leur selle sont attachés près de la porte"?

Arslan 03/11/2014 23:43

Je me retiens de lui dire "Qu'est-ce que ça peut te foutre" et continue de regarder les murailles, l'armement des gardes, celui de l'Avar...