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La Croisée des Chemins

14 Juin 2014 , Rédigé par Maître Zit Publié dans #Troisième Acte

La Croisée des Chemins

(Photo de Dzoungarie -où vous êtes- trouvée sur le site grands-reportages.com. Accueillante contrée)

Régis va cesser le mode vacances, Gianni le mode voyage, Georges le mode socca et merda di can, et moi le mode déplacement professionnel : nous pouvons donc relancer la partie. Notamment les discussions entre vous. Afin de repartir d’un bon pied, je vous fais un point sur votre situation.

C’est le dixième jour de voyage (restent 46 jours selon la planification d’Ayu-Kulak). Votre chemin passe par Kumul, ville presque frontière à l'est. En suivant la caravane, vous en aurez pour 15 jours, plus la pause de la caravane à Turfan. En coupant vers l’est au cœur de l’ulus des Tölächs, avec un guide Töläch, vous seriez à Kumul en environ 8 jours. Vous êtes justement rendus au point d’eau où vous comptiez quitter la caravane.

Malheureusement, l’eau est imbuvable, ce qui vous empêceh de remplir vos gourdes et vos réserves sont trop minces pour tous les humains et les bêtes.

- Le prochain point d’eau connu est à 2-3 jours au sud, sur la route de la caravane

- Les suppositions des Tölächs ont été confirmées par Ulap : c’est un Grand Esprit local qui a rendu l’eau imbuvable. Ulap n’a malheureusement pas pu régler le problème.

- Cet esprit a très probablement été appelé par un chaman puissant. Petit-Ibex a cité Aigle-Bleu.

- Les Tölächs sont étonnamment tranquilles, alors qu’ils risquent de mourir de soif.

- Ayu-Kulak n’a pas décelé de présence aux alentours du point d’eau.

Des infos complémentaires sont disséminées dans les posts et emails divers : à vous d’échanger idées et suggestions. La nuit est bien avancée, le soleil se lève dans environ 2 heures. Il va falloir décider de quoi faire. Awazi est très nerveux. Il s’adresse à Jebe-Tsenkher en Chinois, d’un ton mêlé d’inquiétude et de colère.

[Jebe-Tsenkher peut aller voir sur son post dédié ce que lui raconte Awazi]

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Maître Zit 24/06/2014 09:28

[Veuillez m’excuser pour mon manque d‘assiduité mais j’étais occupé à la relecture de Winds on the Steppe.
Quant à ma culture, ce n’est que de la frime, je suis tombé sur Baudelaire en cherchant justement si on pouvait boire du sang]
Les Nomades survivent en buvant avec parcimonie le sang de leurs chevaux en entaillant la jugulaire (les Massais du Kenya se font aussi de bonnes bolées de sang comme ca). Ca ne tue pas le cheval, pas de souci. Vous tiendrez jusqu’à la prochaine source, si elle est buvable, mais vos chevaux déjà assoiffés risquent de ne pas tous y arriver.

L’aigle est trop loin, Ayu-Kulak tire donc Petit-Ibex par la touffe de cheveux et l’emmène à l’écart. Il lui fait ses menaces puis lui assène un coup de poing là où la blessure fait mal. Petit-Ibex se tord de douleur. Ayuk-Kulak rajoute quelques baffes. Petit-Ibex est à genoux, se tenant le flanc encore noirci par son sang coagulé. Il lève son visage vers Ayu-Kulak, et celui-ci constate que la haine succède désespoir. « Tu peux crever, connard » lui siffle Petit-Ibex, mais seul Ayu-Kulak l’a entendu. Mmmh… peut-être n’était-il pas le plus sage d’humilier le Töläch face à son clan.
Awazi approche alors d’Ayu-Kulak, l’air sévère, et lui tient un discours véhément en Sogdien dont Ayu-Kulak ne comprend pas un traitre mot. Larges-Épaules, le guide Türk qui a assisté à la scène d’un air neutre, traduit à peu près :
« Awazi veut que tu cesses de frapper le chien Töläch. Il parle de « compassion », je ne sais pas trop ce qu’il veut dire, c’est encore un truc d’étrangers. »

Pendant ce temps, la femme de Petit-Ibex voit approcher Ulap avec frayeur. Et quand elle aperçoit plus loin son homme se faire torturer, elle crie de douleur et se jette en larmes aux pieds du shaman en l’implorant. C’est alors que Lune s’approche de Kenjeke et lui dit, en désignant Ayu-Kulak du menton « Il est effrayant. Il nous emmènerait tous chez Erlik(*) s’il le fallait. Kenjeke, pourquoi fait-il ca ? Les hommes sont fous. Jeune fille, parle-lui, et nous, les femmes, allons vous aider. S’il te plait, parle aussi au marchand et demande-lui de nous libérer. Tu auras notre reconnaissance à jamais »

(*) dieu des morts, maître des üörs

Ayu-Kulak 02/07/2014 13:44

oui oui comme ça. Allez, où est le nouveau post? 8)

Maître Zit 01/07/2014 22:57

et Ulap au milieu aussi bien sûr

Maître Zit 01/07/2014 09:15

Ils sont guidés car les Tölächs savent bien que de toute facons, ils peuvent vous suivre à la trace, alors autant avoir l'air coopératif. Vous pouvez aussi laiser des signes faciles à voir.
Lune et ses gardes sont plutôt devant, car elle doit bien entendu vous guider. Kenjeke puis Ayu-Kulak, et Geche-Yüz ferme la marche ?

[J'ouvre un nouveau post car celui-ci est long]

Ayu-Kulak 01/07/2014 07:41

Nous voilà donc partis, en éclaireurs, avec le minimum d'équipement et de chevaux mais le maximum d'armement. Arslan et Jebe-Tsenkher encadrent Lune (laquelle a les mains liées), on est en colonne et étirés pour éviter de faire "cibles groupées". On varie souvent notre vitesse, alternant trop, galop et pas, pour être imprévisibles.

La caravane est guidée par un autre Tölach ou bien ils suivent nos traces?

Arslan 29/06/2014 22:18

Peu m'importent vos chamailleries... Mais j'ai hâte de voir un point d'eau !

Awazi 29/06/2014 17:46

Oui, oui, une esclave qui mourrait de toute facon vaut bien un point d'eau. Je la libère. Mais est-ce bien sûr ? Ne nous mènent-ils pas vers un piège ? Alors allez voir, tiens, pour éviter qu'on ne tombe dans un guêt-apens. Avec nos chargements lourds, nous ne pouvons pas vraiment eéclairer le chemin, mais vous les Türks êtes bons à ca.

[après vos interventions diverses, je n'étais aps très sûr de vos intentions. C'esz effectivement le petit matin, et Lune peut vous confirmer que des cavaliers y seraient bien avant midi, mais les chameaux et les étrangers lents plus tard, dans l'après-midi. ]

Ayu-Kulak 29/06/2014 14:53

Une fois de plus on est pas d'accords parce que on s'est fait chacun des idées sur l'environnement. Dans ma vision de la situation,
1) on est au petit matin, le soleil vient de se lever, et le donc ça ne sert à rien d'attendre la nuit pour envoyer des éclaireurs...
2) Le point d'eau de Louve est forcément plus proche, sinon je ne vois pas pourquoi elle l'aurait mentionné (BIS) Maître Zit ne m'a pas contredit, mais il ne l'a pas confirmé non plus... :(

Donc, et comme le MJ a écrit "On va vers l'autre source", on est déjà en route avec la caravane - si les Tölachs nous surveillent, ils savent que nous allons vers leur source.

La prudence de Kenjeke est de mise ; soit il y a un autre Tölach qui coopère pour guider la caravane, et alors on envoie des éclaireurs avec Lune pour mettre la source en sécurité, soit Lune guide toute la caravane avec les éclaireurs seulement en avant.

Enfin, j'ai écris il y a deux jours que j'expliquais à Awazi (avant de se mettre en route vers le point d'eau des Tölachs) qu'il fallait qu'il promette la liberté à Mme Petit-Ibex pour que les Tölachs nous guident vers le point d'eau, et j'attends sa réponse...

Ulap 28/06/2014 19:00

Mmm,,, Je pense que leur chaman voit par ces yeux, mais il ne pourra pas le faire en permanence. Je propose de le laisser faire tant qu'on ne se déplace pas, et si il continue quand ça nous gêne, je le repousserai dans le mode des esprits,

Maître Zit 27/06/2014 16:36

Précisions:
Avec vos 18 chevaux et les traces que vous laissez, les hommes du clan de Petit-Ibex n'auront probablement pas besoin d'un aigle pour vous trouver s'ils le veulent.

Les premiers Tölächs que vous avez rencontrés étaient ceux qui vous ont vendu les esclaves : leur clan était en conflit avec celui de vos prisonniers. Tous ne partagent donc pas forcément l'animosité de Petit-Ibex à votre égard et certains peuvent simplement vous ignorer: s'il est vrai qu'en général ils ne portent pas les Türks dans leur coeur, ils ne vont pas forcément chercher à relancer un conflit dans lequel ils ont beaucoup perdu. "On les a bien calmés, ahah" dit Fortes-Épaules.

Kenjeke 27/06/2014 14:51

Kenjeke hausse les épaules "Celui qui n'essaie jamais ne se trompe jamais, mais celui-là aussi ne réussit jamais... C'est lorsque je suis faible que je fais des concessions et je pense que les Tölachs seraient prêts à en faire aussi, mais je ne suis qu'une femme et donc stupide à ce qu'il semble. Pourtant j'ai déjà obtenu plus avec mes bavardages que toi avec tes poings... Très bien, tu es le chef... Il y a une autre chose que je ferais si j'avais à décider : envoyer discrètement en avant voire cette nuit-même un groupe d'éclaireurs et de porteurs d'eau à l'autre source pour ramener en toute sécurité ou mettre à l'abri assez d'eau potable pour faire survivre mes propres hommes. Cela avant que toute la caravane ne se remette clairement en route vers cette destination et que les Tölachs alertés par leur chaman dans le ciel n'y tentent cette fois quelque chose que sera notre perte définitive."

Impassiblement elle rajoute:
"D'ailleurs comment comptes-tu obtenir l'aide des prisonniers Tölachs si tu ne négocies pas ouvertement leur liberté ? Crois-tu vraiment que Lune te conduira de source en source jusqu'au bout du monde sans contrepartie ? Leur seul espoir réside maintenant dans leur propre mauvaise volonté pour nous faire perdre du temps, nous affaiblir et donner aux leurs du temps pour une intiative. Mon grand-père disait que le temps était la monture du guerrier et que le grand guerrier était celui qui savait le mieux chevaucher. Je serais curieuse de te voir sur ce cheval-là."

Arslan 16/06/2014 08:59

Moi j'ai entendu parler d'une autre route, plus à l'est, avec des points d'eau, mais uniquement par ouï-dire. Ça ne me paraît pas très prudent d'essayer de trouver un chemin inconnu sans réserve d'eau. Autant surveiller les Tölächs, s'ils sont calmes c'est qu'ils doivent connaître un autre point d'eau. Ou alors ils attendent des renforts.

Kenjeke 23/06/2014 15:53

[Question : c'est après qui que Ayu-Kulak est mécontent ?]

Arslan 23/06/2014 14:21

Faut vite trouver un point d'eau, alors...

Ayu-Kulak 21/06/2014 18:40

(quelle culture, Olivier! ;)) Moi je serais MJ, je répondrais à Gianni : "fais une recherche sur Internet dessus" ;). Je suis sûr que ce que j'ai lu indiquait que de plus d'un demi-litre de sang frais c'était du poison pour l'estomac. Ayu-Kulak lui, n'est pas content ; "nos chevaux sont nos marchandises. On est des marchands de chevaux, tu te rappelles? On ne va pas détruire les marchandises que l'on veut vendre cher au khan étranger! Et même les chevaux capturés peuvent nous servir car on peut les monter sans abîmer les autres."

Arslan 20/06/2014 18:03

Bon du coup est-ce qu'on peut considérer que le sang nous permet de tenir au moins quelque temps ?

Ayu-Kulak 20/06/2014 13:09

(je ne crois pas qu'on puisse boire du sang. J'ai lu que si on le faisait, on vômissait surtout...)
Oui je crois que je porte mon armure, vu qu'on s'attendait à une contre-attaque des Tölachs. Et hors de l'ouïe des autres.

Maître Zit 20/06/2014 09:57

[flûte, ma réponse est passée à la trappe, je dois le réécrire]
le marchand Awazi ne aprle aps Türk, à part quelques mots de politesse. Les Töläch et vous parlez deux versions dialectales de la même langue, l'intercompréhension est très facile: c'est pour ca que je vous fait parler tous directement.

Arslan: Tu as de ces questions ! Je présume que oui vu que c'est un liquide qui doit contenir de l'eau. Y a-t-il un biologiste parmi nous ?
Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

À travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.
(Baudelaire)

Ayu-Kulak: ton post sont tes intentions. Avant d'y répondre, trois points:
1- Petit-Ibex, avant même le passage à tabac, te semble découragé
2- portes-tu ton armure ?
3- à l'écart veut-il dire hors de le vue ou de l'ouie des autres ?

Arslan 19/06/2014 11:18

Est-ce que le sang des animaux est désaltérant ? Ou uniquement nourrissant ?

Ayu-Kulak 18/06/2014 16:48

[je crois bien qu'ils parlent à peu près la même langue que nous, en fait] (en apparté, à Kenjeke) "on peut promettre tout ce qu'on veut, mais une éventuelle libération n'aura lieu qu'en masse, et une fois que nous serons sortis de cet enfer. Prend Lune à part et fais-là parler plus".

à Ulap: "prends la femme de Petit-Ibex à part et fais-là parler plus!"

Si l'aigle est à portée, je crie à tous les guerriers: "Tirons nos flèches sur cet aigle, au cas où il s'agirait de leur shaman!" et je lui tire dessus moi-même.

Si l'aigle est hors de portée, je prends Petit-Ibex par les cheveux et le traîne à l'écart, coutelas à la main. Je lui montre du doigt Ulap et sa femme en gloussant "eh eh, que va lui-faire le vieux homme sale à ton avis?" et puis je le passe à tabac, en me défoulant, mais sans trop le blesser, et je lui susurre "On t'a déjà proposé de te libérer si tu nous faisais passer de l'autre côté des montagnes, tu te rappelles? Et pourtant tu nous caches des choses comme un traître...!?! Maintenant on a plus d'eau pour nos chevaux et on va vous égorger, vous, pour diminuer le nombre de gorges à boire. Alors dis-nous ce que tu proposes et après on négociera.. parce que vous n'êtes pas trop en position de négocier!"

Kenjeke 18/06/2014 14:34

Kenjeke propose aux siens en Türk:
"C'est au marchand de répondre, mais conserver la vie est toujours une bonne affaire... Il faudra que nous ayons aussi des garanties. On pourrait libérer les plus faibles au plus vite et les plus forts à la fin... Ils nous serviraient de guides qu'on égorgerait en cas de traitrise, la tribu Tölach serait encore plus affaiblie si elle n'était pas raisonnable."

Maître Zit 18/06/2014 08:26

Les femmes murmurent entre elles. Petit-Ibex écoute Ulap avec un mélange de peur et d’animosité, le regard au sol et les poings serrés. Lentement, l’aube éclaircit les pierres ocre qui vous entourent. Fortes-Épaules le guide Türk murmure une explication à Awazi qui n’a pas compris grand-chose. Au loin un aigle crie. Les chevaux abattus baissent la tête et cherchent un peu de rosée à lécher.
Soudain un des femmes Töläch se lève : c’est Lune. D’une voix sourde, elle déclare « La jeune femme Türk a raison. Ca suffit » Et elle regarde Petit-Ibex puis vous d’un regard courroucé.
Petit-Ibex lui rend son regard, puis glisse vers sa femme qui l’observe d’un air presque désespéré. Il se retourne alors vers Ulap, jette un rapide coup d’œil vers le ciel puis et d’une voix grave demande : « Vous laisserez-nous libres ? »

Ulap 15/06/2014 11:23

He pense qu'il faudrait un peu brusquer les Tolach, leur attitude me rend soupçonneux.
Ils ont peut être vu un signe (peut on chercher si il y a un message "écrit" quelque part, genre tas de cailloux ou autre?).Ils pensent peut être que nous sommes bloques volontairement ici et que des renforts vont nous attaquer.
Je préfère rester éveillé que me perdre en transe.
Je propose discrètement a AyuKulak d'aller faire un tour "en l'air" pour observer au lever du soleil (il n'y a personne a proximité immédiate a priori)