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Remise en Route

12 Mai 2014 Publié dans #Troisième Acte

En attendant le lever du jour, les cadavres sont entassés un peu à l’écart. Heureusement que dans cette région, il n’y a pas de loups.

Le jour se lève lentement. Une lumière blafarde blanchit d’abord le désert, puis le soleil orange fait brûler les rochers ocre et s’aiguiser les ombres, dans un jeu de contrastes toujours aussi fascinant. Après cette nuit très courte, vous vous levez, les corps encore endoloris par votre agitation nocturne. Il va falloir aller chercher les chevaux manquants et inhumer les morts. D’ici à ce que vous soyez prêts, la caravane ne sera plus très loin.

Vous parvenez à trouver encore 2 chevaux qui cherchaient à retourner au point d’eau. Vous en avez 18 en tout. Pendant ce temps, des vautours ont commencé à tourner au-dessus des cadavres, et vous vous amusez du spectacle cocasse des Tölächs tentant de faire fuir les charognards insistants. Pour l’enterrement, le mieux est de s’éloigner du point d’eau : ce n’est pas un endroit pour y laisser des morts. Le terrain est rocailleux, mais les Tölächs connaissent des anfractuosités : cela suffira pour le moment. Un jour, ils reviendront les chercher pour les emmener à leur cimetière, sur le mont où sont inhumés leurs ancêtres. Ils n’ont plus de bête à sacrifier, alors ils vous demandent au moins des libations de koumis.

Ils essuient les cadavres et les nettoient tant bien que mal. L’armure du garde du corps pourrait aller à Arslan, vous pouvez la prendre, de même que leurs armes, bien qu’il soit de coutume d’enterrer les morts avec leur équipement. « Au moins les arcs » demandent vos prisonniers.

Les corps sont poussés dans les anfractuosités, les têtes à peu près remises en place. On dépose avec eux les affaires que vous n’avez pas prises (armes, armures, selles ? Que gardez-vous ? Le reste est insignifiant). Chaque guerrier disposera d’un arc et de sept flèches pour chasser dans le royaume des morts, disposés avec cérémonie à leurscôté. Vous pouvez garder les autres flèches et les carquois.

Petit-Ibex, votre prisonnier, demande à avoir un couteau, que vous lui passez car vous savez ce qu’il veut en faire. Il tourne devant les tombes avec Lune en se lamentant. Il se taillade le visage avec le couteau. Lune verse du koumis au sol en recommandant les âmes aux esprits. Ulap [sauf si Paul n’est pas d’accord], entame un chant et s’assure qu’aucun üör ne vienne perturber la cérémonie et emporter les âmes des morts.

Enfin, les Tölächs referment les anfractuosités avec des pierres. Puis Petit-Ibex place des balbals : des pierres plus ou moins grosses qui figurent les ennemis tués. Il y en a en tout une bonne douzaine. Le visage encore ensanglanté, Petit-Ibex rend le couteau, les yeux mouillés de larmes, alors que Lune reste, agenouillée devant les tombes, son corps secoué de sanglots.

La matinée a passé, bientôt la caravane devrait arriver. Awazi sera certainement surpris de vous trouver là à l’attendre. En fin d’après-midi, vous êtes effectivement repérés par les éclaireurs Wei. Enfin la lourde caravane encombrée de ses esclaves apparaît au sortir du vallon menant au point d’eau. Quelle belle cible tout de même, si ce n’était les cavaliers qui couvrent les flancs et vous avaient repérés depuis longtemps –mais vous ne vous cachiez pas non plus. Le guide Türk semble content de vous voir, Awazi sourit mais son regard reste interrogateur. Les autres sont sur le qui-vive.

Les esclaves voient Lune un des leurs prisonniers et leurs visages expriment un grand désespoir.

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Maître Zit 02/06/2014 08:34

Comme ca peut durer des heures, Ulap boit une bonne rasade d’ayrag. Puis il lève son tambour qu’il commence à frapper et entame un chant improvisé qui parle de source, d’eau et de voyageurs assoiffés. Il danse autour de la vasque. Son dos se courbe de plus en plus, ses mots deviennent de moins en moins compréhensibles. Awazi et ses hommes se tiennent en retrait, le rythme se fait plus intense, les paroles deviennent des grognements ou plutôt des brames. Qui sait quels esprits ont pu être attirés par l’incantation du chaman ? En tout cas, Ulap semble habité. Il s’arrête soudain, s’écroule, rampe, se met à quatre pattes, parfois même se recroqueville et ne bouge plus. Il est loin.

Kenjeke 13/06/2014 12:07

[Je vous partage le résultat d'une conversation privée entre Ulap et Kenjeke]

Ulap prend à part Kenjeke et la réconforte lui demandant de venir le voir chaque fois que quelque chose dans ce genre lui arrivera, même le plus petit événement étrange ou bizarre. Il lui promet de lui dire plus dès qu'ils auront le temps de parler tous les deux au calme.

Kenjeke est quelque peu rassurée par le calme du chamane et s'efforce alors d'oublier au plus vite les chuchotis qu'elle a perçus.

Kenjeke 05/06/2014 15:35

Kenjeke semble confuse et bien embêtée, peut-être même honteuse si ce sentiment pouvait perçer à travers l'épaisse cuirasse de sa fierté de fille de chef. Elle baisse la voix pour ne se faire entendre que d'Ulap : "Pendant ta transe, Ulap, j'ai entendu au moins trois voix qui chuchotaient à mon oreille ou que j'entendais chuchoter entre-elles... Elles disaient que tu n'y arriverais pas parce que tu étais un chaman noir et une voix féminine a même précisé que c'était parce que le Seigneur Désert n'avait pas eu sa part de la chair... Les voix ont conclu que seul Tengri pourrait quelque chose pour toi et j'ai alors compris que tu ne réussirais pas car tu ne servais pas Tengri..."

"Ulap, c'était des esprits, j'en suis sûre !" Elle regarde quelque peu fiévreusement autour d'elle, cherchant une présence invisible dans l'air. "Cet endroit est hanté, c'est sûr !"
Ulap devine qu'elle ne demandera pas d'aide directement mais sa détresse est palpable.

Ulap 04/06/2014 21:04

Malgré son épuisement, Ulap prends kenjeke a part pour lui demander des explications sur son intervention... comment a-t-elle sut quelque chose? Elle a eu une vision?

Maître Zit 04/06/2014 20:51

La patrouille d'Ayu-Kulak n'a rien donné. Pas la moindre trace.

Ayu-Kulak 04/06/2014 18:11

8 heures? Ayu-Kulak est revenu de sa patrouille dans les environs, alors. "Pas sa part de chair? Tu veux dire que quand tu as sacrifié à Tengris (loué soit le Père du Ciel), - ça devait pas être loin d'ici puisque on a refait deux fois le chemin -, il fallait en donner une partie à un autre esprit? Pas de problème - demandons au marchand de nous donner quelque chose à sacrifier (le Seigneur Désert a-t-il une préférence?)" >:)

Kenjeke 04/06/2014 12:42

Avant même qu'Ulap ne relève la tête pour expliquer la situation, Kenjeke commente d'une voix angoissée mais sûre de son affirmation : "Ulap a échoué parce que le Seigneur
Désert n'a pas eu sa part de la chair !".
Elle semble autant effrayée de son constat que d'avoir été capable de le faire...

Maître Zit 04/06/2014 09:17

[pour aller plus vite, je vais faire court et éviter trop d’aller-retour de commentaires]
Tu les rejoints donc vers l’Est, descendant ta colline pour remonter celle où ils sont assis. Le sol est accidenté, tu as un peu froid, la marche n’est pas aisée. Les 4 esprits restent un instant silencieux, sans bouger. Ils t’écoutent. Après quelques secondes de silence, une voix sort de l’esprit minéral, et elle sonne comme des cailloux emportés par un torrent :
« Ah, c’est toi qui a chanté et qui as soif. Bienvenue »
Le buisson rajoute, d’une voix comme des branches sous le vent froid des montagnes « La source ! Ah, elle était avec nous mais le Khan Désert notre maître l’a appelée »
La grosse souris a une toute petite voix grêle : « cherche-le et trouve-le » dit-elle en te montrant l’Est, derrière. « C’est lui qui a ordonné à la source, mais il ne te parlera que s’il le désire »
Le vent intervient, d’un ton sifflant « Mais a-t-il reçu sa part lors du dépeçage ? Car il s’adresse à ceux qui ont été élevés au sommet du bouleau »
Le rocher se dissout soudain en tas de sable et disparaît dans le sol. Le buisson se met en boule et le tourbillon le pousse, le faisant rouler jusqu’à un ravin profond où il tombe et se confond avec d’autres buissons. Le tourbillon se dissout dans l’air et la grosse souris devient un tas de petites souris qui se dispersent rapidement, disparaissant dans des trous et des anfractuosités.

Le responsable est donc le Khan Désert, qui dirige les esprits locaux : c’est un Grand Esprit, de ceux avec lesquels les chamans noirs peuvent difficilement agir. Ulap est seul et ne connaît pas le chemin qui mène au Khan Désert. Le ravin où a disparu le buisson lui barre la voie. Il a beau chercher un passage pour éviter le ravin, il ne le trouve pas. Et de toute façon, la contrée derrière lui est inconnue.
[Ulap a manqué son jet de knowledge (Spirit World) : tout cet échange est l’illustration de ce jet. Si on est pressé, on jette juste le dé, mais c’est dommage de se passer d’un petit moment de pure fantaisie. Et alors quand viennent la négociation ou le combat spirite, on peut se lâcher encore plus !]
Ulap n’a plus qu’à retourner dans le plan matériel, à moins qu’il n’en profite pour essayer de trouver un autre esprit. Mai il a déjà passé beaucoup de temps.

Je laisse Paul vous expliqué ce qu'il aura appris de son incantation.

[Mécanismes, principes :
1- Ulap entre en transe en s’aidant éventuellement de perform [sing]
2- Il détermine s’il arrive à contacter l’esprit par un jet de knowledge (spirit world). S’il loupe, il peut essayer de chercher un autre esprit de son choix, sinon il cesse sa transe
3- Il tente une négociation. Dans notre exemple, elle n’aura pas lieu car Ulap a loupé son jet précédent. Il y a des mécanismes de négociation impliquant essentiellement le score en allégeance.
4- Il peut aussi, si la négo échoue ou n’est pas satisfaisante ou avant même de l’entamer, forcer l’esprit par un combat spirite, dont les mécanismes sont aussi bien entendu détaillés.
5- Il exploite son succès éventuel, qu’il ait négocié ou combattu
3 et 4 n’auront pas lieu aujourd’hui. Si vous voulez, ou bien vous attendez la prochaine occasion, ou bien je vous envoie un exemple que j’avais fait avec Ulap lors de l’épisode du barde Bonne-Fortune]

La transe aura duré longtemps, car Ulap a cherché. Et le temps ne passe pas de la même manière dans le plan spirite. Au milieu de la nuit, alors que que de sheures sont passées [8], Ulpa sort enfin de sa transe, l'air bien fatigué.

Ulap 03/06/2014 23:04

Je m'approche des silhouettes, et cherche a étudier leur comportement. Si rien de précis ne se passe, je leur parle: "bonjour a vous, je suis Ulap, et je suis a la recherche de l'eau pure de l'oasis. Elle a été corrompue, et je dois retourner a la normal cet endroit de paix et d’harmonie.

Maître Zit 02/06/2014 21:49

[en fait, à ce stade, tu cherches l'esprit responsable ru problème : tu dois pour le trouver réussir un jet de knowledge (spirit world). Le reste est de la fioriture pour habiller tout ca, donnant libre cours à notre imagination debridée. Lâche toi, on peut oublier le réalisme dans cette action : le tout est de construire une jolie histoire pour interpréter un simple jet de dés. Mais à la fin, c'est le dé qui décidera. Et c'est ainsi à chaque étape. Mais si on est pressé, ce qui n'est pas la cas dans un blog, on peut juste lancer les dés.
Tout se passe un peu comme dans le plan matériel, mais en rajoutant sa fantaisie. Entame donc un dialogue si tu veux pour trouver ce que tu cherches].

Ulap 02/06/2014 20:04

Une allégorie du monde minéral, végétal, animal et aérien? Ou il manquerait l'eau?
je m'approche et les rejoints.
(je ne sais pas très bien ce que je peux faire dans cet état de transe... Je peux entamer un dialogue, utilise mes compétences?)

Maître Zit 31/05/2014 12:29

[jet de "status" pour Kenjeke, difficile car Awazi n'est pas un Türk]
Awazi : "Holaaaa ! Faut voir, ca me coûtera quoi ? Voyons la situation... Si nous ne faisons rien, nous n'aurons pas assez d'eau ou d'ayrag pour atteindre le prochain point d'eau. Il faudrait donc laisser des bêtes ou des humains. En nous rationnant beaucoup, nous pourrions y arriver avec quelques pertes peut-être, en plus de ce que nous aurions laissé. Et si el prochain poitn d'eau est gâté aussi, et bien nous rejoindrons nos ancêtres. Pfff... ces esclaves et ce bêtes m'ont coûté, ca m'embête de les laisser ! Maudits Nom... euh, Tölächs ! Et votre troupeau de chevaux consomme trop, il faudra aussi en abandonner. Mmmh... d'accord voyons donc de quoi votre chaman aura besoin, et selon, on décidera de ce qui coûtera le moins."

Quant aux esclaves, ils font la gueule quand vous elru demandez de boire. ils renâclent et quand vous leur foutez la tête dans la flotte, ils recrachent ce qu'ils ont. "C'est dégueulasse !" Apparemment, eux non plsu ne peuvent pas en boire.

Arslan 01/06/2014 21:21

Oui !

Ulap 01/06/2014 15:35

[Tu peux le faire public, en ce qui me concerne]

Maître Zit 01/06/2014 12:49

La liste, tu ne la connaîtras qu'après avoir négocié avec l'esprit. Il y aura probablement des sacrifices à faire. Et si le prix demandé est trop important, tu pourais même le contraindre. Awazi réflêchit. Bon, sans eau, il devra se débarasser de bêtes. Il fait la grimace, car il n'est pas bien de ter des êtres vivants innocents, mais de toute facon, il y aura des morts si rien n'est fait. Bon, il donnera jusqu'à 3 bêtes, et espère que vous en ferez autant.
De toutes facons, si l'esprit est un Ezi, tu ne pourras rien faire, sauf coup de chamce formidable.

Pour le reste, tu as ce qu'il te faut :
Ulap se défait de sa tunique pour passer sa robe de chaman. Vous l'avez déjà vue, elle est décorée de petits ossements, de rubans, de plumes, de pattes d'animaux, de bouts de métal dans un apparent désordre. Pour certains motifs, vous n'êtes pas sûr s'il s'agit de taches, de déchirures ou de symboles. Il se couvre d'une coiffe non moins décorée de plumes et de brins de bois. Il empoigne son grand tambour, lui aussi orné de divers symboles et amulettes et, vêtu de toute son autorite de chaman, se dirige vers Peit-Ibex pour lui tenir le discours ci-dessus.

[jet de persusuasion facile]

Le visage de Petit-Ibex se voile d'une inquiétude confinant à la peur : rien n'est plus humiliant que de mourir de maladie. Plutôt les armes à la main sur son cheval ! La voix tremblante, il répond "Je ne suis pas chaman, Ulap, pardonne-moi, et aucun de nous ici ne sait précisément ce qui est arrivé car nous ne parlons pas aux esprits. Mais si ceux-ci sont contre vous, car nul Töläch n'aurait souillé une soruce [c'est tabou]. Nous pensons seulement qu'Aigle-Bleu le chaman a demandé aux esprits de nous aider. Et Aigle-Bleu, il connaît des esprits très puissants ! Je t'ai répondu, Ulap, n'envoie pas d'üör voler mon âme, je ne veux pas que mes ancêtres me méprisent et je veux moi aussi pouvoir participer à leurs chasses quand je les rejoindrai !"

Il ne semble à aucun de vous que Petit-Ibex ne mente. Kenjeke, Arslan et gache-Yuz le pensent même sincère.
"Aigle-Bleu" se dit Ulap. "Avec un nom pompeux comme ca, ca doit être un chaman blanc," ce qui ne devrait pas faciliter son entreprise.
[bon, je le fais en public ou en privé ?]

Ulap 31/05/2014 22:40

Bon, Ulap va devoir s'y coller. Dans un premier temps il fait le point de ce qu'il lui faut pour intervenir sur l'eau: si c'est un sort et/ou si c'est un esprit local (sacrifice, encens...?), et il donne sa liste au chef de la caravane.
Puis, en attendant, il demande a Ayu Kulak et Kenjeke de venir avec lui voir Petit ibez et sa femme. Il prends alors son air le plus sérieux et effrayant:
Soit vous nous crachez le morceau sur ce qui c'est passé ici, soit cela va barder pour vous. Je vais vous flanquer une maladie mortelle, que je ne pourrai vous soigner que si je règle le compte a cet empoisonnement. Vous mourrez alors et je vais m'assurer que cela soit douloureux et que vos âmes ne rejoignent pas vos ancêtres, vous avez compris? je suis sur que vous savez quelque chose, ce n'est pas de petits malins comme vous qui allez mener la barque (ou expression équivalente, la barque devant être une notion assez floue dans la région...)

Maître Zit 29/05/2014 19:04

Le clan de Petit-Ibex nomadisait effectivement au nord des montagnes qui vous séparent de Turfan, au Sud-Est de votre position : il connait bien la région et le chemin vers Kumul. Awazi accepte votre échange, même si la jeune femme, nommée Douce-la-Blanche, est plus vendable que Lune, mais finalement, vous l'avez bien aidé. Il se propose même de vendre vote butin si vous le souhaitez. Vous suivrez donc la caravane jusqu'au point d'eau suivant. Lorsque vous la quitterez, votre souci principal sera le ravitaillent, mais vous savez jeûner pendant plusieurs jours. Peut-être devrez-vous perdre 1 ou 2 jours pour chasser.
Après avoir grignoté un peu de viande séchée et bu une gorgée d’ayrag, vous vous engagez presque immédiatement dans les collines par un sentier souvent étroit et parfois encadré de pentes escarpées qui vous procurent un peu d’ombre l’après-midi, mais de Töläch, à par vos esclaves, pas l'ombre d'un. Vous êtes encore sur le flanc nord des collines, presque des petites montagnes, bien plus sèches que votre Altaï familier.
Finalement, c’est sans encombre que vous atteignez le point d’eau tant attendu et si vital. Vos réserves sont presque épuisées, d’Autant qu’il a fallu donner à boire aux esclaves dont les gosiers n’avaient pas été comptabilisés lors de la préparation de la caravane. Les bêtes n’ont presque rien bu depuis deux jours, mais elles y sont accoutumées. Les chameaux n’en souffrent bien sûr aucunement. En revanche, le grand cheval du guerrier sogdien est particulièrement éprouvé. Le petit oasis que vous atteignez vous paraît être une image d’abondance. Il n’est portant constitué que de cactées et de quelques arbustes en cette saison encore verts. Une vasque a été creusée au pied d’une résurgence pour permettre aux bêtes de boire. Avant même de toucher vous-même à l’eau, vous y amenez vos bêtes, car sans elles, vous avez peu de chances de survie. Mais étrangement, les bêtes ne boivent pas. Elles portent leurs lèvres à l’eau dans la vasque, puis renâclent. Aucune d’entre elles ne fait plus que se mouiller les lèvres, malgré la soif qui les tenaille.

Kenjeke 31/05/2014 08:35

L'attitude étrange des prisonniers n'a pas échappé au sens de l'observation de Kenjeke, sa conclusion est immédiate : il n'y a qu'à faire boire les prisonniers Tölach en premier, si il y a anguille sous roche, nous n'allons pas tarder à le savoir. Elle parie que la tribu vaincue pratique maintenant la politique de la terre brûlée. Elle fait part de ses soupçons et de sa solution à Ayu-Kulak et au chef de la caravane.


Elle ajoute furibarde, mais encore à voix basse à Ayu-Kulak:
"Dis-donc, fiancé, tu me prends pour une danseuse de bazar ? Tu n'as qu'à lui en faire toi du charme, peut-être qu'il apprécierait, qu'en sais-tu ? Et pendant qu'il besognera ton fondement comme un étalon en rut sur une jument lascive, tu auras tout le loisir d'apprécier la qualité de tes idées et d'estimer la valeur du bénéfice obtenu... Mais ne compte pas sur moi pour épouser une demie-femme, comme j'espère bien que tu n'épouserais pas une 'charmeuse de marchand'..."

Ses mots venimeux lâchés, elle s'en va négocier avec le marchand avec toute la fermeté que lui permet son statut social et son jeune savoir-faire de femme nomade.

Jebe-Tsenkher 30/05/2014 23:09

Ne disposant d'aucune compétence surnaturelle je me concentre sur l'observation et l'écoute de ce qui nous environne... et de nos captifs.

Maître Zit 30/05/2014 22:46

[jusque là, j'ai joué les incantations et la transe en privé par email avec Paul afin de garder le mystère pour vous, non chamans. Cependant, si en tant que joueurs vous souhaitez voir comment fonctionne la transe et le voyage chamanique, je le ferai sur le blog. Et si une partie d'entre veut conserver le mystère, je le ferai par email avec en copie ceux qui le souhaitent. Dites-moi ce que vous préférez]

Ayu-Kulak 30/05/2014 16:51

"Que tous ceux qui ne sont pas shamans ou préposés à la garde des esclaves ayent monter la garde et surveillent les environs. Attendons les conséquences de l'action de Ulap"

Maître Zit 30/05/2014 10:50

Petit-Ibex ne réagit pas à la remarque d'Ulap. Les Tölächs murmurent. Il semble à certains d'entre vous qu'ils n'ont pas l'air inquiets. Jebe-Tsenkher estime même qu'ils reprennent une assurance qu'ils tentent vainement de vous cacher. Pour des gens menacés de mourir de soif, c'est étrange.

Ayu-Kulak 30/05/2014 10:26

On va cèder notre butin à Awazi, pour ne pas s'encombrer. "Qui parmi nous qui est bon marchandeur? On va vraiment avoir besoin de sous pour notre équipée solitaire... Kenjeke peut-être qui peut user de ses charmes pour que le marchand pense à autre chose?" (proposition à moitié sérieuse).
A Ulap: "dis-nous de quoi tu as besoin. Ou dis-le au marchand, qui devrait être prêt à donner n'importe quoi pour qu'on puisse boire"

Ulap 30/05/2014 07:21

Ulap va sentir l'eau, la goûte,,, Il grommelle un coup, tourne autour de la vasque, chantonne, marmonne, se trémousse, hoquette, bref, vous le connaissez un peu maintenant, il en rajoute certainement,kenjeke en est d'ailleurs sure grâce a un discret clin d’œil...
Quad il sort de son "analyse", il regarde Ayu Kulak et lui dit: "ce ne sera pas facile, il y a un chaman qui a été a l'oeuvre ici, mais je dois pouvoir le contrer. Si c'est l'esprit de la source qui est contre nous, cela dit pouvoir se faire. Si c'est L'izi, l'esprit gardien de la région qui nous en veut, alors j’espère que vous êtes tous en paix avec vous même..."
Il regarde ensuite Petit-Ibex: "vous n'avez donc pas d'honneur, dans la région, pour souiller les puits ainsi? je croyais que c'était sacré...".

Kenjeke 29/05/2014 22:57

"Ulap?" Demande Kenjeke craintivement en observant les environs à la recherche d'un signe anormal...

Maître Zit 27/05/2014 21:11

Voici donc des jets "coopératifs" de persuasion. Ulap, en bon chaman, a un bon score pas mauvais en persuasion.
Petit Ibex et son épouse vous écoutent, l'air assez renfrognés. Les menaces d'Ayu-Kulak et les sourires de Kenjeke n'ont pas l'air de les convaincre beaucoup [après la série des bons jets lors du combat, la série des jets pourris lors de la partie plus "sociale"]
Ulap fronce les sourcils et les avertit des rétorsions des esprits s’ils les trompent.
Les Tölächs ont l'air inquiétés par une telle perspective et baissent la tête en signe de soumission, sans toutefois desserrer la mâchoire.

Jebe-Tsenkher 30/05/2014 23:00

"Ayu-Kulak parle et j'obéis mais je suis un homme libreé

Kenjeke 29/05/2014 10:23

"Tu es un grand chef de guerre Ayu-Kulak! Tu es aussi rusé et vaillant qu'un loup. Nous te suivons..." Dit Kenjeke avec un sourire enjoleur.

Ulap 28/05/2014 20:35

Je m'en fout un peu tant que kenjeke est d'accord et que cela me semble être dans l’intérêt de son frère, qui est le même (intérêt) que le tien...

Arslan 28/05/2014 19:00

Tu fais ce que tu veux ; tant que les dieux et les esprits nous sont favorables, ça me va. Si ça ne m'allait pas, je serais déjà parti.

Ayu-Kulak 28/05/2014 15:24

"En attendant, j'ai promis de vous expliquer pourquoi j'avais réagi comme je l'ai fait avec les Tölachs. Par exemple vous pourriez être en train de vous demander encore pourquoi j'ai préféré pactiser avec eux et les trahir, plutôt que d'envoyer leur offre aux huors [au diable], ou d'attaquer la caravane avec eux. Au vu de ce qui s'est passé avec les Tölachs, est-ce qu'il y a des questions ou des remarques sur mes choix? Un bon chef (...de famille) écoute ses conseillers."

Ayu-Kulak 28/05/2014 15:19

"Très bien, laissons-les méditer". (entre nous) "nous allons rester encore autant de journées que nous le pouvons avec la caravane, au moins le temps d'arriver au point d'eau, et jusqu'à la bifurcation où nous devrons choisir, soit Turfan, soit les montagnes. Pendant ce temps, je demanderai à Awazi s'il est d'accord pour l'échange Lune/Mme Petit Ibex. Si oui, je lui demanderai de garder ça pour lui, et de maltraiter le couple Ibex - ils n'en seront que plus ravis de venir avec nous, ouah ah ah! ;)"

Maître Zit 19/05/2014 21:34

Awazi prend votre récit pour argent comptant, ou en tout cas le fait paraître. Il vous fait part de sa satisfaction de vous avoir en renfort. Depuis qu'ils ont perdu la guerre, les Tölächs sont imprévisibles et de nombreuses bandes de desperados errent dans la steppe.
La caravane comptait faire halte cette nuit au point d’eau, avant d’entamer a traversée de la plaine aride, sans source durant presque 3 jours. Les bêtes pourront boire l’eau saumâtre pendant la soirée et la nuit. On repartira assez tôt afin de profiter de la fraîcheur de l’aube. Ensuite, comme vous l’avez déjà constaté, vos gorges sèches boiront surtout de la poussière, de l’ayrag qui fait tourner la tête et de l’eau pisseuse. Mais vous ne vous en souciez guère, vous êtes de Nomades et vos bêtes peuvent tenir trois jours sans boire.
Le soir, les esclaves sont entravés car on redoute une nouvelle attaque. Une esclave demande à soigner Petit-Ibex : c’est une de ses épouses. On mange des laitages, du fromage dur, de la peau de lait séchée, de la bouillie d’orge agrémentée d’aulx sauvages. La garde sera renforcée durant tout le trajet. La nuit se passe sans incident notable. Enfin, à l’aube, c’est le départ. Et au rythme tranquille du pas chaloupé des chameaux laineux, vous repartez, vous-même en avant en éclaireurs comme au début du voyage. Le soir, Geche-Yüz apprend à Kenjeke le maniement du sabre.

Apparemment, les Tölächs ont eu leur compte, car vous n’en voyez pas la trace durant toute la journée, ni le jour suivant lorsque vous vous engagez dans la plaine, véritable enclume où tape le marteau du soleil. Vous y passerez une nuit froide avant de rejoindre les collines où vous comptez trouver de l’eau. Elles vous cachent les montagnes encore bleues derrière lesquelles se trouve votre but : l’oasis de Turfan. Mais avant d’y parvenir, il faudra encore passer le désert de sable dans sa partie heureusement la plus étroite. Il vous reste une doutaine de jours avant la pause.

[si vous avez encore des choses à régler, allez-y]

Kenjeke 24/05/2014 14:21

"Tu as de bonnes idées, Noble ayu-Kulak, échangeons cette traitresse de Lune contre l'épouse de Petit-Ibex, comme cela nous avons un otage pour tenir l'autre et nous pouvons leur promettre de les libérer s'ils nous guident bien...

Ayu-Kulak 24/05/2014 14:06

Je propose à Kenjeke et Ulap d'interroger ensemble Petit Ibex. Ulap lui affirmera qu'il détecte magiquement les mensonges. Je ferai le nomade menaçant, Kenjeke fera la femme touchée par la détresse du couple. (on pourrait même envisager d'échanger Lune contre la femme de Petit-Ibex, non?) Questions envisageables:
- Quelle zone connaissez-vous?
- connaissez-vous les montagnes à l'Est? Ne mentez pas, sinon vous serez punis au-delà de l'imaginable...
- nous guiderez-vous à travers les montagnes vers Kumul?

Maître Zit 22/05/2014 16:33

Ayu-Kulak a pris une corde de crin et fait 56 nœuds. Il en défait un chaque jour. [Il va falloir que je fasse pareil].

Les villes ne sont pas que des détours, ce sont en général des points de passage obligés si on ne veut pas mourir de soif/fatigue/etc. Mais ceci est surtout valable pour une caravane: des Nomades comme vous sont plus libres bien entendu. Par ailleurs, les chemins praticables ne sont pas forcément rectilignes.
Après le désert de sable, vous atteindrez des montagnes dans quelques jours, qu’il vous faudra contourner à l’Ouest pour arriver à Turfan. D’après les souvenirs d’Arslan et vos discussions avec les gens de la caravane :
- Le plus sûr : vous laissez alors la caravane et tracez par al voie caravanière habituelle, vous pourriez être à Kumul en une quinzaine de jours,
- Pour raccourcir encore le chemin, vous coupez vers Turfan par les montagnes. Vous gagneriez encore 2-3 jours de plus. Habitant vous-même l'Altai, vous savez comme il est dangereux de partir à l'aveuglette dans des montagnes.
- Le pari serait de partir avant même le désert de sable vers l’Est-Sud-Est et traverser ces montagnes bien plus à l'Est, peu avant Kumul. Vous y seriez en peut-être une semaine.

Tout ca avec des chevaux fourbus. En cas de poursuite, vous serez évidemment désavantagés.

Dans les deux derniers cas, vous serez dépendants de vos guides, alors que si vous suivez la route régulière, vous y arriverez d’une manière ou d’une autre. Mais vous avez des compétences pour tenter de percer les intentions des guides durant le trajet.

La caravane pourrait mettre jusqu'à une lune jusqu'à Kumul. Plus si elle s'arrêtre longtemps à Turfan, bien qu'Awazi vous ait indiqué qu'il ne comptait pas y faire de vieux os.

Ayu-Kulak 22/05/2014 08:03

Détail important, il me semble que le passage du désert de sable longe l’ulus des Töläch... donc nous ferions mieux de ne pas quitter la caravane. Nous refaisons les calculs sur "le moment où quitter la caravane pour gagner des jours" vs "les risques encourus" vs "nombre de jours qu'on a pour trouver le tug".

Je reposte ci-dessous mon calcul d'il y a 3 mois, mais je voudrais que Maître Zit nous fasse une synthèse qui nous permette de décider de la conduite à tenir :)

"- le kurultaï est dans 3-4 lunes. Mettons 3."
"- le tug est quelque part à l'est d'Anxi". "le champs de bataille est peut-être loin à l'est d'Anxi. En fait on en sait rien..."
- y a la quête à faire sur place. C'est ancien, cette bataille...
- Anxi n'est pas la capitale des Wei de l'Ouest, il faut encore se taper la mission diplomatique, donc rentrer loin dans ce royaume donc un détour.
- avec le marchand c'est minimum 2 lunes pour arriver à Anxi. (+ le temps que lui fasse ses affaires)
- mettons 1 lune pour rentrer à bride abattue.
- reste 0 lunes pour la mission diplo et la quête...
- donc on *doit* quitter cette caravane. Rien que l'idée de mettre 28 jours au lieu de 10 pour aller dans une ville où on ne veut en fait pas aller parce que c'est un détour, me met sur les nerfs.
Il y a deux trajets possibles :
- foncer à Turfan sans le marchand, puis Kumul puis le Gobi. Au moins 10 jours de gagnés + le temps qu'on ne passe pas à négocier des soieries.] et je voudrais que à chaque jour qui passe, Maître Zit nous fasse le décompte des jours qui restent. Rien ne serait plus bête que de revenir avec le tug... pour le mettre au service du nouveau bek, Tchoyun! >:)

Ulap 21/05/2014 13:59

Dans la meme veine, Ulap soigne Petit Ibex. Les combats sont termines, rien de personnel, et nous allons avoir besoin de lui pour nous guider...

Kenjeke 20/05/2014 10:56

Sans mettre directement les mains à la tâche, Kenjeke aide l'épouse de Petit-Ibex afin qu'elle puisse le soigner (par exemple en lui faisant fournir les bandages et les remèdes) et elle s'arrange aussi habilement qu'elle le peut pour que Petit-Ibex le sache. Ses intentions sont à la fois pratiques et démagogiques car elle a toujours en tête d'obtenir les bonnes grâces de Petit-Ibex en le retournant à son service comme guide.

Paul 18/05/2014 06:53

[Accès internet non garanti pour moi jusqu'à samedi prochain.]

Maître Zit 12/05/2014 14:24

... d'autant que le fait de transporter les cadavres a rouvert le blessure de Petit-Ibex dont le poitrail est couvert de sang noir. Il est assez mal en point.

Kenjeke 16/05/2014 08:18

[Rien n'empêche d'avoir un sage qui aime et sait apprendre aux jeunes, mais ce serait des exceptions c'est sûr]

Maître Zit 16/05/2014 08:04

[Intéressant, je vais y jeter un oeil. Mais j'essaie de rester le plus possible dans le cadre du BRP qui propose "Teach". Mais il n'y a pas vaiment d'"école" ou de "maître" chez les Nomades. À part peut-être chez les chamans où les jeunes chamans sont pris en charge par des mentors.]

Kenjeke 15/05/2014 21:59

[Dans RQ6, il y a un talent "pédagogie" qui améliore les résultats de l'apprentissage en cas de réussite]

Maître Zit 15/05/2014 17:57

[voilà une bonne occasion pour moi de tester mes régles à moi d'entraînement, fondé en fait essentiellement sur l'expérience. En bref, tu passes des heures avec un "maître" et tu gagnes un jet d'expérience -le nombre d'heures/semaine dépend de ton activité et de ton niveau. Tout ca pour simuler l'absence d'école dans les steppes et l'apprentissage sur le tas. J'hésite juste à faire faire un jet de compétence au maître pour être sûr qu'il a bien transmis son savoir, je ne sais pas encore trop, ca pourrait compliquer inutilement]

Kenjeke 15/05/2014 09:48

"Ah ah ah! je te reconnais bien là, Ayu-Kulak..!" semble s'ésclaffer Kenjeke sans plus de commentaire, puis se saisissant de son sabre nouvellement acquis, elle appelle. "Geche-Yuz ! En attendant que la caravane n'arrive, montre-moi donc comment on peut tenir cette arme sans se blesser, voire pour convaincre un adversaire qu'on sait s'en servir !"

Ayu-Kulak 14/05/2014 23:32

"On leur donne un coup de main en leur débarrassant de leurs lourdes armes et selles, ah ah ah!". De plus elles nous servent de preuves de nos dires - en plus de la tête des autres esclaves - vis-à-vis de Awazi, à qui je sers la semi-vérité prévue. Et je rajoute que 2 Tölachs sont peut-être allés chercher du renfort, alors on unis nos forces.
Je propose que l'on re-reste avec Awazi, le temps de quitter les terres des Tölachs.

Kenjeke 14/05/2014 14:23

"Je ne verserais pas une larme sur ces imbéciles qui voulaient nous forcer à combattre pour eux nos alliés, sans contrepartie sauf des insultes..." précise Kenjeke avec orgueil. "Non je parlais de leur donner un coup de main avant qu'ils ne commencent la cérémonie, comme transporter les corps, empiler les pierres, ensuite qu'ils se débrouillent... On gagnerait quand même du temps et on épargnerait Petit-Ibex. Nous n'avons pas besoin d'un guide mort de fatigue).

Arslan 13/05/2014 21:55

S'il y a une armure à récupérer, je récupère.

Maître Zit 13/05/2014 18:17

Un peu de retenue me semble effectivement de bon aloi.

Ayu-Kulak 13/05/2014 15:17

Je réfléchis et [jet de coutumes si nécessaire] je me demande si la coutume des enterrements accepterait que les meurtriers de ces gens (car c'est ce que nous sommes) participent à leurs funérailles. (à Kenjeke) "je comprends l'intérêt d'intégrer les prisonniers et ton prêche était remarquable. Mais on risque de les rendre encore plus furieux en versant des larmes sur eux?"

En ce qui concerne armes, armures et selles, je rappelle que nous n'avons pas un rond. Tout ce qui a de la valeur on l'embarque.